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Que
le hjournalisteh ou lfintellectuel Congolais fasse son
boulot, cfest- à -dire qufil écrive, informe
et forme son public, cela se passe de tout commentaire. Mais
que lfhomme politique Congolais, qui est censé
être un hacteurh qui est à lforigine
dfune initiative capable dfencadrer et de modifier le
cours de lfhistoire, réduise son hactionh
à lfécriture, même si cette dernière
par sa noblesse serait lfacte par excellence, lfattitude
de cet homme politique Congolais dénote un
dysfonctionnement de sa structure mentale. Cfest « le
monde à lfenvers » qui met en cause son
leadership et sa capacité à pouvoir libérer
son peuple par des actes consciemment entrepris.
Les
Congolais sont pour la plupart très bavards. Il suffit
de jeter un coup dfœil sur leurs forums de discussion pour
se faire une idée du gâchis qui sfy déroule.
Ils rassemblent des phrases longues et compliquées
juste pour démontrer qufils maîtrisent le français.
Cfest comme si le fait de sfexprimer dans une langue
dfemprunt serait synonyme dfintelligence. Il est vrai que
« toute libération commence avec les mots ».
Mais les politiques Congolais se complaisent de jouer les
seconds rôles confectionnés à leur image.
Beaucoup occupent les places dévolues aux journalistes
dans la société. Il en est de même pour
les associations qui œuvrent comme « politiques
» et vice versa. Quid de la sagesse qui recommande
à chacun dfêtre à sa place, de jouer et
dfassumer pleinement son rôle dans une union complémentaire
?
Au
Congo, il en a toujours été ainsi, ce sont les
journalistes qui combattent et payent de leur vie. Ils sont
les seuls à tomber armes à la main face à
la cohorte de soudards et dfaventuriers de toute sorte qui
prennent le Congo en otage. Les exemples abondent : Bosange
Yema, Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe de Radio Okapi, Franck
NGykec pour ne citer que ces noms. La liste nfest pas
exhaustive. Lfarme du journaliste est sa plume. Ses
munitions sont les mots agencés qufelle crépite.
Ce qui est différent de lfhomme politique qui est
appelé à poser des actes et contre-actes en vue
de combattre une adversité et de convaincre de la
justesse de ses vues. Et si les journalistes meurent au Congo,
on ne pourrait en dire autant dfhommes politiques qui ont
versé ou versent leur sang pour le pouvoir qufils prétendent
défendre ou revendiquer. Tous cachent presque
derrière des slogans volubiles, des phrases sonores
face à un Kagamé offensif, à la ruse
dfun Museveni au service de leurs maîtres et de tant
dfautres vautours qui rodent autour dfun cadavre nommé
Congo.
Quand
Kagamé parle, les politiques Congolais se taisent. Ils
ont leurs têtes ailleurs en train de courir qui à
Kigali, qui on ne sait où alors que la maison natale brûle.
Le Congo est en feu et en flamme. Et cfest la presse
qui se charge de répondre et à Kagamé et
à Louis Michel.
Pendant
que les uns comptent sur le peuple, il se trouve que ce
dernier nfest pas encore prêt pour sfassumer. Il
attend et se tourne vers son élite qui devrait et doit
le faire sortir du cauchemar dans lequel le pays sfest
embourbé. Parmi ces élites, il y a ceux qui
croient tout bonnement qufavec la désignation du fils
de lfautre, tout serait dans lfordre juste. Et à
lfoccasion, ils en appellent vivement à la «
refondation de la nationalité congolaise ».
Cfest comme si les Congolais étaient suffisamment
libres pour débattre de cette question. Lfimpression
qui sfen dégage est celle de mettre la charrue devant
le bœuf. Ne devrait-on pas reconquérir ses droits
dfabord, sa liberté dfaction et de penser avant de
songer à sfen servir à les défendre ?
Comment défendre des droits que lfon ne dispose pas ?
Les Congolais sont loin dfêtre libres. Les faits ne le
démentent pas. Personne nfest libre lorsque sa liberté
consiste à poser son choix entre dfun côté
le cholera et de lfautre, la peste.
Les
hommes politiques Congolais ont oublié que le peuple,
et cfest Karl Marx qui lfaurait dit, est comme un sac
plein dfavocats. Pour qufil bouge, il lui faudrait
quelqufun ou des bras pour le mettre en mouvement ou le déplacer.
Le peuple Congolais se trouve dans une situation dfabandonné.
Il est seul devant son sort. On le voit en quête de
leadership naviguant entre un certain Jean Pierre Bemba qui ne
convainc pas et un Tshisekedi qui a déjà
tout donné. Cette situation favorise la libre
circulation des loups dans la bergerie en lfabsence du ou
des bergers.
Kagamé,
Museveni et celui que lfon appelle couramment Kabila Joseph
sfaventurent dans les parages faute de la présence
des lions aux environs. On ne cessera jamais de le dire : il y
a carence dfhommes politiques, il y a absence de grands
hommes au Congo. Et cfest François Mitterrand qui le
disait : « ce nfest pas avec des marionnettes qufune
idée prend vie [c] : chaque parti vaut ses grands
hommes ».
