COMMUNIQUE
DE PRESSE DE L'UREC
2010/8/26
BRUNO KASONGA <bkasonga@yahoo.fr>
L’Union pour la Reconstruction
du Congo, UREC en sigle, informe le peuple
congolais, les organisations de la défense
des Droits de l’Homme en République Démocratique
du Congo, les chancelleries installées
à Kinshasa et tous les amis du peuple
congolais que Madame Marie-José
Kimpiobi, ancienne Secrétaire Générale de
l’UREC et actuellement Directrice chargée
des actions sociales et des ONG auprès du
Cabinet du Président National de l’UREC, Dr
Oscar KASHALA Lukumuena, a reçu le dimanche
22 août à 17h00, un appel téléphonique
de la part d’une personne de sexe masculin
lui demandant de communiquer son adresse afin
que l’intéressé puisse venir lui déposer
une enveloppe contenant de l’argent liquide
qui venait de la part de sa copine résidant
dans la commune de Kintambo.
Madame
Kimpiobi a rétorqué ne pas disposer des
copines à Kintambo. Mais sur insistance de
l’homme, il lui a communiqué une adresse
d’une boutique à Bandalungwa-Maduda afin
que la rencontre ait lieu à cet endroit.
Bien avant son arrivée, elle a reçu un coup
de fil lui prévenant que deux individus aux
allures bizarres rodaient devant la boutique
et qu’il valait mieux qu’elle ne se présentât
pas ! Les deux hommes se sont résolus
après une longue attente infructueuse de téléphoner
une seconde fois à Madame Kimpiobi pour
l’informer qu’ils ont pris soin de déposer
l’enveloppe auprès de la personne qu’ils
ont trouvé sur place. Cette enveloppe
lui a été finalement remise le même soir.
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| Flash
Congonet Radio |
| Un
soulevement populaire se prepare a Kinshasa |
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| Et certains
groupes dans les forces armees se montrent
patriotiques: de
jeunes officiers ne cachent pas leur degout face a
la tricherie annoncee par Malu-Malu. Ils se disent
prets cette fois a vaincre ou a mourir pour la
patrie.
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Aussitôt
ouverte, il a été constaté que le contenu
de l’enveloppe est une convocation émanant
de la Présidence de la République, État-major
de la Garde Républicaine, Service T2.
Ladite convocation enjoint Madame Kimpiobi de
se présenter le lundi 23 août 2010 à 9h30
au Bureau de l’Etat-major T2 de la Garde Républicaine,
sis à la deuxième cité du Camp
Lieutenant-colonel Tshiatshi dans la Commune
de Ngaliema, avec mention « le motif lui
sera communiqué sur place ».
Cette convocation datée du 20/08/2010 est
signée par le Major KASONGO KUMWIMBA Désiré,
chef T2 a.i. de la Garde Républicaine.
Compte
tenu de la réputation publique du service
convocateur, Madame Kimpiobi a cherché à
prendre des renseignements pour savoir s’il
fallait répondre positivement ou pas à cette
convocation. Il lui a été conseillé
de se faire représenter. Il a demandé
à un proche, Colonel de son état pour aller
s’enquérir de ce qu’il en était. Ce
dernier a été interrogé toute la journée
du lundi 23/08/2010, sur les activités
politiques de Madame Marie-José Kimpiobi.
Selon le Colonel, il serait reproché à
Madame Kimpiobi ou soupçonné de mener des
activités qui porteraient atteinte à la sécurité
de l’Etat par le recrutement des mercenaires
qui sont entrainés au Congo par le Dr
Kashala a et qui ont déjà infiltré tout le
pays. Elle est aussi accusée d’être chef
d’un réseau de déstabilisation du pouvoir
en place pour le compte du Dr Kashala. Par
conséquent, si elle s’était
personnellement présentée, il était prévu
qu’elle soit directement gardée au cachot
pendant 15 jours et au seizième jour,
elle pouvait passer à l'interrogatoire.
Depuis
cette date, des personnes assimilables
aux militaires, mais en tenue civile, passent
régulièrement à son domicile pour s’enquérir
de sa présence. Madame Kimpiobi a décidé de
quitter son domicile pour échapper à ses
poursuivants qui ne cachent plus leurs
menaces. Visiblement, il apparait que
Madame Kimpiobi est pourchassée pour avoir,
en sa qualité de Directrice au Cabinet du Président
National de l’UREC, Dr Oscar Kashala, en
charge des activités sociales et des
Organisations non gouvernementales, tenu une réunion
avec les responsables des associations non
gouvernementales féminines en date du lundi
17/08/2010.
