
PPRD-Scandale Le
Député
Kabiliste Francis Kalombo nie
tout de l'affaire de tentative d'escroquerie et de traffic
d'influence. Notre confrere Roberto Ramazani de la radio RAKI
a tenu a interroger le député suspect. Des escrocs sont au
pouvoir en RDC. Ecoutez attentivement et tirez vos
conclusions.
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Lfhonorable Francis Kalombo à Raki, a confirmé que, Roger Lumbala et la commission Lumbala, chargé de faire lfenquête sur la séquestration des députés, était corrompue par le libanais Zeidam Salah, pour le couvrir.
Il y a pas mal dfantécédent entre Roger Lumbala et moi, sur une affaire de parcelle dans la commune de Bandalugwa. Il a chassé toute une famille, il a fait de faux dans une maison au niveau de la commune de Bandalungba, ou il y a toute une famille qui est en train de croupir dehors a cause de Roger
Lumbalac
Ce nfest pas la politique qui a fait que Francis Kalombo puisse roule en Mercedes, voyagé en first class, ou avoir une maison. Rappelez-vous que, il y a 5 ans Francis Kalombo était déjà propriétaire. Roger Lumbala est jaloux de moi. A-t-il ajouté.
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Lfhonorable
Francis Kalombo, Roger Lumbala et la
commission Lumbala, chargé de
faire lfenquête sur la séquestration
des députés, était
corrompue par le libanais Zeidam Salah,
pour le couvrir. Il y a pas mal
dfantécédent entre
Roger Lumbala et moi, sur une affaire
de parcelle dans la commune de
Bandalugwa. Il a chassé toute
une famille, il a fait de faux dans
une maison au niveau de la commune de
Bandalungba, ou il y a toute ...
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Propos recueillis par Don Roberto Alamazani
Published By KongoTimes.info
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Congo-Kinshasa:
Liquidation collective de l'autorité de
l'Etat
Le
Phare (Kinshasa)
BILLET,
25 Juin 2008, Publié
sur le web le 25 Juin 2008, Jean N'saka Wa
N'saka
« Des escrocs au
pouvoir ! » titrait Le Phare sur cinq
colonnes à la Une de son édition n3349
du lundi 16 juin 2008.
Sun, 06 Jul 2008 13:36:00
Qu'un journal aussi réputé
sérieux que ce quotidien de l'avenue Colonel
Lukusa, dont le leadership rédactionnel est
à cheval sur les principes de la bienséance
et de la morale, bannit l'usage du style banal et
vulgaire jugé incompatible avec sa ligne
éditoriale, puisse arborer cette manchette
crue, c'est que les turpitudes à tous les
échelons sont poussées à un
stade tel qu'elles apparaissent désormais
comme des indices annonciateurs de la liquidation
collective de l'autorité de l'Etat et de la
puissance publique.
Ce
n'est pas par le plus grand des hasards. Le journal
tire argument du scandale de la « séquestration
des députés par un homme d'affaires
libanais », nommément Gérard
Mulumba de l'Assemblée provinciale de
Kinshasa et Francis Kalombo de l'Assemblée
nationale. Ce n'est pas un cas isolé, unique,
rare, exceptionnel que Le Phare aurait pu négliger.
L'Assemblée nationale dont la majorité
est d'obédience PPRD auquel appartiennent
Francis Kalombo et Gérard Mulumba, en a
été émue. La
Commission mise sur pied pour enquêter sur
cette affaire par l'Assemblée nationale,
recommande de déférer Francis Kalombo
et Gérard Mulumba à la justice. Le
PPRD leur parti, a décidé de les déférer
à la Commission de discipline.
Comme dans une pièce
vaudevillesque, les personnages ont joué
leurs rôles parfaitement de façon
convergente. Francis Kalombo et Gérard
Mulumba sont présentés comme des
brebis galeuses uniques de la société,
désignés à la vindicte publique
! Sont-ils moralement irréprochable ceux qui,
profitant de cette occasion, s'érigent en
petits saints et leur jettent des pierres ? Et
pourtant, Francis Kalombo, Gérard Mulumba et
même Roger Nsingi, ne sont que des parties
émergées d'un iceberg. Ils constituent
un échantillonnage expressif d'une société
pourrie jusqu'à l'os. Ils ont eu le malheur
d'avoir affaire à une cible familière
des plus puissants qu'eux dans les sphères
officielles, d'où l'aventure s'est compliquée
et a tourné à leur désavantage.
C'est ce que Le Phare a compris et décrit
sous le titre « Des escrocs au pouvoir !
» Cet article esquisse l'image globale peu
flatteuse de la société, vue selon les
détenteurs des parcelles de pouvoir. Les opérations
de racket et de rançonnement sont des
pratiques courantes, élevées à
la hauteur des activités normales. Ministres,
sénateurs, députés, conseillers
à la Présidence ou à la
Primature, magistrats, officiers généraux
et supérieurs de l'Armée et de la
Police, mandataires publics, agents des services
secrets, gouverneurs de province, ministres et députés
provinciaux, sont tous insensibles à leurs
turpitudes et s'acharnent à liquider
l'autorité de l'Etat et la puissance publique
par des actes indélicats de trafic
d'influence, d'abus de pouvoir, et de corruption.
