|
|
|
Prions et
agissons ensemble
|
|
Les
chretiens congolais sont interpelles et doivent agir selon leur
conscience ainsi que les prescrits de leur foi face aux anti-valeurs
et mauvais comportements observes lors des elections en RDC.
Noel approche et comment les chretiens congolais peuvent-ils
s'en inspirer ? @
|
|
Message Du Jour
|
|
@
Il
vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire
l'obscurité
15e
dimanche TOA , 10 juillet 2011
Évangile
de Jésus Christ selon saint Matthieu : 13, 1-23
Ce
jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il
était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès
de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses
en paraboles :
«
Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains
sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout
manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils
n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt
parce que la terre était peu profonde.
Le
soleil s'étant levé, ils ont brûlé et,
faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont
tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les
ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne
terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou
soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !
»
Les
disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? »
Il
leur répondit : « A vous il est donné de connaître
les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est
pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans
l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce
qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent
sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans
comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe
: Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez
beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s'est
alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché
les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles
n'entendent pas, que leur cœur ne comprenne pas, et qu'ils ne se
convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais
vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce
qu'elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes
et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne
l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
Vous donc, écoutez
ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la
parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare
de ce qui est semé dans son cœur : cet homme, c'est le
terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la
semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la
reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en
lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la
persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt.
Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui
entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions
de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de
fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est
l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit
à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
Voila le texte de cette parabole du semeur.
Un homme qui sème, et un petit grain qui tombe sur des différents
terrain. Toute parabole a son significat propre qui se rapproche aux
situations de vie de lfhumanité et qui en envisage des
solutions.
Le
grain qufon met en terre subit plusieurs outrages. Lfhomme qui
nait et qui habite le même pays, lui aussi subit beaucoup
dfoutrages. Comme le grain il est dévoré par
lfoiseau, il est brûlé par lfardeur du soleil, il est
étouffé par les épines. Qui par ailleurs sème
délibérément ses grains sur les routes et les
chemins ? Qui jette ses semences dans des endroits pierreux ou dans
les épines et les ronces ?
Dieu
lui ne fait pas de distinctions ; il ne se limite pas à mettre
la semence dans un bon terreau. Cfest lfabondance de la semence
qui assure la récolte malgré sa fragilité, malgré
les erreurs de parcours. Une fois jetée, la semence ne nous
appartient plus. Elle nfest plus notre affaire, mais lfaffaire de
celui ou de celle qui lfa entendue et reçue.
La Parole de Dieu peut
être entendue là où rien ne semble la favoriser.
Cela sfapplique à tous.
Dieu ne nous demande pas
dfêtre des épouvantails qui éloignent les
oiseaux des grains. Il nous demande de procurer de lfombre aux
plantes fragiles, de les entretenir, avec la promesse que la récolte
sera abondante. Notre mission est celle dfêtre des témoins
fiables, des semeurs et donc dfannoncer la bonne nouvelle au monde
sans aucune restriction, inlassablement. La semence ne peut pas se
jeter dfelle-même, elle a besoin de nous, mais elle pousse
aussi avec nos soins.
Jésus est lui-même
le semeur qui sort pour semer. Sa parole est répandue. Chaque
personne qui la reçoit est personnellement responsable de ce
qufelle en fait. Les évangiles nous racontent à
maintes reprises les réactions des hommes de toute classe
sociale (religieux, politiciens, etc.) vis-à-vis de la parole
annoncée par Jésus.
Chacun dfentre nous est
à certains moments de sa vie, lfun ou lfautre des terrains
mentionnés dans la parabole. Tout dépend de la bonne
volonté, de la disponibilité à lfécoute,
et du désir à réfléchir.
-
Il
y a dfabord la semence qui tombe sur le bord du chemin. Ceci
représente les occasions où trop de choses prennent
toute la place dans les soucis de notre vie et risquent dfétouffer
notre intelligence, notre humanité, notre foi.
-
Il
y a les terrains rocailleux qui rendent toutes non convictions
et notre foi très superficielles et éphémères.