Mais « le grand homme est un gibier rare et
naturellement recherchéc [c] Il faut avoir ses
grands hommes et, si on nfen trouve pas, on les invente
».
Alors
que tous ces vieux croulant sous le poids de lfâge
courent derrière les prébendes et tentent de
caser leurs progénitures aux commandes de la nation et
à vil prix, lfespoir repose sur la colère de
la jeunesse congolaise à qui nous répétons
la célèbre phrase de Winston Churchill : «
Je nfai
rien dfautre à offrir que du sang, de la peine, de la
sueur et des larmes". Saint
Babeuf est mort à lfâge de 27 ans, Guy Môquet
a donné sa vie à lfâge de 17 ans.
De
la jeunesse, Nelson Mandela raconte : « ces jeunes étaient
différents de tous ceux que nous avions connus
jusqufici. Ils se montraient courageux, hostiles et
agressifs, ils refusaient dfobéir aux ordres et
criaient Amandla ! [c] Les autorités ne
savaient pas comment sfy prendre avec eux [c]. Lors
dfune visite, [c], Winnie avait réussi à me
dire [c] qufune génération de jeunes très
mécontents était en train de monter. [c]
Elle mfavait dit qufils changeaient la nature de la lutte
c».
Nous
en appelons et lançons un vibrant appel à la
jeunesse congolaise. Qufil est grand temps de donner son
sang pour sa patrie, pour la terre de ses ancêtres. Le
temps dfun affrontement frontal avec le nommé Joseph
Kabila et toute sa cohorte. Il faudra apprendre à
mourir comme meurent de véritables hommes. Ils ne
meurent ni de maladie, ni de misère, ni de balles
perdues, mais face à lfadversaire et armes à
la main. La nation portera sa plus belle robe. Elle affichera
sa fierté et le monde aux alentours respectera
lfhomme Congolais.
Les
Africains envient lfOccident. Ils nfhésitent pas
à tout prendre pour un voyage de tout risque. Ils ne
retiennent de lfOccident que ses lumières lointaines
et la puissance de son « soft power ». Mais qui se
rappelle que lfOccident ne sfest jamais construit et ne se
construit pas sans que le sang des siens ne soit coulé.
Combien sont morts, meurent et mourront au nom de la
civilisation et de lfOccident. Les occidentaux payent cher
la qualité de leur vie. Ses enfants meurent en Irak, en
Afghanistan. LfEufor était au Congo. Et dans tout
cela où est lfintérêt de celui que le
monde appelle le « Congolais »? On ne vous donnera
pas le Congo sur un plateau dfargent à moins que vous
acceptiez de mouiller votre chemise.
Qui
ne sait pas qui est Kabila Joseph ? Ceux qui le savent se
moquent de revendications des Congolais. Nul nfignore non
plus la nature de la crise au Congo. Ils savent aussi que les
élections organisées sont un trompe lfœil,
mais combien font semblant dfécouter les appels lancés
par les Congolais ? Faudrait-il sfen étonner dès
lors que les revendications congolaises sont des cris poussés
par des sous-hommes ? Le cas de Nkunda Batware est aussi connu
par cette fameuse communauté internationale. Mais
ceux qui le savent classent cette affaire dans la catégorie
congolo –congolais, voire les Nations Unies demandent
aux Congolais de régler à lfamiable ce que
cette institution internationale par le biais de ses représentants
au Congo appelle une question ethnique congolaise (sic !).
Sfil en serait ainsi, pourquoi ils ne laisseraient pas aux
Congolais de solutionner cette crise à leur façon
?
Les
Nations Unies ont démontré leur incompétence,
leur mauvaise foi, leur manque de volonté face à
la crise qui secoue le Congo. Elles étaient déjà
là au Congo en 1960 alors qufon assassinait Lumumba.
Elles sont revenues au Congo pour se moquer des nègres
que nous sommes et imposer Kabila Joseph. Quelle est
lfutilité des fonds engagés par les Nations
Unies au Congo ? À quoi sert la présence de ses
contingents quand ils sont incapables de bouter dehors les
armées étrangères qui occupent impunément
le territoire congolais? Jusqufà quand les
Congolais demeureront dféternels assistés
?
@
Nous
lançons un vibrant appel à tous ceux qui veulent
en découdre avec Kabila Joseph et sa bande
dfapprentis sorciers. Nous les appelons à rejoindre
notre action. La solution au Congo reste accrochée
malheureusement ou heureusement au bout du fusil. Congolaises
et Congolais, passons à lfacte. Kabila ne mérite
pas que les Congolais lui consacrent des négociations
politiques comme certaines voix le préconiseraient.
Cfest un luxe pour ce type dfhommes qui ont du mal
à appréhender les valeurs du monde moderne. Nous
devons renverser le pouvoir de lfusurpateur Joseph Kabila et
mettre de ce fait fin à lfOrdre institutionnel de Sun
City qui caractérise la compromission de lfélite
congolaise. Les remous actuels au sein du pouvoir à
Kinshasa entre un certain Vital Kamerhe et ce qufil appelle
le « clan des Katangais » est une distraction de
mauvais goût, un piège dans lequel il ne faudra
pas tomber. La liberté est de ces choses dont on
saurait faire lféconomie de prix. Elle nfen a pas.
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