La qualité officielle
ou toute parcelle de pouvoir est monnayée et
devient pratiquement un fonds de commerce. Le sens
de la dignité et de l'honneur est rarement
perceptible dans les sphères officielles
quelles qu'elles soient. La séquestration des
députés par un homme d'affaires
libanais n'est que la conséquence de
l'avilissement de l'Etat d'une manière générale
par les détenteurs des parcelles de pouvoir.
L'adjudication de marchés
publics, les transactions douanières, les
taxes administratives et redevances dues à
l'Etat, la négociation et la signature des
contrats miniers, les arrêts et actes
judiciaires, les dossiers des services secrets, les
nominations et promotions dans les entreprises
publiques, etc se font moyennant corruption et
marchandage. De qui des hommes d'affaires asiatiques
résidant à Kinshasa obtiennent qu'ils
aient des agents de l'ordre comme gardes du corps et
gardiens de leurs magasins et résidences ? De
qui obtiennent-ils des numéros de téléphones
secrets de certaines autorités haut placées
qu'ils alertent en cas d'ennuis et qui n'hésitent
pas à intervenir en leur faveur ? Ni de
Francis Kalombo ni de Gérard Mulumba, petites
parties émergées de l'iceberg d'un
Etat naufragé, soldé et liquidé
avec tous ses rouages, mais des détenteurs de
pouvoir attitrés.
Un système de
valeurs anachroniques
Le rapport de la Commission
chargée d'enquêter sur cette affaire et
son examen à l'Assemblée nationale ne
paraissait pas rigoureux et équitables. On
s'est acharné contre les deux députés
qui se seraient comportés en truands. Mais
les téléspectateurs se sont étonnés
du silence de la Commission et de la plénière
de l'Assemblée nationale sur une révélation
aussi grave de corruption avouée par le
Libanais Zeidan lui-même, avec 25.000 dollars
qu'il aurait déjà donnés
à l'un de ces députés
auparavant. On a envisagé des sanctions sévères
conter ces députés, notamment la perte
de leur immunité et des poursuites
judiciaires. Mais aucune sanction n'a été
préconisée contre ce Libanais qui
s'est avoué corrupteur spontanément et
facilement devant la Commission ! On a fait semblant
de n'avoir rien entendu, comme pour confirmer que la
corruption était une pratique normale en Rdc.
Dans un pays de droit où la corruption est
punissable, ce libanais devrait être interpellé
par le Parquet, l'Etat s'est évanoui. Les
échos de son évanouissement se
propagent à l'extérieur. La situation
va empirant qu'avant la transition. La résultante
du processus électoral n'aurait été
que l'affaiblissement et le naufrage de l'Etat.
Des pans entiers du territoire
national peuvent être occupés ou annexés
sans coup férir. Les ressortissants congolais
peuvent être persécutés et chassés
d'ailleurs sans aucune réaction énergique
ni mesures de rétorsion d'usage en diplomatie,
de la part des autorités de leur propre pays.
L'indépendance du pays et la souveraineté
de l'Etat qu'on évoque le cas échéant
pour se défendre contre des critiques et
reproches, sonnent comme des formules incantatoires
vagues, indémonstrable par les faits et
gestes dans l'exercice du pouvoir. L'autorité
de l'Etat est aliénée aux résidents
étrangers qui se croient tout permis. Cette
carence d'affirmation de la puissance publique est
un problème national très sérieux,
lié dans les sphères officielles. Nos
autorités sont plus abordables par des
étrangers en manches de chemises et chaussés
des pantoufles que par des Congolais tirés
à quatre épingles, ce qui dénote
le degré de la familiarité qu'il y a
entre eux. C'est le mal généralisé
du pouvoir qu'une seule institution ne peut guérir
quels que soient ses efforts, par exemple les résolutions
adoptées par l'Assemblée nationale en
marge de la séquestration de députés,
soi-disant pour préserver l'honorabilité
des députés.
Les carences d'autorité
de l'Etat et de réalité de la
puissance publique est un mal généralisé
et difficile à détruire, car il s'agit
de tout un système de valeurs enracinées
et entretenues qui régissent notre société
du sommet à la base. La preuve en est que la
campagne pour le changement de mentalité
orchestrée et médiatisée naguère
pendant plusieurs jours dans la capitale, n'a
produit aucun effet positif sur ce système
des valeurs anachroniques et destructrices de la
société. Selon ce système, les
vices deviennent des vertus, et inversement. On ne
peut espérer changer et régénérer
une société en décadence que
par le changement psychologique et moral des hommes
qui la composent et la gèrent. Cela dépend
non pas d'un hasard mais d'un providentiel concours
de circonstances bouleversants qui engendrent un
nouvel ordre.