-
Il
y a aussi les terrains avec des épines. La foi est
alors étouffée par les soucis du monde. Ces soucis
que nous-mêmes nous nous créons, mais aussi des
soucis qui nous proviennent de la situations sociopolitique dans
la quelle nous vivons.
Il
faut nettoyer, faire de lfespace au fond de nous-mêmes pour
que le grain trouve le bon terrain et puisse apporter les fruits. Il
faut nettoyer nos oreilles pour qufelles entendent, pour que nos
yeux voient et que nos cœurs comprennent. Nous entendons, mais
nous ne comprenons pas. Nous ne comprendrons jamais pourquoi tels
grains qui devraient germer nfont pas germé et un autre qui
ne pouvait germer donne de fruits. Nous ne comprendrons jamais
pourquoi dans ce mauvais terrain à nos yeux, une semence mal
jetée, mal entretenue a bien poussé et pourquoi ailleurs
malgré des laboureurs excellents tout est mort. Nous ne
savons pas comment Dieu agit.
La
parabole du semeur est dfabord et avant tout une invitation à
lfespérance : malgré tous les obstacles, la récolte
sera bonne. Cfest la nuit qufil
est bon de croire à la lumière.
Pas maudire la nuit espérer à lfaube et au soleil qui
arrivent. Au choc des idées, jaillit la
lumière.
La Parole de Dieu a le
pouvoir de transformer un terrain rocailleux en terre dfabondance.
Elle peut transformer « nos cœurs de pierre en cœurs
de chair ». Elle peut transformer nos détresses en joies.
Elle peut transformer tout.
Seigneur,
je crois que l'homme d'aujourd'hui
peut encore vivre dans l'espérance.
Simplement le fait que des gens toujours recommencent,
aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur
de l' Eglise, c'est là une source d'espoir.
D'où cela vient-il, Seigneur que tant d'hommes, tant de jeunes
surtout vivent dans la discorde? C'est sans doute qu'ils voient
autrement!
Seigneur, je ne vois pas encore ce renouveau, mais je sais qu'il
viendra;
plus de justice, plus d'humanité, plus d'amour.
Et je vois des gens qui se rencontrent et qui en font leur travail.
Cela c'est plein d'espérance.
Espérer, c'est ne pas abandonner devant les faits. AMEN!
Lecture
du livre d'Isaïe : 55, 10-11
Ainsi
parle le Seigneur : La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y
retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée
et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain
à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne
me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux,
sans avoir accompli sa mission.
©
kakaluigi, 10 juillet 2011
@
|
|
|
|
La
mission : aller pour guérir
5e
dimanche TOB, 5 février 2012
AUDIO
DIM
5 FEVRIER 2012.wav
http://www.yousendit.com/download/T2djWGJFdkdKV01VV01UQw
Évangile
de Jésus Christ selon saint Marc : (1, 29-39)
En
quittant la synagogue, Jésus, accompagné de
Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la
belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre.
Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade.
Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la
fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le
soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait
tous les malades, et ceux qui étaient possédés
par des esprits mauvais. La ville entière se pressait
à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il
chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de
parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. Le
lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et
alla dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand
ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde
te cherche. » Mais Jésus leur répond :
«Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là
aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je
suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée,
proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant
les esprits mauvais.
Job
décrit la face tragique de la vie dans des images qui
nous rejoignent. «
Vraiment, la vie de l'homme sur la terre est une corvée,
il fait des journées de manœuvre. Comme l'esclave
qui désire un peu d'ombre, comme le manœuvre qui
attend sa paye, depuis des mois je n'y ai gagné que du néant,
je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché,
je me dis :'Quand pourrai-je me lever ?' Le soir n'en finit pas
: je suis envahi de cauchemars jusqu'à l'aube. Mes jours
sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s'achèvent
quand il n'y a plus de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie
n'est qu'un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. »
Job : 7, 1-4.6-7.
Job
est témoin de la condition humaine, car il vit une crise
— la perte de tout, enfants, biens, santéc Il
lance un cri universel : « qu'ai-je fait pour en arriver là?
