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Rejet
de la Conférence de Goma. Creuser au-delà des
arguments avancés
01.08.2008
__ La plupart de nos compatriotes du Sud et du Nord-Kivu
vivant en dehors de notre pays ont exprimé un avis négatif
vis-à-vis de l'organisation et de la participation
à la Conférence de Goma du 06 au 14 janvier 2008.
Leurs avis négatifs sur cette conférence sont
souvent très bien argumentés. L'une ou l'autre
communauté a, bien que rejetant cette conférence,
indiqué les mesures à adopter pour ceux et celles
qui y participeraient en vue d'éviter la politique de la
chaise vide. Les évêques de la CENCO (Conférence
épiscopale nationale du Congo) n'ont pas souhaité
que la Conférence de Goma téléscope
les institutions issues des élections. En effet,
les arguments avancés par les uns et les autres
permettent de mettre un peu plus de lumière sur des
secrets de polichinelle. Néanmoins, il serait salutaire
que nous, Congolais(es) puissions continuer de creuser un peu
plus en profondeur pour essayer de mieux comprendre ce qui nous
arrive en vue des actions concrètes pour un bonheur
collectif partagé chez nous. Essayons de passer en revue
quelques textes ayant rejeté cette conférence dite
de paix.
I.
Mama Jeanne-Marie Sindani et les autres
Pour
justifier rejet de "cette conférence de la
mort", Mama Jeanne-Marie Sindani évoque la haute
trahison du gouvernement de Kinshasa lors de la débâcle
de Mushake. En outre, elle note: " Chers compatriotes,
savez-vous pourquoi les milices rwandaises ont été
mixées dans l'armée congolaise? Savez-vous
pourquoi les nations unies sont au Congo? Comprenez-vous
pourquoi les milices rwandaises avec Nkundabatware et leurs alliés
n'ont pas voulu marcher sur Goma après la haute trahison
du gouvernement d'occupation placé à
Kinshasa?"
Elle
répond elle-même à toutes ces questions en
ces termes:" Eh bien, les Rwandais au pouvoir à
Kinshasa et le gouvernement rwandais de Kigali veulent faire
avaler à l'opinion nationale et internationale que leur
occupation ne se fera plus seulement par la violence sauvage
mais aussi par la voie des négociations piégées
sous pression des puissances extérieures qui devraient
apparaître comme "légitimée" par
des accords dits "de paix", au travers des documents
signés par des Congolais eux-mêmes dans une conférence
frauduleuse pour céder leur pays à l'envahisseur
rwandais. Et par la même stratégie, la haute
trahison du gouvernement congolais sera ainsi couverte par la naïveté
des leaders nationaux congolais du Kivu qui devront signer eux-mêmes
des accords sous pression et l'achat des consciences par la
corruption et la manipulation pour un suicide collectif. "
Tel est, pour Mama Jeanne-Marie, "le vrai motif d'une telle
conférence, un marché des dupes!"
Ce
texte de Mama Sindani lu et publié sur le site de
Congonetradio la veille de l'Année 2008 a l'avantage d'évoquer
la question stratégique.
En
effet depuis plus d'une dizaine d'années, "un
Institut des Grands-Lacs existe (c) et regroupe dans la plus
grande discrétion les grands intellectuels tutsis
à travers le monde. Dans les milieux tutsis, il s'appelle
'Institut de Havila' et 'rassemble pas moins de sept centres de
Recherche, d'Intervention et de Rayonnement, implantés
sur presque tous les continents." L'un des grands ténors
de l'Institut Havila et Coordonnateur du Centre Gédéon,
le capitaine CIRAMUNDA RICHARD-DELVAUX, est chargé de la
défense et de la stratégie. "Ce jeune
officier est spécialiste en Criminologie et en Etudes de
stratégie militaire. Il a obtenu ses diplômes
universitaires et militaires à l'Ecole Royale Militaire
de Bruxelles et a choisi de mettre ses capacités
d'analyse et d'engagement à la disposition de l'Institut
Havila (c) (Lire E. KENNES,
Mouvement d'extrême droite burundaise: comment
pouvons-nous comprendre Havila?, Africa Museum, CEDAF,
2000). Le texte de Mama Sindani pose, en filigrane, la question
de la prise en charge de la dimension stratégique de la
guerre d'agression imposée à notre pays. Une conférence
préparée dans la précipitation par "deux
Zorro de service" saura-t-elle envisager
l'approfondissement de cette dimension?
