Les "Traitres-Collabos" font peur a Kabila: Kamerhe et Kamitatu.
Peur panique à la « kabilie » : les ambitions présidentielles de Kamitatu et Kamerhe en cause !
Écrit par Joseph ILUNGA   Dimanche, 22 Août 2010 14:28

L’élection présidentielle de 2011 ne sera pas une partie de plaisir pour Joseph Kabila. Non seulement parce que l’annonce de la candidature à la plus haute charge de l’Etat par Etienne Tshisekedi contraint Kabila et ses « collabo » qui avaient misé sur la mort annoncée du leader de l’Upds à revoir leur calcul, mais surtout à la suite des ambitions révélées d’Olivier Kamitatu Etsou et de Vital Kamerhe, deux cadres de l’Alliance pour la majorité présidentielle.

 

Si la candidature de Tshisekedi est considérée comme normale, ce n’est pas le cas pour celles de Kamitatu et Kamerhe considérées comme une trahison par le pré- carré présidentiel.

Qu’on se souvienne qu’il y a plus d’un mois qu’ Olivier Kamitatu, Antipas Mbusa Nyamwisi, José Endundo Bononge et Modeste Bahati Lukwebo, tous membres de l’Alliance pour la majorité présidentielle, annonçaient la création d’une plate-forme dénommée Centre libéral et patriotique (CLP).

Deux jours après la conférence de presse de la création du Centre libéral et patriotique, Kabila Kabange suspendait ses vacances en Egypte et rentrait en catastrophe à Kinshasa. Il convoquait aussitôt les bonzes du CLP à sa ferme de Kingakati située sur la route de Bandundu et les engueulait avec une rare violence verbale jusqu’à leur dire : «  si vous étiez militaires, je vous aurai fait fusiller ». Comme quoi, il ne suffit pas de trahir Jean-Pierre Bemba Gombo pour se croire couvert d’une immunité éternelle !

   Pourquoi le Congo est-il mal dans sa peau ?  Lundi, 23 Août 2010 10:27

Le malaise du Congo est à la fois complexe et contextuel. Pour le saisir, il faut le placer dans une dynamique contextuelle dont l'Afrique de la période des grandes découvertes est la victime (1). Il est complexe parce que, de près ou de loin, il  est le produit de plusieurs facteurs qui ont corroboré dans une direction dévoyée de l'histoire. Ses protagonistes sont sans doute restés toujours les mêmes.  Cliquez >>>

Kamitatu et sa bande avouèrent s’être égarés et présentèrent leurs excuses au président de l’AMP. La plate-forme CLP semble morte de sa belle mort. On n’en parle plus d’ailleurs. Mais sait-on pourquoi ?

Congoone est en mesure de révéler à l’opinion que la colère de Kabila Kabange fait suite à un BI ( Bulletin d’information) indiquant que le parti politique ARC animé par Olivier Kamitatu a été en réalité créé par un beau-fils du président angolais Dos Santos qui le finance pour noyauter l’AMP.

Et pour cause, le CLP (qui continue à exister dans le cœur de ses fondateurs) est considéré par les Kabilistes pur sang comme le bras « armé » que ces politiciens allaient utiliser pour, tout au moins, empêcher Kabila de gagner les élections de 2011, faute de faire élire un membre du CLP à la magistrature suprême. Ce n’est pas pour rien qu’un ex-député indépendant, passé avec armes et bagages à l’AMP dont il est devenu membre du comité directeur, a « déterré » les entretiens qu’il avait eus avec Olivier Kamitatu qui voulait se présenter à l’élection présidentielle de 2006. Le député- éditeur considérait et considère encore qu’Olivier Kamitatu n’a pas les qualités requises pour une telle fonction. Comment ne pas s’interroger si le go du lynchage contre Olivier Kamitatu n’a pas commencé quand le fameux éditeur, dernier ministre de l’Information du dernier gouvernement de Mobutu présidé par le général Norbert Likulia Bolongo, écrit dans son journal du 26 juillet dernier que Kamitatu qui va assommer Jean-Pierre Bemba à la CPI. Certes que cette assertion n’est pas un scoop, mais qu’elle vienne d’une grande gueule de l’AMP, on ne peut qu’applaudir des mains et des pieds, car ceux qui avaient encore un doute sur la politisation de la CPI sont servis.

Olivier Kamitatu est donc accusé d’avoir touché des sommes colossales, 50 millions de dollars américains, pour financer une rébellion à partir du Bas-Congo. Ces fonds, signale-t-on, ont transité par les comptes de Kamitatu dont les jours au gouvernement sont comptés

Mais pourquoi le soutien angolais à Kamitatu alors que Luanda a toujours été un allié de Kinshasa ? Il n’est secret pour personne que le froid s’est installé entre Dos Santos et Kabila Kabange à la suite du rapprochement et des liens plus qu’étroits qu’entretiennent désormais Kabila et Paul Kagame.  Il faut y ajouter l’activisme du FLEC (Front de libération de l’Enclave du Cabinda) à partir du territoire congolais.

Edouardo Dos Santos voudrait « rendre l’impolitesse » à Kabila Kabange à travers une rébellion d’autant plus que le FLEC est très actif dans le Bas-Congo et aurait utilisé des camps de formation de Bundu dia Kongo pour préparer ce coup.

En ce qui concerne Vital Kamerhe, il est l’homme à abattre du groupe d’extrémistes katangais dont Katumba Mwanke est le chef de file. Le lynchage médiatique de l’ancien président de l’Assemblée nationale est programmé à travers des articles « inspirés » notamment sur la facture de la villa située dans les environs du Grand Hôtel Kinshasa, ex-Hötel Intercontinental, et des photos de destruction méchante de ladite villa.

Agissant pour le compte de Kabila, Evariste Boshab, le successeur de Kamerhe et toujours secrétaire général du parti présidentiel ( PPRD), et Augustin Katumba Mwanke, le super conseiller présidentiel, sont décidés à neutraliser Kamerhe, à défaut de le liquider.

Comme toujours, Kabila se tait dans toutes les langues. On sait pourtant d’où souffle le vent : Kabila redoute la création d’un autre parti politique par Kamerhe pour le défier à la prochaine présidentielle.

C’est pourtant ce qui est susceptible de se produire. Car, Kamerhe va refaire son entrée à l’assemblée nationale le mois prochain, lors de la rentrée parlementaire de septembre. Et c’est là que son sort sera décidé.

En effet, Congoone a appris que des proches de Kamerhe, dont nous faisons mystère des identités, ont déjà créé deux partis politiques. La stratégie de l’ancien président de l’Assemblée nationale, selon un de ses lieutenants, c’est de démissionner bientôt de l’assemblée nationale, pour être désigné par l’un de (ses partis) candidat président de la République, et se lancer dans la campagne électorale.

Kabila qui sait mieux que quiconque le rôle joué par Kamerhe lors de la présidentielle de 2006 chercherait à le « récupérer » de manière à éviter qu’il ne le gêne en 2011, surtout que le Kivu n’est plus sa chasse gardée à cause des promesses non tenues et du retour  actuellement sur les terres kivutiennes des centaines des milliers des réfugiés tutsi congolais.

Quand bien même un flou artistique est entretenu au sujet des choix et avenir politiques du PPRD Vital Kamerhe, ceux qui savent lire les signes de temps auront noté que, le jour du défilé de l’indépendance le 30 juin dernier, Kabila et Kamerhe avaient eu des entretiens visibles de tous. Cela présage-t-il de la réconciliation ? On verra.

 
 
 

 

 
 


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