» Il pose à Dieu lui-même la question :
Pourquoi, tout cela ?. Est-ce qufil y a espoir de nous
rescaper du malheur et du mal qui nous arrive ?
Voila
donc des véritables questions de tout homme. Personne
nféchappe ! Et aujourdfhui ces questions nous
conduisent à chercher les réponses dans le récit
de l'Évangile où Marc revient encore avec des guérisons
et des histoires de démons afin de nous présenter
Jésus au début de sa vie publique.
Nous
découvrons Jésus dans l'urgence de la proclamation
du Royaume. Il sait bien que sa vie publique ne durera pas
beaucoup de temps. Jésus veut nous faire entrer, nous
tous, dans ce Royaume, que nous connaissons déjà
un peu.
Au
moment d'une crise c'est vers lui que nous nous tournons, mais
tentons de l'apercevoir plus nettement dès maintenant.
Pas comme un magicien, un thérapeute, un sorcier, mais
dans son véritable visage dfhomme qui va à la
rencontre de ceux qui on besoin de son aide, de sa main.
Jésus
accueille et guérit de nombreux malades. Il va d'un lieu
à un autre, il est à la synagogue, à la
maison de Pierre, à la porte de la ville. Marc en
racontant aujourdfhui la guérison de la belle-mère
de Simon , emploie des verbes qui nous poussent à bien réfléchir
car ils font partie de la mission de Jésus Christ sur
cette notre terre : « Jésus s'approcha
d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre
la quitta, et elle les servait »
Par
après nous retrouvons Jésus dans un lieu désert
et de là, il s'en va vers les bourgs voisins et puis dans
toute la Galilée « proclamant la Bonne
Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais ».
Jésus
occupe tous les espaces : espace religieux et profane, espace
privé et public, car tout dans notre vie est lieu
potentiel de relation avec Dieu. Toute notre vie est concernée
par la relation avec Dieu. Il nous accompagne sur nos chemins,
car il s'est toujours dérobé aux espaces confinés
dans lesquels nous aurions cru prétendre le contenir.
Il nous fait
voir Dieu autrement. Nous concevons souvent la religion souvent
comme une source de solutions à nos problèmes. Jésus
nous déplace vers une autre dimension qui verra
l'annihilation des problèmes, mais non leur solution. La
vie éternelle commence dès ici-bas quand Dieu est
le centre de nos vies. Si nous enracinons notre vie dans une
telle attitude, nous devons des témoins de l'Évangile.
Saint Paul nous dit que cela nfest pas une option, car pour
lui annoncer l'Évangile est une nécessité.
Il sfest fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus
grand nombre possible. De plus, celui qui annonce lfÉvangile
ne le reçoit pas moins que celui qui l'écoute.
Jésus guérit,
Jésus prêche le Royaume, Jésus chasse les démons,
Jésus prend par main le malade et le met débout.
Et tout cela pour nous dire que celui qui lfa volontairement
choisi doit suivre le même chemin.
Nous
sommes au cœur du salut chrétien, car il ne sert
à rien de se dire chrétien si nous ne changeons
pas notre vision du monde et notre vie. Jésus nfest pas
le symbole de tout ce que nous désirons. Nous souhaitons
que quelque part quelqu'un ou une organisation fonctionne sans
cesse pour éliminer la souffrance et la tragédie.
C'est la réponse que nous demandons et attendons de Dieu,
cependant la réponse de Dieu à nos tragédies
humaines ne consiste pas à résoudre tous nos problèmes,
mais à changer le niveau ou la hauteur de notre regard.
Et à être nous les sauvés à pouvoir
sauver, nous les baptisés à devoir baptiser, nous
ceux qui on reçu lfannonce à devoir être
les messagers de paix et de justice de lfEvangile et du
Royaume.
Pas
le moindre indice de paix universelle, dfun printemps à
la grandeur ne notre Terre, de guérison de nos blessures
ou dféquité économique. Tout nous semble
très sombre et nous ne voyons toujours rien venir. Peut-être
nous ne savons pas bien regarder. Rappelons-nous Job sur son tas
de fumier. Job qui avait été si riche, et qui se
retrouvait si pauvre avant de redevenir riche. Cela l'avait amené
à revoir sa relation avec les biens matériels,
avec le monde, et à reconstruire sa vie différemment.