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Kinshasa, 16/06/2008 /
Politique
Fin de session parlementaire laborieuse
à lfAssemblée nationale. La motion
portant séquestration de trois députés
par un sujet libanais suscite désormais
plusieurs interrogations sur les valeurs intrinsèques
de certains élus, au-delà de toute
la classe politique. Car, la magouille est mise
à nu, jetant ainsi le discrédit sur
le institutions nationales. Coup de théâtre
samedi à lfAssemblée
nationale à lfaudition du rapport de la
Commission ad hoc mise en place pour enquêter
sur la séquestration de trois députés
par un sujet libanais, Zaïdam, non autrement
identifié. Introduisant le rapport de
la commission, lfhonorable Roger Lumbala,
président de la commission et auteur de la
motion en rapport avec la séquestration
des trois députés, Francis Kalombo,
Gérard Mulumba alias Gekoko et Roger
Nfsingi, président de lfAssemblée
provinciale de Kinshasa, a quasiment dédit
sa motion, la vidant de sa substance. Il a présenté
une vision contraire des faits, accusant quasiment
les députés dfavoir cherché
à user du trafic dfinfluence auprès
du sujet libanais. Il sfest, par ailleurs, empressé
de retirer tout ce qufil avait dit sur son collègue
Katumba Mwankwe qui aurait fait libérer le
sujet libanais. Pas un seul mot sur la g séquestration h
de trois députés.
Deuxième coup de théâtre:
la lecture tout aussi laborieuse du rapport
inaudible de cette commission. Une première
version df un rapport décousu que le
rapporteur avait du mal à lire, obligeant
ainsi le président de lfAssemblée
nationale, Vital Kamerhe, à interrompre la
séance pour permettre à la
commission de bien mettre en musique son rapport.
Stupéfaction dans la salle. Consternation
parmi les observateurs qui ne comprenaient plus
rien dans ce revirement de la situation.
Mais la partie devient intéressante
lorsque dans lfaprès-midi de ce même
samedi, les députés Francis
Kalombo et Gérard Mulumba tiennent un point
de presse pour apporter dfautres éléments
dfinformation sur cette affaire. Ils persistent
et signent : ils ont été bel et
bien séquestrés par le Libanais Zaïdam.
Grande est leur surprise de constater que la
commission nfen fait pas mention dans son
rapport.
Trafic
dfinfluence
Que sfest-il passé pendant lfenquête
? Pourquoi initier une motion dans la précipitation,
proférer des accusations non fondées,
avant de remettre subitement en cause la
substance de cette même motion ? Y a-t-il eu
oui ou non séquestration ?
Devant une situation aussi scandaleuse, la clarté
des faits est recommandée. On ne peut se
permettre un comportement léger qui
frise de la magouille. Dans un cas comme dans
lfautre, rien nfautorise un sujet libanais de
g séquestrer h des députés,
si séquestration y a eu. Tout ce qufil
avait à faire consistait à
saisir les autorités compétentes
pour dénoncer cet harcèlement,
si également harcèlement il y a
eu.
En plus, la Commission devrait expliquer cette
interférence de certaines personnalités
citées dans cette situation. Comment
étaient-elles au courant et qufelle a
été leur niveau dfintervention
? Ces interrogations, une fois de plus, avaient
toute leur importance pour autant qufelles dégagent
clairement la situation.
Les déclarations accablantes faites
par les deux députés dans leur
point de presse jettent, si besoin en est encore,
davantage de discrédit sur la classe
politique. Même constat si ces élus
du peuple auraient usé de leur pouvoir pour
sfadonner à un trafic dfinfluence.
Mais en attendant, les députés
Francis Kalombo et Gérard Mulumba ne décolèrent
pas, ils persistent et signent qufils ont
été séquestrés.
Ensuite, ils ont promis des g déballages h
pour dénoncer des g anti-valeur h
au sein de leur parti, des personnes qui
collaborent avec des étrangers pour
nuire aux intérêts du peuple
congolais. Car pour eux le silence de leur parti,
le PPRD (parti du peuple pour la reconstruction et
la démocratie) serait synonyme de complicité.
Cfest grave. Très grave même. Aussi,
se proposent-ils dforganiser une marche
dans les tout prochains jours pour dénoncer
les anti-valeurs au sein de ce parti. Ce qui
nfira pas sans conséquence sur la
coalition PPRD et ses partenaires réunis au
sein de lfAlliance pour la majorité présidentielle,
AMP, Comme pour joindre lfacte à la
parole, le député provincial Gérard
Mulumba a annoncé sa ferme décision
de démissionner de toutes les fonctions
qufil exerce au sein du PPRD. Il est, on le sait,
président de la section PPRD, Limete.
Discrédit
Les révélations faites autour de la
séquestration des trois députés
mettent à nu un comportement inadmissible
de certains acteurs de la classe politique.
Nombreux dfentre eux excellent dans le trafic
dfinfluence sur fond de la magouille.