Beaucoup
de compatriotes du Kivu rejetant "ce marché des
dupes" estiment que confondre la vitesse avec la précipitation
ne peut qu'être préjudiciable pour notre bonheur
collectif.
Ce
que Mama Sindani ne dit pas (et qu'elle sait) est que "ce
marché des dupes" a un double fondement idéologique
non évoqué dans les prises de positions sur la
Conférence de Goma. Nous y reviendrons.
Pour
sa part, la communauté Bembe de la diaspora justifie sont
rejet de la Conférence de Goma comme suit: " Le
pouvoir de Kinshasa a décidé de mettre fin au
terrorisme de Nkundabatware et ses frères par la voie
militaire. Or, on sait aujourd'hui par les médias
occidentaux interposés (et par Honoré Ngbanda) que
nos enfants envoyés au front ont été trahis
par leur hiérarchie militaire entraînant ainsi un
carnage de 3000 soldats tués sur les 5000 engagés
dans les combats à Mushake. Un véritable génocide
de nos enfants, remis en holocauste à Nkundabatware. La
prétendue guerre totale contre Nkundabatware n'était
finalement qu'une manœuvre du pouvoir tendant a envoyé
nos enfants à la mort et fournir à Nkundabatware
des stocks d'armes et munitions lourdes pour faciliter la conquête
du Kivu. Il est en effet étonnant de constater que le
pouvoir ait laissé dans ses fonctions de chef d'état
major des forces terrestres le Général Amisi Tango
Fort, issu du RCD, d'engager aux fronts du Nord-Kivu des soldats
tutsi mixés de Nkundabatware pour le combattre! Le
pouvoir a, sur ce point encore, trahi la nation."
Donc,
cette communauté refuse de coopérer avec un
pouvoir des traitres. Elle évoque, en passant, la
question de l'infiltration des institutions de la troisième
République par "les ennemis du peuple congolais".
Malheureusement,
c'est l'Abbé Malu-Malu ayant mis la question du
recensement des Congolais(es) entre parenthèse avant la
mascarade électorale de 2006 et Vital Kamerhe ayant remis
aux calendes grecques la question du moratoire sur la double
nationalité au niveau du Parlement qui sont les
coordonnateurs de la Conférence de Goma. Voilà qui
pousse les Congolais(es) à soutenir la thèse du
complot ourdi contre la démocratisation du Congo avec la
complicité des Congolais(es) et justifie le rejet de nos
compatriotes du Kivu de la conférence de Goma.
Un
autre exemple illustre un rejet mitigé de cette conférence
par crainte de pratiquer la politique de la chaise vide. En
effet; celle-ci, dit-on, ne paye pas.
L'Association
des Congolaises et des Congolais du Québec (ACQ en sigle)
tout en étant en "accord avec les élus du
peuple ainsi que plusieurs communautés du Kivu qui se
sont prononcées contre la tenue de cette conférence"
recommande cependant aux patriotes congolais qui vont y
participer de la faire de bonne foi, avec la volonté de
rendre service à la nation" et attire leur attention
sur certaines mesures essentielles.
Citons-en
quelques-unes :
"
-Rejeter catégoriquement le modèle Burundo -
Rwandais des armées ethniques.
-
Réaffirmer la démocratie comme seule voie d'accéder
au pouvoir
-
Exiger des élus du peuple de défendre sans réserve
les intérêts du peuple et de se comporter en homme
d'état plutôt qu'en marionnettes au service de
forces obscures parallèles.