Nous ne sommes pas tous des Job, mais notre enjeu est de vivre
de lfÉvangile, de découvrir le Royaume de Dieu.
La mission dfaller et de guérir !
Seigneur,
voila nos mains pour qufavec elles tu puisses bien soigner les
souffrances de notre humanité. Seigneur, voila nos
bouches, pour qufavec elles tu puisses bien annoncer la beauté
du Royaume. Seigneur, voila nos pieds, qufavec eux tu puisses
bien marcher sur les routes du monde. Amen.
©
kakaluigi, 6 février 2012
|
|
@
|
Voilà un
enseignement nouveau, proclamé avec autorité
!
4e
dimanche TOB, 29 janvier 2012
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
(1, 21-28) :
Jésus, accompagné de ses disciples,
arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour
du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là,
il enseignait. On était frappé par son
enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur
synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais,
qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus
de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort
bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus
l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet
homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et
sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur,
tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut
dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé
avec autorité ! Il commande même aux esprits
mauvais, et ils lui obéissent. » Dès
lors, sa renommée se répandit dans toute la
région de la Galilée.
|
|
LE 16 FEVRIER 2012:
DATE DE LIBERATION.
L' Eglise
Catholique reste determinee a delivrer le peuple du mensonge et du vol
electoral 2012/1/27
Monsieur
l'Abbe Luyeye a parle a coeur ouvert et il a les mots justes. Un bel
exemple a suivre. Voila donc comment devrait s'exprimer un veritable
chretien et homme de Dieu en conformite avec l'Evangile: sinceremenet et
clairement. Pas d'ambiguite ! Le peuple congolais est reste trop
longtemps endormi. Son reveil est definitif. La peur a change de camp.
L'imposteur et les traitres-collabos vont sentir passer l'ouragan de
l'Histoire en RDC. Ils seront emportes par le ....
cliquez
>>>
http://www.congonetradio.com/abbe-Luyeye-20120127.html |
|
Encore une fois lfévangile nous propose le récit
de quelque chose qui arrive dans la ville de Capharnaüm.
Jésus, après avoir laissé sa ville
natale de Nazareth, avait choisi la ville de Capharnaüm
comme sa habituelle résidence. Et cfest ici qui
commence sa mission. Dimanche passé il a appelé
ses premiers collaborateurs, aujourdfhui, cfest le
jour du shabbat, le jour de la prière et du repos,
il sfunit à lfassemblée des croyants.
« Et là, il enseignaitc en homme qui
a autorité » . Jésus nfest pas
encore bien connu par le grand publique, et pourtant ce
qufil dit touche les gens. Il ne parle pas comme les
scribes. Ce qufil dit crée des émotions et
de sensations différentes.
Mais dans lfassemblée pas tous sont là
pour écouter, pas tous sont arrivés avec les
mêmes propos dfécouter et de prier. Chacun
est arrivé avec son bagage de préoccupations,
de doutes, dfexpériences.
Et voila alors que le récit se penche sur la présence
de cet homme « tourmenté par un esprit
mauvais, qui se mit à crier : « Que nous
veux-tu, Jésus de Nazareth ? ». Jésus
livre fréquemment un combat avec les démons.
Que me soit permis une petite parenthèse : Ce
qufarrive dans la synagogue peut nous mettre mal
à l'aise, car on dit souvent aujourdfhui que
personne ne veut entendre parler de Dieu et encore moins
du démon. Est-ce de Dieu dont les gens ne veulent
plus entendre parler ou plutôt du visage de Dieu que
nous leur présentons ? Si nous dévoilons un
Dieu dfamour qui accueille lfautre dans le respect et
la dignité, les croyants dfaujourdfhui, comme
ceux dfhier, seraient moins réfractaires à
notre Dieu de liberté. Je ferme la parenthèse.