Ajouter à cela, une certaine incompétence
dans le traitement et lfanalyse des faits,
lfhonorable Tambwe Mwamba a relevé ce
constat dans son intervention. Sinon, la g Commission
Roger Lumbala h ne serait pas revenue par
deux fois sur son rapport pour une meilleure présentation
des faits.
Pourquoi dénoncer une situation dont on ne
maîtrise pas les tenants et les aboutissants
? Précipitation ? Question de solidarité
et de bonne foi ? Autant dfinterrogations. Mais
quelque chose qui se conçoit bien sfénonce
clairement et les mots pour le dire arrivent aisément.
Evidemment, de telles bavures inadmissibles ne
peuvent que jeter du discrédit sur toute la
classe politique, au-delà sur les
institutions nationales. Par ignorance et
incompétence, sans maturité
politique, lfon prête le trafic à
tous ceux qui nfattendent que de telles
opportunités pour tirer les boulets rouges
sur la classe politique congolaise ainsi que les
animateurs des institutions de la République.
Non. Il fait arrêter ce théâtre
de chez-nous de mauvais goût, nettoyer les
écuries dfAuglas pour un véritable
changement. En attendant, lfAssemblée
nationale a adopté le rapport de la
Commission qufil nfy a pas eu séquestration
et qufil a été approuvé que
la poursuite judiciaire se poursuive à
lfendroit des trois députés et du
sujet libanais pour déterminer la part de
responsabilité.
(Ern.)
Le Potentiel
Last edited: 16/06/2008 14:53:25
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Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie
(Pprd) nfa pas attendu lfenclenchement de procédure
judiciaire et lfapplication des recommandations
de lfassemblée nationale pour sévir
contre ses membres députés impliqués
dans lfaffaire de la séquestration par un
sujet libanais. Le secrétaire général
du Pprd Evariste Boshab a ainsi convoqué
lundi 16 juin 2008 une réunion du comité
exécutif de la formation politique de
Joseph Kabila, à lfissue de laquelle a
été décidé de déférer
le député national Francis Kalombo
et son collègue Gérard Mulumba
« Gecoco » de lfassemblée
provinciale de Kinshasa devant la commission de
discipline du parti.
Indépendamment, insiste le
communiqué officiel, de la procédure
initiée par lfassemblée nationale.
Sur ce point, lfinstitution législative
est devancée par le parti, dans ce sens
qufil est presque fait fi de la majorité.
En clair, les incriminés dont les griefs
à charge sont réputés démarches
personnelles dfadultes nfont rien à
attendre de la clémence des camarades siégeant
à lfhémicycle. Il en aurait
été surprenant si le comité
exécutif sfétait prononcé
différemment, quand on sait que les
participants ont regretté le fait que le
nom de lfinitiateur du parti ait été
subtilement cité. Dans une affaire qui ne
le concerne nullement, ni de près ni de
loin. Les conséquences de pareilles décisions
sont terrifiantes dans la mesure où, si
dfaventure les cours et tribunaux blanchiraient
les prévenus, dfautres pesanteurs leur
empêcheront de recouvrer la confiance du
Pprd. Lfanathème leur ait jeté
pour longtemps. Pourvu que la sanction serve de leçon
de manière à dissuader de potentiels
récidivistes.
Car, les mauvaises langues ont
coutume dfaccuser les détenteurs de
lfimperium dfabus. Autrement dit, dfautres
brebis galeuses seraient tapies dans les méandres
du parti au pouvoir, en train de tirer des
ficelles pour des coups tordus par esprit de
lucre. Dans la mémoire de Congolais, il y a
des décennies qufun certain Lomama Dje
Kolonga sfétait retrouvé frappé
dfopprobre en qualité de député
(commissaire du peuple), dans une sordide histoire
de trafic de drogues au Portugal. Comme dans le
cas présent, le Mpr parti – Etat ne
put se compromettre en tentant de retirer
lfinfortuné des griffes de la justice
portugaise. Il croupit, durant des années,
dans les geôles de la péninsule ibérique.
Que réserve lfavenir à Francis et
Gecoco ?
Justin
Basanuwa
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Roger
Lumbala citant Katumba Mwanke: l'incroyable blague
MISE
EN LIGNE 17 JUIN | LE SOFT INTERNATIONAL N952 DATÉ
16 JUIN 2008.
Président du RCD-N et candidat malheureux
à la Présidentielle, le Député
dfopposition Roger Lumbala Tshitenge sfest dédit
samedi 14 juin alors qufil était monté
en flèche trois jours auparavant accusant
Augustin Katumba Mwanke dfintelligence avec des
membres du clan libanais de Kinshasa. Une enquête
parlementaire présidée par Lumbala
lui-même a lavé de tout soupçon
le haut cadre du PPRD par ailleurs Secrétaire
exécutif de lfAmp. Analyse.
Un vrai happy end pour le patron
de la Majorité Présidentielle lavé
de tout soupçon au même pupitre de
lfhémicycle de la Chambre basse par le même
homme et avec la même force du verbe que seuls
les opposants paraissent avoir - ils sont dans leur
registre - mais dont lfhonneur est désormais
derrière.
