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Président
National de l’Union Socialiste Congolaise (USC en sigle),
M. Christian Badibangi ne garde pas sa langue en poche face
au développement de l’actualité politique, socio-économique…
de son pays, la République Démocratique du Congo. Il
voudrait bien voir son pays parvenir au stade de développement
et des Etats où le droit et les libertés, sous toutes
leurs formes, sont respectés par tous, gouvernants et
gouvernés. Christian Badibangi l’a dit à La Prospérité
qui a bien voulu en savoir plus de lui sur quelques
questions brûlantes d’actualité notamment, sur les
implications de la promulgation de la loi portant
fonctionnement et organisation de la CENI (Commission
Electorale Nationale Indépendante ), le programme unique de
l’Opposition, l’éjection du Vice-Gouverneur de la ville
de Kinshasa et les défis après l’atteinte du Point
d’Achèvement. D’emblée, le Président National de l’USC
a commencé son mot par la santé de son parti. En tant que
parti de l’Opposition radicale depuis 21 ans, l’USC se
comporte bien, a dit Badibangi qui croit, du reste à la
fibre combattante. Et de préciser que tant que l’Etat de
droit et la démocratie véritable n’ont pas encore pris
corps, son parti reste accroché à la position que
d’aucuns considèrent de statique, au lieu qu’elle soit
dynamique. Monsengwo à la tête de la CENI La mutation de
la Commission Electorale Indépendante (CEI) en Commission
Electorale Nationale Indépendante (CENI) fait jaser non
seulement toute la classe politique congolaise, mais aussi
l’opinion nationale ; encore que le Chef de l’Etat,
Joseph Kabila, venait de promulguer, fin juillet dernier, la
loi portant organisation et fonctionnement de la CENI.
Evoquant cette question, le Président National de l’USC,
Christian Badibangi, a salué le refus de la participation
d’une société civile non autonome à la constitution du
Bureau de la CENI. Il a appuyé son argumentaire par le fait
que celle-ci a démontré, depuis la Conférence Nationale
Souveraine (CNS) que celle qui n’est pas autonome est inféodée.
Cet homme qui s’impose en analyste averti des faits
socio-politiques de son pays, prévient le Pouvoir en place
du retard pris dans la mise en place effective de cette
institution et conseille pour que soit organisée, dans un
bref délai, une session Extraordinaire du Parlement pour
traiter des matières prioritaires ayant trait à
l’organisation des élections. Quant à la question de
savoir qui prendrait la tête de cette institution,
Badibangi a souligné, sans atermoiement, que la Majorité
ferait dignité à la classe politique congolaise en désignant
Monseigneur Mosengwo Pasinya à la place de l’Abbé
Apollinaire Malumalu. Si par contre, la Majorité maintient
la statu quo, les injustices de la CEI vont continuer. Le
doute s’installerait partout et le risque des élections
non apaisées va s’installer puisqu’il est évident que
la Cour Suprême de Justice (CSJ) serait submergée des
dossiers comme en 2006 avec des contentieux dans
l’ensemble des circonscriptions électorales. « Il
n’est pas le bien venu à la fête », a-t-il martelé.
L’unanimisme de l’opposition, gage d’une alternance au
pouvoir Aucun parti politique, même le PPRD ne peut prétendre,
seul, gagner les élections, a indiqué Badibangi. Et de
dire, qu’au sein de l’Opposition multidirectionnelle et
plurielle, la seule voie pour parvenir à l’alternance au
pouvoir est l’unanimisme. « Il faut une Opposition unie
pour faire un front commun. Sans soutien des autres le résultat
est clair », a-t-il fait savoir. S’agissant de la déclaration
que l’on attribue à l’UDPS, le président national de
l’USC croit savoir que cette formation politique ne peut
refuser l’alternance. Il est vrai, a-t-il souligné, que
l’UDPS avait refusé la réunion de Ngiri-Ngiri, non pas
l’unanimisme de l’Opposition. Bafiba, faible maillon des
autorités provinciales de Kinshasa L’éjection du
Vice-Gouverneur de la Ville de Kinshasa, M Bafiba, a fait
l’objet d’une autre analyse de la part de Christian
Badibangi. Ce leader politique de l’USC est parti d’un
constat selon lequel M. Bafiba n’était qu’un maillon
faible des autorités provinciales de la Ville de Kinshasa.
« Il paie le prix à la place de Kimbuta, patron de l’Exécutif
qui se comporte en nénuphar », a-t-il soutenant, en
ajoutant que l’autre, le moins adapté a été livré en pâture
pour répondre de bévue financière gérée par sa
structure dont il est l’adjoint. Que comprendre ;
s’est-il interrogé. Par ailleurs, il a invité le Parti
Lumumbiste Unifié (PALU) à tirer toutes les conséquences
directes et indirectes de cette éviction qui vient de la
plate forme AMP-PALU-UDEMO. « Politiquement, la sentence
est tombée en dépit des protestations de l’intéressé
», a conclu Badibangi sur ce dossier. Quant aux défis à
relever par la RDC après l’atteinte du Point d’Achèvement
de l’Initiative Pays Pauvres Très Endettés (I-PPTE), le
Président national de l’USC tentent de les énumérer
pour que personne n’en ignore. Il s’agit, a-t-il indiqué
du respect des biens communs ; de prioriser les principaux
objectifs ; d’assurer la sécurité des personnes et de
leurs biens ; de respecter les règles démocratiques et
tenir compte de la volonté républicaine sur une question
donnée qui intéresse la République. Badibangi appelle sa
base à l’intérieur d’accueillir le SG de l’USC,
Christophe Mutwadile Le Secrétaire Général de l’Union
Socialise Congolaise (USC), M. Christophe Mutwadile va
effectuer, incessamment, une tournée dans les coins et
recoins de la République Démocratique du Congo. Objectif,
a déclaré Christian Badibangi, prendre la température et
palper du doigt les réalités du parti. Ce sera aussi pour
consoler les membres à la base afin de les appeler aux
veillées d’armes électorales. Ce faisant, le Président
National de l’USC invite-t-il tous les membres à la base
de réserver un accueil digne de ce nom au Secrétaire Général
du Parti, M. Christophe Mutwadile.
Ghislain Lubula
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