-
Exiger l'arrêt de nominations des criminels à des
postes de responsabilités ;
-
Exiger la poursuite en justice de toutes personnes responsable
des exactions et crimes.
-Mettre immédiatement fin aux pillages des
ressources naturelles qui s'exportent via le Rwanda, le Burundi
et l'Ouganda avec la complicité tacite des compatriotes
congolais". (Ce texte peut être lu sur le site de
Congoforum) De quels moyens de coercition disposerons
les participants à la conférence de Goma pour
exiger la mise en pratique de ces mesures? L'ACQ ne dit rien là-dessus.
Pour
cette Association comme pour bien des Congolais et des
Congolaises, "la RDC est agressée depuis bientôt
10 ans par le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda soutenus par la
Belgique, les Etats-Unis d'Amérique et la Grande Bretagne
sous couvert de différentes rebellions. L'objectif
principal de ces agressions est de nous déposséder
de nos terres et de nos richesses naturelles".
Les
évêques congolais, qui eux,
considèrent l'organisation de
la Conférence de Goma comme un fait dont les Congolais et
les Congolaises doivent tenir compte, pensent qu'après
que le pays ait été doté des institutions légitimes,
"la Conférence de Goma sfabstiendra de légiférer
en lieu et place dfinstitutions constitutionnelles. Celles-ci
à leur tour réserveront aux recommandations de
Goma le bénéfice dfurgence".
Ils
formulent cette recommandation en pensant aux questions ci-après
:
· un réel problème dfintégration
des populations : certains habitants au Kivu ne se sentent pas
entièrement intégrés à la communauté
nationale ;
· des problèmes fonciers : la désappropriation
des terres arables au profit des éleveurs, créant
ainsi un conflit permanent entre les cultivateurs et les propriétaires
des grands domaines pastoraux ;
· un problème de conquête du pouvoir: lfexploitation
de la haine et de la division ethniques est devenue une nouvelle
idéologie au service de politiciens pour la conquête
ou la conservation du pouvoir ;
· une question de gestion et dfaccès aux
ressources naturelles : tout montre que le contrôle des
espaces où il y a des ressources naturelles est une des
causes majeures de la guerre au Kivu (Cfr le rapport du Panel
des Nations Unies, lfenquête de Human Rights Watch sur
lfexploitation de lfor, le rapport Lutundula ou les différentes
mises en garde de Institute Rescue Comittee). On se bat là
où il y a des richesses que lfon veut exploiter : la
guerre devient un paravent pour couvrir le pillage des
ressources. On y exploite aujourdfhui le pyroclore, le
coltan, lfor, le diamant, la cassitéritec et le pétrole
en perspective;
· La conduite de certains hommes politiques
congolais, caractérisée par la corruption,
lfabsence de moralité politique et le manque de dignité
est avérée : à cause de lfargent,
certains politiciens congolais sont prêts à vendre
leur pays. La débâcle au Kivu est la conséquence
dfune série de comportements irresponsables et traîtres
des Congolais eux-mêmes.
Il faut ajouter à cela que si cette situation perdure,
cfest parce que le pays ne dispose pas encore dfune armée
à même de protéger ses frontières et
sa population".
Le
Potentiel de ce lundi 07 janvier abonde à peu près
dans le sens de ce constat quand il note à sa Une ce qui
suit:
" Cependant
(au sujet de cette conférence), lfon ne doit pas se
leurrer. Les guerres à répétition à
partir du Kivu ne sont nullement des faits du hasard. Elles ne résultent
surtout pas dfune question sempiternelle dfune rivalité
interethnique, moins encore pour instaurer la démocratie
en République démocratique du Congo. Si ces causes
existent réellement, elles ne servent que de prétextes
pour provoquer des « brèches »
à un complot qui ne vise que à déstabiliser
la Rdc, à lfaffaiblir davantage pour provoquer sa
balkanisation".