Huées sur les bancs de lfopposition
invoquant «lfabsence de compétence»
et «lfirresponsabilité notoire»
dans la dénonciation, ouf de soulagement sur
les bancs de lfAlliance de la Majorité Présidentielle
qui voit ainsi son icône, Augustin Katumba
Mwanke, mise hors cause.
Quelle session! Une session de chien?
Présentée ici même comme devant
être une session sanglante, légitimement
redoutée à la suite de diverses
«affaires» qui couvent dans des couloirs
particulièrement animés, si le navire
a pu enfin arrimer, ce ne fut pas sans danger: avis
de tempête force 10, bourrasque, alerte au
tsunami, etc., tout a été vécu
depuis lfouverture le 15 mars dernier.
Déjà cfest par miracle que deux
motions de censure présentées par
lfopposition contre le Premier ministre restent
dans des tiroirs. Cfest par miracle qufà
la clôture de la session, lfopposition
nfait rien réclamé. Sauvé par
le gong!
A partir du moment où la maison opposition
avait pris feu de toutes parts avec le mandat
dfarrêt contre Jean-Pierre Bemba Gombo lancé
par la Cour Pénale Internationale pour crimes
de guerre, crimes contre lfhumanité et
meurtres, ses lieutenants ont résolu, comme
dans les séries du FarWest, de ruer dans les
brancards: tenter de sauver la diligence attaquée
plutôt que de poursuivre une proie même
à, portée de main.
Le bureau de lfAssemblée nationale lui-même
nfa pas été épargné:
attaques et convulsions internes comme externes
furent légion. Des Députés
promettaient des mûres et des vertes si jamais
ils ne voyaient pas clair lors dfincessants
«huis clos» que le téléspectateur
imaginait bien qufil sfagissait de régler
des questions de logistique.
Le mérite en revient sans nul doute à
ce Vital Kamerhe qui, jour après jour,
apporte la preuve qufil a ceinturé son
affaire. Quand dfaucuns hurlent à
lficerberg, ce capitaine de 1er ordre demande
qufon le laisse aux commandes manœuvrer mais
qufon lui fasse confiance. A lfarrivée,
la fin justifie les moyens...
Il est arrivé à la politique comme par
accident. Ce financier ingénieur mécanicien
poussé dans son pays aux frais et pour le
compte dfune firme sud-africaine opérant
dans les mines, soucieuse de prospecter une possible
niche, avoue volontiers ne pas savoir ce qufil y
fait.
Chaque jour qui passe, la même question le
taraude. Sfil nfétait aux côtés
de son idole Joseph Kabila Kabange dont il assure défendre
et la personne et lfimage, il y a fort à
parier qufil aurait rebroussé chemin.
«Je ne vis pas pour moi, je vis pour lui, rien
que pour lui. Le jour où ce sera possible, je
mfen irai, sans demander mon reste», répète
Augustin Katumba Mwanke, 44 ans, quand il décide
de se lâcher - comme cela lui arrive rarement
- dans une confidence.
Cet homme qui apparaît à certains comme
un timide - quand tous les fauves fusillent du
regard, lui ne sait le faire que quand il charge et
encore avec une infinie politesse -, personne ne le
donnait comme pouvant tenir la gigantesque province
du Katanga, dont il est originaire.
Sauf le «Mzee» Laurent-Désiré
Kabila, qui le nomma, à son corps défendant,
gouverneur. À la demande de Mawapanga Mwana
Nanga - le Mukongo.
Déboulant dfAfrique du Sud, cfest dans
lfanti-chambre du puissant ministre des Finances
de lfAFDL et du gouvernement qui sfen suivit
qufil fait ses classes. À son départ,
Tala Ngai - un autre Mukongo - vide le cabinet, mais
le maintient, lui seul, le Katangais. Pour sa vive
intelligence et ses capacités pointues
dfanalyse.
DU DEPIT POUR LA POLITIQUE.
Un jour, alors que le «Mzee» se
morfond et ne trouve aucun candidat pour nommer au
poste de gouverneur du Katanga, Mawapanga se
souvient de ce conseiller efficace qufil avait
vivement recommandé à Tala Ngai. Et
avance le nom.
- «Mon petit, tu dois aller au Katanga»,
lui dit le vétéran de la lutte anti-mobutiste
dans ce français châtié légendaire.
Katumba le voyait en vis-à-vis pour la toute
première fois. Il nfen croit pas ses
oreilles. Lui? Lui qui rêve, seconde après
seconde, de retourner dans la lointaine Afrique du
Sud poursuivre sa brillante carrière dfingénieur
des Mines!
Par respect - ou par crainte - du «Mzee»,
il ne dit ni non, ni oui. Juste un «Merci
«Mzee» pour ce signe de confiance».
Si le décret est signé le soir même,
Katumba traîne dans la Capitale plusieurs mois.
Signe qufil nfa pas renoncé à
repartir en Afrique du Sud.
Son expérience du jeu et des joueurs de la
classe politique nationale lui donne de la nauséec
Mais le «Mzee» nfen démord pas.
