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KAMERHE
A RENCONTRE BEMBA AU
PORTUGAL
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LISBONNE (AFP) -
Le président du
parlement de la République
du Congo, Vital Kamerhe,
a rencontré
l'ancien vice-président
et chef de l'opposition
Jean-Pierre Bemba, qui réside
au Portugal depuis avril,
pour savoir dans quelles
circonstances il
accepterait de retourner
dans son pays, selon des
déclarations
faites à l'agence
LUSA vendredi. |
"J'ai
voulu savoir dans
quelles circonstances
Bemba accepterait de
revenir pour qu'ensemble,
et en ayant comme
objectif la cohésion
nationale, il soit
possible de reconstruire
le pays", a affirmé
M. Kamhere, en visite
officielle au Portugal.
"Jean-Pierre Bemba
a été
vice-président,
candidat aux élections
présidentielles
qui ont mené
à la démocratie,
il préside un
grand parti d'opposition",
a-t-il souligné.
La rencontre avec M.
Bemba, membre du sénat,
s'est "très
bien déroulée",
a ajouté M.
Kamhere, en affirmant
vouloir garder la
primeur des détails
pour le président
Joseph Kabila, l'Assemblée
nationale et le Sénat.
"Bemba peut
retourner au Congo en
toute sécurité.
Il jouit de l'immunité
parlementaire",
a-t-il ajouté, précisant
cependant qu'il s'agit
d'une question "qui
devra être réglée
avec le gouvernement".
M. Bemba, 44 ans, est
arrivé le 11
avril dans le sud du
Portugal où il
possède une résidence,
officiellement pour
soigner une ancienne
fracture à la
jambe et avec une
autorisation du sénat
l'autorisant à
s'absenter pour 60 jours.
Adversaire malheureux de
Kabila à la présidentielle
de 2006, il avait quitté
Kinshasa sous escorte de
blindés de l'ONU,
trois semaines après
de sanglants
affrontements entre sa
garde rapprochée
et l'armée régulière.
"Ce qui est arrivé
les 22 et 23 mars
à Kinshasa doit
être vu comme un
apprentissage de la démocratie",
a affirmé M.
Kamerhe faisant allusion
à ces évènements.
Le 1er août,
Jean-Pierre Bemba avait
indiqué qu'il
souhaitait revenir dans
son pays pour le 15
septembre afin "d'honorer
ses obligations
professionnelles".
"Ce que je veux,
c'est revenir en toute sécurité,
avec le soutien de la
communauté
internationale, de
l'Union Européenne
et j'espère,
celui de la RDC",
avait-il affirmé
à la presse.
Il est visé par
une demande de levée
de son immunité
parlementaire par le
parquet général,
qui voudrait le
poursuivre pour "atteinte
à la sûreté
de l'Etat" après
les sanglants
affrontements de mars.
Toutefois, le Sénat
ne semble pas prêt
d'accéder
à cette requête,
selon plusieurs sources
parlementaires, et l'un
des principaux obstacles
de son retour tient aux
garanties de sécurité
qui lui seront accordées.
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| Publié
le: 07/09/2007
à 18:49:31 GMT |
Source
: AFP |
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