R.
Okapi : Monsieur l’abbé apollinaire MM bonjour.
Abbé MaluMalu :
Bonjour
R.
Okapi : La CEI publie le calendrier électoral pour 2011 alors que la loi
sur la CENI a déjà été promulguée. N’est-ce pas une entorse ?
Vous
êtes entrain toutes les fois de parler de cette loi sur la CENI, mais je vous
invite à la lire. Parce que vous n’allez pas chaque fois, évoquer une loi
que vous n’avez même pas lue. Cette loi, dans ses dispositions, si vous
lisez à son article 55 indique que les membres de la CEI restent en fonction
jusqu’à l’installation effective des membres de la CENI. En ce qui nous
concerne, je pense que les institutions publiques fonctionnent dans le
principe de la continuité de l’Etat.
R.
Okapi : Certains analystes estiment que la CEI ne devrait qu’expédier
les affaires courantes et non poser de nouvelles actions ?
Où
est-ce que vous avez tiré cela ? C’est écrit où ? Dans quelle
loi ? Nous ne sommes pas dans un monde qui fonctionne sans foi ni loi.
Nous sommes dans un monde régulé. Moi je peux vous dire que nous avons quand
même des institutions de la République. Vous avez suivi qu’il y a eu des réunions
interinstitutionnelles. Vous suivez aussi que nous avons eu ici des réunions
très importantes avec les Nations Unies. Vous pensez que tout ce monde là,
donc les Nations-Unies, les institutions de la République, donc tout ce monde
là, quand ils se réunissent, c’est pour vouloir simplement créer
l’arbitraire, violer les lois ? Non. Toutes les questions que vous
posez, dites-vous qu’elles ont été examinées et que une décision a été
prise en connaissance de cause, en tenant compte de toutes ces contraintes
d’ordre légal, d’ordre logistique, d’ordre financière, il n’y a rien
qui est laissé au hasard. Ici, nous avons un chronogramme opérationnel qui
fixe les responsabilités de toutes les parties prenantes au processus électoral.
Donc, ce sont des grandes décisions. Mais puisque nous sommes en démocratie,
à la limite si quelqu’un pense que la CEI aurait violé une quelconque loi,
mais tout citoyen peut saisir la Cour Suprême de Justice, c’est elle qui a
le pouvoir d’interpréter les lois. Si elle en décide autrement, la CEI va
se plier. Je pense que les gens ne doivent pas se laisser désabuser au-lieu
de se préparer réellement à toutes ces grandes échéances électorales.
R.
Okapi : Monsieur l’Abbé, dans le calendrier que vous proposez, vous
reléguez les élections locales très loin, pourquoi ne pas commencer par ces
élections locales qui paraissent urgentes ?
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<<Papa
Kalala>>:
un escroc congolais a Dallas !!!
Publication
de la photo du mobutiste, << fantome>>,
taupe kabiliste et aventurier-escroc
qui veut se faire elire depute PPRD en 2011. Pire, il
veut le faire avec l'argent de la Resistance de la
diapsora congolaise aupres de laquelle il, et ses
comperes, sollicitent actuellement des contributions
financieres. Voici la vraie photo de ...cliquez
>>> |
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Vous-mêmes
vous évoquez sans cesse la constitution. La constitution a mis une clause sur
uniquement une élection, l’élection présidentielle. Une clause de délai
constitutionnel. Mais attention, les autres institutions élues aussi ont une
clause liée à leur mandat. Sur les élections urbaines, municipales et
locales, il n’y a pas encore de mandat par ce que c’est lorsque vous aurez
les premières institutions locales élues que ce mandat deviendra aussi impératif.