La
Direction du parti considère que cette
situation est très grave et inacceptable pour
un gouvernement qui se proclame démocratique,
surtout au lendemain de la publication du
calendrier électoral sensé ouvrir la voie
aux élections générales l’année
prochaine. Elle préfigure dans
quel climat politique la prochaine campagne électorale
va se dérouler de la part de ceux qui
ont eu comme mandat d’instaurer la démocratie
au Congo.
L’UREC
qui se rappelle de l’expérience malheureuse
des arrestations, des intimidations, des
accusations mensongères de faux complots des
mercenaires, des menaces et des abus du
pouvoir subis lors de la campagne de 2006, dénonce
de la manière la plus vigoureuse ces méthodes
dignes d’un régime militariste qui a échoué
dans sa gestion de la République et se croit
autorisé à mettre en danger la vie des
citoyens en vue de garder irrégulièrement le
pouvoir.
L’UREC
condamne avec force la convocation de la
Directrice au Cabinet du Dr Oscar Kashala par
la Garde Républicaine sous les ordres du Président
de la République, pour avoir tenu une réunion
avec d’autres femmes, pendant que son propre
parti tient des réunions publiques sans avoir
sollicité aucune autorisation.
L’UREC
rappelle au Président de la République que
le rôle de sa « Garde » dite
« Républicaine » est de
s’occuper de sa garde et non de convoquer
les dirigeants des partis politiques pour les
menacer, les intimider ou les entendre sur la
nature de leurs activités politiques.
L’UREC
dénonce plusieurs tentatives de déstabilisation
enregistrés ces dernières semaines contre le
parti, ses cadres de direction et son Président
National de la part des forces obscures toutes
proches du pouvoir devenu de plus en plus
impopulaire et qui s’en vantent
publiquement. Il s’agit entre autre
d’une tentative de division du parti, du débauchage
de ses cadres, du chantage exercé contre
certains d’entre eux, et des menaces de mort
contre ses dirigeants, de manière à nous décourager.
Il n’en est pas question et nous ne céderons
pas d’un seul centimètre !
L’UREC
attire l’attention de la Monusco sur cet
incident précis et sur toutes les autres dénonciations
contenues dans ce communiqué afin qu’elle
prenne toutes les dispositions utiles et nécessaires
pour assurer la sécurité des candidats
aux élections présidentielles afin de prévenir
le pire, étant donné que cela s’annonce déjà
très mal de la part des détenteurs du
pouvoir en place.
L’UREC
demande expressément à la MONUSCO de porter
secours à Madame Marie-José Kimpiobi afin
qu’elle puisse recouvrer sa liberté de
mouvement et son train normal de vie étant
donné que des individus passent à son
domicile chaque matin à l’aube et tard dans
la soirée pour s’assurer de sa présente
afin de l’arrêter. Dès lors, nous
considérons que la Présidence de la République
endossera toute la responsabilité au cas où
un malheur surviendrait à notre cadre du
parti.
L’UREC
affirme que c’est la peur panique qui
s’est emparée des gestionnaires du pays et
dont le bilan est médiocre qui les pousse à
mijoter des cabales et des complots
imaginaires en vue d’éliminer tous les
candidats en vue lors des prochaines échéances
électorales. Il leur rappelle que l’UREC
n’est pas un ancien mouvement rebelle, ni
une ancienne milice armée. C’est juste un
mouvement des citoyens qui se soucient de l’état
du pays et de la manière dont il est géré
et qui souhaitent faire mieux.
L’UREC
invite le peuple congolais, tous les partis
politiques d’opposition, les organisations
de défense des Droits de l’Homme et
tous les amis du peuple congolais d’ouvrir
les yeux face à des dérives qui
s’annoncent et qui n’honorent pas le
gouvernement, ni le pays.
L’UREC
déplore l’usage abusif des forces de
l’ordre, rémunérés sur fonds publics,
fruit du travail de ses concitoyens, utilisée
par les autorités déclarées élus de ce même
peuple, et s’acharnent à s’attaquer
sans raison à tous ceux qu’ils redoutent
comme adversaires politiques. Cette
attitude démontre que les autorités
n’ont appris aucune leçon de suite du
meurtre et du martyr du Directeur Exécutif
de l’ONG Voix des Sans Voix, M. Floribert
Bayizire Chebeya et de son chauffeur Fidèle
Bazana, dont l’enquête n’a pu aller aussi
loin que le public l’espère.
L’UREC
prend à témoin toutes les chancelleries,
organisations nationales et internationales de
la défense des Droits humains et tous les
partenaires de la République Démocratique du
Congo qui souhaitent voir ce pays consolider
sa démocratie et la stabilité au centre de
l’Afrique, de se pencher très sérieusement
sur ces actes qui préfigurent la nature de la
prochaine campagne électorale.
Fait
à Kinshasa, le 25 août 2010.
Union
pour la Reconstruction du Congo en sigle UREC.
Le
Président National
Dr
Oscar KASHALA LUKUMUENA