Mais, laissons de côté la possession
diabolique, car à lfépoque de Jésus,
toute maladie, toute infirmité, toute limite
humaine étaient considérées comme des
possessions dfesprits mauvais. Et cela cfest encore
vrai dans beaucoup de régions de notre monde
dfaujourdfhui, même chez nous au Congo. Toute
maladie, toute mort, a pour nous les congolais et les
congolaises un bouc émissaire, un esprit mauvais
qui arrive a envahir la vie.
Nfoublions pas que notre vie humaine est bien marqué,
dés le commencement, par le péché de
nos parents. Le péché fait partie de la vie
et le péché cfest le mal.
Mais voila alors qufau milieu de nos doutes et de nos désespoirs
ce Jésus de Nazareth qui parle au nom de Dieu avec
une telle conviction, que sa Parole a raison de toutes nos
limites, nos pauvretés, de nos doutes, de nos précarités.
Quand Jésus affronte le démon qui habite cet
homme de Capharnaüm, cfest pour nous montrer que
nous avons, nous aussi, dans nos assemblées de prières,
dans nos églises et nos communautés,
un chemin spirituel à parcourir avec lfaide de
Dieu, mais aussi avec lfaide des prophètes et des
témoins convaincants et convaincus « qui
parlent avec autorité et pas comme les scribes
». Nous avons la possibilité de connaitre
davantage qui est Jésus et dfentrer en communion
avec Lui. Tout en partageant sa Parole et son action.
Nous ne pouvons pas mélanger lfeau bénite
et les millier dfamulettes de nos croyances ancestrales,
le chapelet et la course vers les sorciers et les
magiciens.
Dans lfextrait de lfévangile, Jésus
enseigne dans la synagogue de Capharnaüm et les gens
étaient frappés par son enseignement. Jésus
vit et fait ce qufil proclame. Sa parole attire les
foules. Il se trouve au centre dfintérêt.
Le démon connait bien Jésus, cet homme qui
parle avec autorité, qui nfest pas comme les
scribes, qui à la mission de combattre tout mal qui
asservi et enchaine lfhomme. Comprenons ainsi le cri :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu
venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le
Saint, le Saint de Dieu. »
Le démon connait Jésus, les fideles ne le
connaissent pas. Lfassemblée est distraite et préoccupée
par autres choses.
« Jésus l'interpella vivement : «
Silence ! Sors de cet homme. » Jésus parle et
sa Parole agit. Ce qui est nécessaire est se
taire, est se concentrer, et faire espace à toute
autre émotion. Le nécessaire est la
rencontre avec Lui. Attention donc à ce désir
de recherche constante du miracle, de ce merveilleux qui
cache lfessentiel, de recherche dfémotionsc
Il faut toute autre foi, donc.
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui
en poussant un grand cri.
Il nous faut croire à la conversion, il nous faut
croire que Jésus est là pour aider lfhomme
à se libérer de ses esclavages, et a briser
les chaines du mal. Lfarrogance, le mensonge, le mépris,
lfégoïsme : tout cela ne sert à rien.
Saisis de frayeur alors, nous aussi nous pouvons
donc nous interroger : « Qu'est-ce que
cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau,
proclamé avec autorité ! »
Oui, un nouveau enseignement : un grand amour pour
lfhomme qui devient pardon et miséricorde,
puisque le paralysé est lfimage du pauvre et de
l'exclu, de celui que beaucoup considéraient puni
par Dieu à cause de son péché, pour
le marginalisés de la société, pour
le peuple souffrant qui croupit dans la misère.
Le paralysé cfest aussi lfimage pour nos
assemblées liturgiques, nos communautés
paroissiales, nos communautés diocésaines
trop enfermées en elles- mêmes.
Jésus annonce le pardon et la miséricorde
comme moyens pour effacer le poids de la culpabilité
et du jugement des autres et qui montre qufau-delà
des blessures et des paralysies, il y a un avenir
possible, il y a un homme nouveau, des communautés
nouvelles.
Cela est blasphématoire aux yeux des scribes qui ne
sont pas encore prêts à accepter la nouveauté
que c'est sur la terre aussi que le pardon et la miséricorde
peuvent être prononcés et donnés. Dans
le Règne de Dieu ici-bas, les hommes et les femmes
ont le pouvoir et la liberté de prononcer ces
paroles de pardon et de miséricorde. Cfest la
mission nouvelle de tout croyant en Jésus Christ,
Et, puisque la parole de Jésus n'est pas une parole
vide, Jésus va montrer tout cela en
posant des gestes de guérison physique.