Est-ce que vous pouvez commencer par le mandat qui n’est pas impératif
et puis vous prolongez les mandats qui sont impératifs, non. Donc, vous voyez
que là, il est connu que les élus de 2006 doivent rendre le tablier en
tenant compte de trois ans de retard où, malgré l’instance de la
Commission Electorale Indépendante, quand même, rien n’a été fait. Les
budgets n’ont pas été votés au parlement par rapport à ce que la CEI déposait,
tout le monde le sait. Le gouvernement aussi ne s’est pas acquitté de son
devoir pour trouver les ressources nécessaires lorsqu’il le fallait, même
si la CEI a commencé ce travail de préparation des élections urbaines,
municipales et locales depuis 2007. N’animons pas aujourd’hui le débat
qu’on aurait du animer en 2007, 2008 et même en 2009 lorsqu’on annonçait
ces élections urbaines, municipales et locales.
Pour le moment, compte tenu des contraintes constitutionnelles et légales,
l’on ne peut que commencer par les élections présidentielles, législatives
nationales et provinciales et terminer avec les élections urbaines,
municipales et locales.
R.
Okapi : Monsieur l’Abbé, au sujet de ces élections, certains
politiciens craignent d’aller aux élections présidentielles et législatives
avec les mêmes cadres territoriaux, maires, bourgoumestres et chefs des
secteurs mis en place par la majorité, donc le pouvoir en place. Ils
craignent la tricherie et la fraude à grande échelle ?
Mais
vous avez suivi les élections passées, les cadres territoriaux ont quel rôle
dans l’organisation des élections ? Aucun.
Vous savez vous-mêmes que la CEI (et
la CENI lorsqu’elle sera mise en place), utilise les agents électoraux
qu’elle désigne elle-même. Lors d’une élection, en tout cas lors de
l’expérience passée, on a mobilisé 300.000 agents électoraux. Eh bien,
il n’y avait aucun de gens de la territoriale. Si on me perlait par exemple
des conditions sécuritaires, des conditions d’espace ou de liberté
publique, peut-être on peut évoquer ces cas-là. Mais ce sont des questions
d’ordre politique qu’il faut gérer au niveau politique.
Maintenant
que le calendrier est là, quel est le budget de ce processus de trois ans.
Et-il déjà disponible ?
D’abord
le budget global est déjà décidé. Mais vous savez que l’Etat fonctionne
par exercice budgétaire annuel. Cela veut dire que ce budget global se déroulera
maintenant chaque année.
Est-ce
qu’on peut avoir les chiffres ?
L’ensemble
du processus électoral oui. Vous pouvez avoir le chiffre.
Ça
donne combien ?
712.000.000
de dollars (ensemble du cycle électoral de 2007-20013). Donc, c’est un
budget qui sera dynamique. Mais dans ses grandes lignes, il est déjà très
rigoureux, il a été l’objet d’une très grande discussion qui a duré
tout un an. Donc, ce n’est pas un budget qui sort du néant, c’est un
budget très concerté. Même s’il y a encore des débats sur l’une ou
l’autre rubrique, qui prends en charge quoi, où est- ce qu’on peut la réduire
un peu pour qu’elle soit accessible etc. Par rapport au gouvernement, ce
budget annonce aussi l’engagement du gouvernement à un niveau beaucoup plus
élevé par rapport à 2005. De
10%, le gouvernement pourra atteindre presque les 60% de contribution financière.
Une
dernière question, si on vous sollicitait encore à la CENI, allez-vous
accepter l’offre ou la rejeter ?
Je
l’ai déjà rejeté à l’avance. Puisque je ne cesse de dire que je ne
serai pas dans la CENI mais il y a des gens qui ne me croient pas, ils pensent
que ce sont des petits calculs. Mais
moi j’appartiens à une institution, l’église catholique où les petits
calculs n’existent pas par ce que nous sommes là dans une éthique de
l’engagement. Je sais ce que l’Eglise attend de moi et je ne ferai que ce
que l’Eglise attend de moi. Et je vous dis qu’on peut aussi servir la
Nation de différentes manières.
Monsieur
l’abbé, je vous remercie.
C’est
moi qui vous remercie.