Il nfa pas lâché sa proie.
- «Mon petit, vas au Katanga! Vas!»,
insiste-t-il.
Cette fois, lfordre est formel. Le protocole est
mis en place. Les places réquisitionnées
dans lfavionc
- «Je me rappelle de mon premier discours
comme gouverneur. Je ne trouvais pas le mot».
Il avoue nfavoir jamais eu autant peur de sa vie.
Mais ses premiers pas dans la territoriale sont
foudroyants. Quand, à lfassassinat du
«Mzee», il quitte le Katanga pour
Kinshasa, il laisse derrière lfimage dfun
grand bâtisseur.
À Kinshasa, il est tout: Tout puissant
ministre Délégué à la Présidence
de la République, il a en charge le
portefeuille de lfétat. Puis il est
ambassadeur itinérant du Chef de lfétat.
Après Sun City que Joseph Kabila Kabange a
relancé et conclu, le voilà à
lfadministration générale du
Gouvernement comme Secrétaire Général
du cabinet 1+4.
Il cèdera le poste de son plein gréc
À nouveau, il repense à lfAfrique du
Sudc
De lfanti-chambre de Mawapanga, puis de Tala Ngai
au fauteuil de gouverneur du Katanga, il est tout
sauf jouant les premiers rôles sur la scène
politique nationale. Membre du gouvernement central,
tout se transforme. Et se précipite...
Les ennuis ont commencé. Comme des chacals
tapis dans la jungle, les ennemis de tous bords
dressés, font le guet, prêts à
bondir pour vous dévorer mort ou vif. Scènes
classiques à la Courc
Si vous nfavez ni dent, ni griffe, vous êtes
mort. Et si vous sortez cette défense trop tôt,
ou trop tard, vous êtes aussi mort. De là
son nom dans le rapport controversé de lfégyptien
Kassem... Dont lfombre le poursuit encore
aujourdfhui. Kassem sfest contenté de déclarations
de périphérie ou de gens qui ont intérêt
à noircir dfautres (on parle de mandataires
démis de leurs fonctions pour indélicatesse).
Comme à lfaccoutumée, Katumba
assume...
Que faire? Il préfère se retirer de
toute vie publique.
Pour rebondir, il ne sait par où commencer ou
sa culture lfen empêche...
Il connaît sa traversée du désert.
Il reste quatre ans loin de toute fonction politique
officielle avant dfêtre élu Député
national PPRD de la circonscription électorale
de Lubumbahi. Entre-temps, dans le plus grand
secret, il a mis en place sa DO5 (Dynamique 2005),
lfantichambre de la future Amp, en compagnie de
son ami de tous les temps, le prof. Samba Kaputo
qufil pleure à sa brutale disparition,
comme «le vrai frère» parti
injustement, trop tôt, le laissant trop seul.
Avec lui, il formait un duo inséparable.
Venu du lointain Katanga, blanchi sous le harnais de
la culture du raffinement sud-africaine et blanche,
ne connaissant ni le jeu, ni les joueurs du
bouillant microcosme politique kinois, Augustin
Katumba Mwanke est le prototype de lfhomme pour
qui la Capitale Kinshasa nfest pas le destin.
Toujours dans le viseur, les coups fusent de
partout, et sont destructeurs les uns aussi bien que
les autres.
Dire qufil nfen rend pas de tout aussi
assassins, ce serait mal le connaître.
Dire qufil passe son temps à fomenter des
coups dans des officines, cfest clairement exagéré.
On le dit en revanche capable de développer
une puissance de feu foudroyante pour vaincre la résistance
qui se dresse face à lui. Si cela est vrai,
cfest qufil est un homme de convictionc
Certains lui donnent dans la Kabilie la puissance
qui fut celle de Seti Yale dans la cour de Mobutu.
Cfest encore une blague.
À voir son train de vie dépouillé
de tout artifice. À commencer par son bureau
de salle de prof de secondaire dans les quartiers
des drapiers dans la Capitale, où il se plaît
tant, et où on ne trouve que des meubles de
lfavenue du Commercec Cela représente un
investissement ne dépassant pas les 4.000
dollars, quand des ministres qufil fait nommer se
vautrent dès le lendemain dans des meubles et
tapisseries Art Déco valant une belle
fortune!
RENDRE COUP POUR COUP.
Contrairement aux Mobutistes, Augustin Katumba
Mwanke ne vit qufavec lfessentiel et le
fonctionnel. Il se contente du peu qufil peut
avoirc Toujours ce même tout-terrain Land
Cruiser fonctionnel.
Ce train de vie austère nfest pas toujours
pour plaire à tous ses interlocuteurs.
Dfoù lui vient la puissance? Il aurait dû
faire un excellent membre dfun ordre religieux qui
reçoit dans son confessionnal, prêche
une assemblée de fidèles acquiesçant
à qui mieux mieux, heureux de recevoir la
bonne parolec
Livré aux hyènes de la classe
politique kinoise, dont nombre se disent - à
raison - fiers de détenir un mandat populaire
et constitutionnel - souvent arraché après
de rudes épreuves et des combats singuliers
-, ce taciturne a face à lui une AMP, et une
classe politique dont la gouvernance demanderait une
savante dextérité.