II.
Des secrets de polichinelle
Le
temps que la guerre d'agression et de prédation a mis au
Congo et le nombre de morts inutile qu'elle a entraîné
a fini par mettre plusieurs Congolais(es) d'accord autour de
certains secrets de polichinelle: la guerre est une tactique
commerciale soutenue par les multinationales, l'absence de
dignité et de moralité politique conduit certains
congolais à troquer leur pays contre l'argent,
l'instrumentalisation de la haine et de la division ethnique
pour l'accès aux postes de responsabilité
politique vus comme "une mangeoire"
est une des stratégies les plus
utilisées par les politiciens congolais véreux, il
y a des pays comme la Belgique, les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne qui soutiennent les supplétifs de l'ordre
néolibéral en Afrique des Grands-Lacs, depuis 1994
(et même un peu plus tôt, nos institutions
politiques et militaires sont infiltrés par "les
ennemis de nos populations", etc.
Sur
ces questions précises, il y a des occidentaux qui
partagent le même point de vue. Une lecture posée
de ces trois livres (Géopolitique
du Congo RDC, L'enjeu congolais et Les
nouveaux prédateurs) est à conseiller.
Et
le 02 janvier, Colette Braeckman publiait un article commentant
un film (Du sang sur mon portable) qui a fait
sursauter plus d'un compatriote. Elle notait ceci: "La
violence qui ravage les deux Kivus et qui vient de jeter
8000.000 déplacés sur les routes ne nuit pas
à tout le monde: elle permet aux trafiquants de ne pas
payer les taxes et d'embarquer leurs sacs dans les aéroports
de brousse, sous la protection des divers groupes rebelles,
Hutus rwandais ou soldats (tutsi) de Laurent Nkunda. Ces
derniers, en échange, reçoivent de l'argent ou des
armes, avec au bout du compte, la même finalité:
leur permettre de se battre pour conserver le contrôle du
territoire."
Ce
film du journaliste Patrick Forestier, "déjà
diffusé sur Canal plus (c.), attend toujours d'être
programmé en Belgique. L'attente risque d'être
longue, car l'enquête démontre que notre pays est
l'une des plaques tournantes des trafics de minerais en
provenance du KivucVoilà qui explique peut-être
la curieuse mansuétude dont bénéficie
Nkunda, et les liens qui attachent à la Belgique les
rebelles hutus, dont les chefs ont pris soin d'envoyer femmes et
enfants dans l'ancienne métropole."
Quand
on connaît ces secrets de polichinelle et que l'on sait
que les multinationales sont tellement riches qu'ils disposent
des fonds dépassant de loin les budgets de certains pays
du monde occidental, on ne voit pas facilement par quel miracle
une Conférence convoquée pour une rencontre
inter-congolaise (?) avec la participation des pays voisins et
de quelques "petites mains du capital" peut apporter
la paix au Nord et au Sud-Kivu en particulier et au Congo en général.
Les véritables agresseurs du Congo ne seront pas à
la table de négociationc
Quand
nos pères évêques demandent que les
recommandations de Goma soient traitées dans l'urgence
par les institutions de la troisième République,
ils donnent l'impression d'oublier leurs propres critiques
à l'endroit des politiciens congolais: leur absence de
dignité et de moralité est avérée;
corruptibles, ils sont disposés à vendre leur pays
pour avoir de l'argent.
Et
l'expérience récente de notre pays a montré
que tous les coups tordus portés contre notre peuple ont
été orchestrés par ces institutions
envahies par "les laudateurs" de l'ordre néolibéral.
Les rapports et les enquêtes que nos évêques
évoquent (le rapport du panel de l'ONU, le rapport
Lutundula, lfenquête de Human Rights Watch sur
lfexploitation de lfor, etc.) n'ont jamais été
traités en profondeur au sein de ces institutions. Par
quelle magie pourraient-elles, du coup, après Goma, se
transformer en caisse de résonnance pour les intérêts
de nos populations? Où ont-elles mis le dernier rapport
de la Commission sur la revisitation des contrats léonins?