En effet, il y a plein de résistances que le pardon
doit franchir avant de remettre debout en nous et en
l'autre ce qui est blessé, brisé, paralysé.
Seigneur Jésus, Cfest à notre tour de
sortir de notre immobilisme, dfêtre des vrais amis,
dfêtre des vecteurs de changement. Seigneur Jésus,
tu es toujours vivant parmi nous et à travers nous,
tes témoins. Nous sommes tous tes prophètes
et tes disciples. Nous devons montrer au monde le vrai
visage de Dieu. Aides-nous alors à devenir
davantage des témoins de ton pardon et de ta miséricorde.
Amen.
Lecture du livre du Deutéronome (18, 15-20) :
Moïse dit au peuple d'Israël : « Au
milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre
Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous
l'écouterez. C'est bien ce que vous avez demandé
au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de
l'assemblée, quand vous disiez : 'Je ne veux plus
entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus
voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !'
Et le Seigneur me dit alors : 'Ils ont raison. Je ferai se
lever au milieu de leurs frères un prophète
comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il
leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute
pas les paroles que ce prophète prononcera en mon
nom, moi-même je lui en demanderai compte.
Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une
parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui
parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là
mourra. '»
© kakaluigi, 29 janvier 2012
@
|
Connaître tes chemins
3e dimanche TOB, 22 janvier 2012
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc ( 1, 14-20)
Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer
la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne
de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de
jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière
moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils
le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère
Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les
appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils
partirent derrière lui.
Jésus commence son ministère sur les chemins de la Galilée. Les Juifs
attendaient la venue dfun Messie, une intervention dfun Dieu Libérateur dans
la leur Histoire. Mais voilà, Jésus, à Capharnaüm, se baladait le long du lac
et regardait les pêcheurs qui inlassablement répétaient les mêmes
gestes. Il
appela ces gens à le suivre, et ils le firent subitement. Il nfy avait là rien de
spectaculaire.
Le premier message de Jésus tel que rapporté par Marc est : « Le temps est
accompli, et le Règne de Dieu s'est approché ; convertissez-vous et croyez à
l'Évangile. » Par ces paroles, nous devons comprendre que le règne de Dieu ne
tombera pas soudainement du ciel, il ne sfimposera pas par la force. Pour nous
cela est beaucoup plus évident que pour les contemporains de Jésus.
Le temps fait partie de notre existence, et chacun existe dans le temps. Cfest
dans la temps qui se joue notre vie au quotidien. Le temps donc de tout ce
qufon espérait dans nos cœurs est donc « accompli », est arrivé, est présent.
Et par conséquent « le Règne de Dieu s'est approché »
Dans la prière de Notre Père nous prions pour que « Ton règne arrive »,cfest donc par un chemin différent de celui conçu par les humains que Jésus
sfimpose. Cfest dans sa fragilité et son humilité qufil signale sa présence. Il
inaugure son Royaume en se donnant lui-même, en se faisant présent au
milieu des humains, et comme un humains.
Le règne de Dieu est parmi nous. Nous pouvons déjà en voir les
signes, même
si le chemin peut encore sembler bien long et plein dfembûches, et de luttes.
Croyons-nous vraiment à cela, à lfÉvangile ? LfÉvangile, ce nfest pas la
méfiance et la défiance, mais lfamour, même des ennemis. LfÉvangile, ce nfest
pas le repli sur soi, mais le risque, le risque de lfamour du prochain, quel qufil
soit.
Le Règne de Dieu nfest pas une structure, une institution, un pouvoir. Le
Règne de Dieu est avant tout une personne qui appelle sans cesse et qui
dit : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »
Convertissez-vous, nous dit Jésus, changez de logique, changez votre vision du
monde, changez de mentalité, de comportement. Nous sommes-nous vraiment
convertis ? Cfest là le vrai défi que nous pose lfÉvangile. Pourquoi sentons-
nous pas mal de résistance à nous convertir vraiment ?