«Lui, son problème, cfest moins la
classe politique que le Chef. Ce qui touche le Chef
le touche au plus profond de son être. Il
fonce alors, tête baissée»,
analyse un observateur.
Il devrait mieux intégrer la notion de classe
politique dans le fonctionnement des Institutions
publiques. La classe politique nfest pas
antinomique du Chef, bien au contraire. La classe
politique est partenaire privilégié du
Chef.
Sans doute lfexpérience le conduit-il
à se méfier de tous... Mais que faire?
Il faut vivre avec.
Patron de la coalition majoritaire, Katumba Mwanke
est lféquivalent en France, à
lfUMP, de Patrick Devedjan.
Il est au-devant de la scène, en première
ligne.
Dans un monde et à une époque de
modernité où tout est communication,
lui nfa jamais donné ni la moindre
quotation connue dans la moindre petite gazette
locale encore moins internationale, ni aucune
moindre petite conférence de presse, ni
nfest apparu sur la dernière station de télévision
du pays affrontant journaliste ou public.
Cité dans une affaire des Députés
truands de son parti PRRD Francis Kalombo alias
Tshesko et Gérard Mulumba alias Gekoko et
dont il ne connaît ni les tenants, ni les
aboutissants, cet homme très puissant du sérail
présidentiel, qui peut en théorie
mouvementer tous les médias du pays, a préféré
répondre par le silence. Comme à son
habitude...
Cfest le Député dfopposition Président
du RCD-N et candidat malheureux à la Présidentielle,
Roger Lumbala Tshitenge qui a fait feu sur lui
lfaccusant dfintelligence avec des membres du
clan libanais de Kinshasa mais sfest dédit
trois jours plus tard samedi 14 juin avec la même
verve alors qufil était monté en flèche
trois jours auparavant.
Une enquête parlementaire présidée
par le même Lumbala a lavé de tout soupçon
le haut cadre de lfAMP-PPRD. Huées sur les
bancs de lfopposition parlant df«incompétence
ou dfirresponsabilité» de la part
dfun des leurs, soulagement sur les bancs de
lfAmp.
Récemment on ne saura jamais pourquoi des
gazettes kinoises ont résolu de le pilonner
à vue dfoeil. Avec quasiment un texte puisé
à une même source. Il a préféré
ni répondre, ni savoir qui inspirait
lfaction de sape.
Des apprentis-sorciers en ont profité pour se
fourvoyer. À ce qufon en sait, il nfest
pas sûr qufil ait prêté oreille...
Il reste...
Pour cet anti Homos Communicus, là encore, il
nfy aura ni conférence de presse, ni
quotation.
Quand on lui pose la question, lui répond
qufil nfen a cure. Ce nfest pas qufil nfen
souffre pas. Mais se reprend: «laisse tomber.
Que suis-je par rapport au Président de la République
que tout le monde a diffamé, des mois durant.
Cela ne mfempêche pas de dormirc».
Incroyable! Pour lui, lfessentiel reste qufon ne
touche pas à son idole.
Pour lui, politique rime intimement avec discrétion.
Il nfa pas tort sur une scène où la
tendance est un creux braillement. La question est
de savoir si discrétion est efficace à
tous les coups.
Il est évident que sfil veut survivre sur
cette scène de «kinoiseries» - le
mot est soudain de saison -, Augustin Katumba Mwanke
doit sfimposer une mue ou, en lfespèce,
se faire entourer de fauves. Prêts à
prendre des coups. Et à en donner.
T. MATOTU.
«LE SOFT» A TOUT ÉCRIT
Avec Augustin Katumba Mwanke, «la politique
rime avec la discrétion»
Katumba Mwanke allie plusieurs valeurs humaines:
clairvoyance, rigueur, nationalisme, réserve,
discrétion, fidélité, loyauté,
sérieux, humanisme, humilité, goût
du beau, moralité.
Clairvoyant, lfhomme traite minutieusement les
affaires publiques, qui passent par ses mains, dans
un écrémage comme le ferait un ingénieur
assis dans son laboratoire. Il sfattire les ennuis
de ceux qui espèrent filtrer dans les
nominations à coups dfinfluence, de clientélisme
ou dfinjections financières.
Rigoureux, la rudesse du bleu-Jean qufil arbore et
dont il sfétait dépouillé
pour sfaccommoder aux habitudes vestimentaires liées
aux nouvelles fonctions élevées
qufil occupe, renforçait sa dureté.