Croire aujourd'hui qu'il y a lieu de sortir des crises
multiformes que connaît notre pays par les institutions
issues de la mascarade électorale de 2006 est un leurre:
il nous faut un autre ordre politique porté par des
populations acquises au processus de ce que le philosophe et théologien
congolais, Godefroid Kä Mana, appelle "déformatage-réformatage
de notre imaginaire".
Ce
processus révolutionnaire assumé par les ascètes
du provisoire ayant fait du bonheur collectif congolais leur
raison de vivre et/ou de mourir est l'une de meilleures voies
à emprunter pour un nouvel ordre politique au Congo.
Colmater les brèches n'aboutira à rien de
consistant. Ces ascètes du provisoire
devront aussi être avertis sur les idéologies qui
guident l'agression récurrente de nos populations.
III.
Les BMW et un mythe biblique
Au
début de la guerre de prédation contre notre pays,
une idéologie fut propagée dans les milieux décidés
à le conquérir. Pour justifier cette guerre de
conquête, il se racontait que les Congolais sont "les
adorateurs" de la bière (B), de l'argent (Money) et
des femmes (Woman). Nos politicailleurs véreux et nos
autres compatriotes fanatiques du per diem confirment cette thèse.
Mais
à la lecture des messages de rejet de la Conférence
de Goma et vu le travail que les résistants congolais
abattent au quotidien pour tirer leur pays des griffes des
dinosaures de tous bords, croire en ce "mythe" pour la
majorité d'entre nous ne se justifie pas. Même s'il
faut avouer que notre éveil-réveil collectif
semble être tardif. Nous avons dansé les "saka
yonsa" pendant assez longtemps. Cela étant, mieux
vaut tard que jamais! Encore faudrait-il que nous prenions le
temps d'emboîter majoritairement le pas à nos
compatriotes ayant créé des clubs de réflexion
et des mouvements sociaux d'actions pour le salut de notre beau
et grand pays!
En
plus de la "BMW", il y a les fausses prophéties
reconverties en idéologie de lutte par les tutsis
appartenant à l'Institut Havila. "Selon eux, la
guerre actuelle de conquête tutsie dans la région
de Grands-Lacs 'Havila" et surtout au Congo est un fait
prophétique, une volonté de Dieu d'Israël. Et
pour preuve disent-ils le livre biblique d'Esaïe, chapitre
18, verset 1-2 est leur appui. Ici on parle des peuples de
grande taille (les tutsis) qui hériteraient le pays situé
entre deux fleuves au Sud de l'Ethiopie (le Congo)."
Recourir
à la Bible, au nom de Dieu, exclut souvent tout débat
et toute remise en question des thèses soutenues. Les idéologues
voulant fonder leur conquête "divinement" le
font au détriment de quiconque s'oppose à la prophétie
idéologisée. Celle-ci bannit l'histoire et tout
esprit critique et nourrit le fanatisme.
Néanmoins,
l'histoire passée et présente du monde prouve que
toutes les guerres faites "au nom de Dieu" ou de
"sa parole" sortie du contexte et édulcorée
n'ont été que du vol camouflé et/ou de la
folie raciste et ségrégationniste.
Dans
ce contexte idéologique nocif au bonheur collectif
congolais, la création des centres d'études,
l'invention, dans nos universités, des chaires pour la
sauvegarde du Congo, la mise sur pied et/ou la multiplication
des think tanks et des mouvements sociaux
congolais demeurent des urgences. Nous avons besoin d'un "déformatage-reformatage"
dans des interstices où nos diversités (plus de
200 ethnies) peuvent être mises au service du bonheur
collectif partagé.
J.-P.
Mbelu
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