Nous pouvons nous convertir parce que le règne de Dieu sfest approché,malgré nous, et que le monde tel que nous le voyons est en train de passer.
Nous convertir pour écouter,
Nous convertir pour répondre à lfappel,
Nous convertir pour nous mettre a la suite subitement sans aucune hésitation!
Dans lfextrait dfÉvangile nous avons la liste des premiers appelés, mais cette
liste est ouverte, elle nous concerne tous. Dieu nous adresse un message
personnel et nous confie une mission. Un temps nouveau est en train de
sfaccomplir. Dieu est à lfœuvre dans le cœur des humains, cfest cela qui est
nouveau et cfest pourquoi les premiers disciples ont laissé si soudainement
leurs filets pour suivre Jésus.
Cfest chacun de nous, maintenant que ce texte interpelle pour savoir si
maintenant, aujourdfhui et pas demain, nous aussi, nous allons quitter nos
passés, nos habitudes, nous allons abandonner nos filets quels qufils soient et
suivre Jésus.
Suivre Jésus, c'est être rejoint par son appel, un appel qui crée en nous tout
ce qui est nécessaire à la mise en route. Un appel qui fait se lever et marcher,
un appel qui fait vivre, un appel qui vient illuminer toute la vie.
Laisser tout pour suivre Jésus, ce n'est pas se débarrasser de tout, c'est tout
retrouver autrement. Cfest à chacun et chacune dfentre nous qufil appartient
de changer notre manière de penser, de voir le monde et dfy vivre, dfaccepter
dfêtre retournés, bouleversés, transformés par la bonté de
Dieu. Nous sommes
invités à donner notre confiance à un message qui nous parle dfun Dieu
différent de tous ceux que pourrions ou voudrions imaginer.
Ecoutons aussi nos Evêques dans leur dernier message « Le courage de
la vérité » qui nous disent clairement :
« LfEglise a une mission de vérité à remplir, une mission impérative, cfest un service rendu à
la vérité qui libère »[5]. Le processus électoral devrait permettre la consolidation de la culture
démocratique et la pacification du pays. Nous voulons la paix. Mais, celle-ci a des exigences
auxquelles lfon ne saurait déroger, notamment la vérité, la justice et le respect du peuple.
Cfest au nom de la paix que lfEglise ne cesse dfinviter les dirigeants congolais à la justice et à
lfamour de la vérité...Notre pays traverse à lfheure actuelle un temps dfincertitude et dfangoisse. Notre foi en Dieu
et notre confiance en lfhomme, créé à lfimage de Dieu, nous convainquent que cette incertitude
et cette angoisse peuvent être dépassées moyennant un changement de cœur, de mentalité et
de pratiques. Il faut lfamour du pays, la volonté de renoncer à des intérêts égoïstescpour
rechercher, dans le dialogue, les voies pour bâtir la paix en RD Congoc Car, la paix des
hommes qui sfobtient sans la justice est illusoire et éphémère. La justice des hommes qui
ne prend pas sa source dans la réconciliation par la vérité de lfamour demeure inachevée. Cfest
lfamour et le courage de la vérité qui tracent le chemin de la justice et de la paix véritables, celle
que nous voulons pour la RD Congo. »
Mon Dieu, tu es un Dieu proche et non un lointain despote ou un organisateur
qui sfest retiré de lfunivers. Mon Dieu, tu es proche à chacun de nous, car tu
es le chemin, la vérité et la vie. Mon Dieu, tu es un Dieu qui vient changer
radicalement nos vies dans notre quotidien et non nous inviter à les subir en
attendant des jours meilleurs. Mais croyons-nous vraiment à cela, à lfÉvangile,
toi qui nous fais connaître tes chemins ? Aides-nous donc à laisser tout et te
suivre subitement. Amen.
Lecture du livre de Jonas (3, 1-5.10)
La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à
Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur
elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or,
Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la
traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore
quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent
en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit,
prirent des vêtements de deuil. En voyant leur réaction, et comment ils se
détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les
avait menacés.
|
|
|
|
|
|
|
|