Lorsque les prétentieux se butent contre sa
fermeté, ils jonglent avec la rhétorique
du dénigrement. Il ne faut pas compter sur
lui dans le tripatouillage des dossiers dfune fine
délicatesse. Un étranger devenir
banquier dans le pays de Mandela nfest pas un
Nobel qufon décerne à un rongeur des
coffres forts. Son retour au pays, pour contribuer
à son redressement, nfa pas été
suivi dfaffiches, genre wanted, comme, cfest le
cas de plusieurs Congolais qui font frémir
les cheveux chaque fois qufils franchissent leur
frontière. Dans sa recherche de lféquité,
les abuseurs crient à la rancune. Sur ses
épaules repose lfespoir de toute une
communauté. Épris de justice, il nfhésite
pas à frapper. Certains racontent que les
mandataires démis de leurs fonctions avaient
glissé son nom sur la liste de Kassem qui
cherchait à se débarrasser des
interlocuteurs poilus pour remettre le Congo sous la
manipulation internationale.
Nationaliste, il déteste le confinement
tribal. Son parcours semble être tiraillé
dans la difficile conciliation entre les appels des
proches et lfexigence dfune justice
distributive. Certaines associations culturelles,
qui voulaient le transformer en simple caisse de résonances
des intérêts séparatistes,
trouvent en lui un repoussoir dégoûtant
alors que ceux qui passent à lfavant-plan
de leurs actions, lfintérêt national,
le trouvent fascinant. Augustin nfest sincère
que lorsqufil confesse avoir agi pour lfintérêt
supérieur de la nation.
Réservé, il a gardé jalousement
lfexactitude de la mesure. Une denrée précieuse
en politique. Puisqufelle traite des matières
sensibles et des grandes décisions impliquant
la vie et la destinée des hommes, la
politique marche avec la discrétion. Un
simple mot suffit pour agiter toute une nation.
Cette qualité lui a valu la confiance de ses
supérieurs et la jalousie de ses pairs parmi
lesquels se recrutent parfois ses plus grands
bousculeurs.
Fidélité et loyauté. Cfest
ici où il tire le bénéfice de
son capital enfoui dans sa réserve. Comme il
parle peu, il consacre beaucoup dfefforts à
tenir sa promesse, remplir le devoir et concrétiser
un projet. Ici vient à son secours un autre
atout: la sincérité. Un homme à
qui il avait promis assistance ressassait à
la sortie de son bureau: «ah, celui-là,
cfest un blanc».
On dit de lui qufil est sérieux. Doté
dfune forte personnalité et dfune haute
estime de soi, il renvoit souvent ses hôtes
qui traînent tribut et aumône à
lfoccasion dfun anniversaire ou dfune fête
de fin dfannée. Cette attitude gonfle
malheureusement lfeffectif de ses ennemis qui,
affublés, par cette incongruité
malencontreuse, parlent de mépris ou
dforgueil.
Humain, il reste profondément et possède
des faiblesses. Malheureusement cfest plus ce
qufil ignore qufon lui attribue la responsabilité.
On fait passer son extrême prudence pour de la
méfiance, lforgueil ou la solitude.
Le goût du beau
Lfélégance de son bureau de
Kinshasa élève lfadmiration de tout
visiteur vers le sublime. Il avait transformé
le gouvernorat du Katanga en un joyau. Pensif,
probablement que son pragmatisme se fond dans lfidéalisme
traduit par le motif abstrait du tableau perché
sur le mur de son bureau.
Autour de la moralité, il peut réunir
lfunanimité même de ses transfuges
les plus farouches. Il semble qufil fait exception
dans sa tribu laquelle (simple humour plaisantin
lancé par dfautres tribus) accuse des
performances alcooliques.
Assidu, calme, tempéré, équilibré,
réceptif, hospitalier et respectueux. il
draine toute la noblesse de la culture bemba. Valeur
indéniable pour le développement du
Katanga et du Congo.
Dénigré injustement dans le rapport
Kassem dont tout le monde connaît les véritables
motivations, cfest plutôt le sketch de
Nzembela qui tranche. Mis en face, lfaction de
lfélite dirigeante et les intérêts
internationaux devant le projet économique
nationaliste de Mzée Kabila, la scénette
dévoile le rapport malaisé entre le
Congo et lfOnu. La parole imitée à
Mobutu rappelle ses derniers aveux: chaque fois
qufune partie sera. en dehors des enjeux. elle
parlera du pillage des ressources naturelles de la République
Démocratique du Congo. Lfhumour comme lfa
si bien dit Freud dans Les mots dfesprit et leur
rapport avec lfinconscient permet de dévoiler
la vérité enfouie dans la communauté
qui la refoule dans le rire en présence
dfune réalité contraignante qufon
nfaccepte pas. Et pour reprendre le Roland Barthes
de lfAnalyse structurale du récit: les
productions culturelles, à lfinstar du théâtre
populaire ou du récit de vie dfEvelyne,
reflètent les pensées collectives.
Extraits, Richard Lubemba Kabéké,
«De son jeune gouverneur Katumba Mwanké,
le Katanga se souviendra»,
Mémoires d'Évelyne Natacha, Éd.
Convergences 2006, MédiasPaul, Kinshasa.
«Le Soft International», n928, daté
12 nov. 2007.
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Kabila: Illegitime (DR Congo) |
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