Une
crise latente couve au sein de la Majorité. Elle tire
ses origines du recrutement -ouvert à tous- des
mandataires publics. Une option qui est loin de plaire
à tous les sociétaires de la coalition au
pouvoir à Kinshasa. Même au coeur de la majorité,
à savoir Pprd et au Palu, des voix sfélèvent
pour relever le côté négatif de la
formule.Laquelle serait perçue comme un déni de compétence au niveau de la majoritéc Certains ténors de la coalition sfinterrogeant à haute voix sur le bien fondé du recrutement alors que les différents partis au pouvoir disposent des cadres compétents ayant concouru à la victoire de Joseph Kabila pour gérer et rendre compte.
Le Président de la République Joseph Kabila, le Premier ministre Gizenga, Mme la ministre de Portefeuille Jeanine Mabunda sont victimes dfune fronde de leur famille politique. LfAlliance de la majorité présidentielle en sigle AMP leur reproche la dépolitisation de la mise en place des mandataires dans les entreprises publiques, souvent gérées comme des biens personnels par les politiciens qui réclament un partage équitable.
Apparemment ces postes seront lfapanage de tous les intellectuels congolais de bonne moralité. Le Premier ministre Gizenga avant son voyage en Belgique a informé les membres du conseil et le gouvernement de la mise en place des mandataires publics conformément à lfarticle 79 de la Constitution et à la décision prise par le gouvernement lors de sa réunion du 11 mai 2007.
A cet effet, une commission constituée du ministre près le Président de la République, du ministre du Portefeuille a été instruite de procéder à une large diffusion par voie des médias nationaux et internationaux de la procédure de sélection et de nomination des mandataires de lfEtat au sein des entreprises publiques.
En effet, la ministre du Portefeuille a été chargée de rendre publics les critères, les profils et les chronogrammes concernant le recrutement des membres des comités de gestion. Le processus de la mise en place des mandataires se déroulera au même moment que lfaccélération des réformes des entreprises déjà en cours.
Quatre lois relatives à la réforme ont été soumis au gouvernement, les stratégies retenues par les autorités secteur par secteur sur la base des études du Comité de pilotage pour la réforme des entreprises publiques, COPIREP en sigle sont en oeuvre.
Par ailleurs, le Premier ministre, chef du gouvernement a souligné lfimportance que revêtent les entreprises du portefeuille dans le programme du gouvernement en cours a été remarqué qufà lfétat actuel, les entreprises de lfEtat sont moins performantes et nécessitent une réforme en profondeur.
Pour y parvenir, la mise en place des mandataires sfavère nécessaire. Les candidatures des congolais compétents et de probité morale sont encouragées pour éviter la politisation. Car de Mobutu à Kabila en passant par Laurent-Désiré Kabila, il y a une réalité: les entreprises sont souvent gérées comme des biens sans maître. Et ce sont surtout les hommes politiques qui réclament ces entreprises.
Exécutant à la lettre les instructions du
gouvernement, la ministre Jeanine Mabunda a mis le feu
à son ministère. Des lois que la réforme
des entreprises publiques a lancées le 12 juin
2007 les appels des candidatures aux postes dfAdministrateur
délégué général, directeur
technique...Cfest vraiment la levée des boucliers dans tous les états-majors politiques. Les discours se confondent au rythme de servir, en réalité à cacher les appétits gloutons. Certains membres du camp présidentiel qui ne se sont pas retrouvés dans le partage des ministères avaient misé sur les entreprises publiques. Ils disent qufils ont contribué à lfélection du Président de la République. Et étant donné qufils sont issus de lfAlliance de la majorité présidentielle, ils méritent récompense.
Malheureusement, le gouvernement nfest pas de leur avis. Lors dfun point de presse tenu samedi dernier, Mme Jeanine Mabunda a déclaré « je pense qufil ne sera plus question de designer dfautorité, de façon délibérée sans lien direct avec lfobjet social de lfentreprise, des mandataires sur une base exclusivement politique. Nous ne voulons pas que la gestion des entreprises publiques se transforme en une grande loterie, une récompense avec des conséquences malsaines au niveau des résultats », a déclaré la ministre Jeanine Mabunda.
La plupart des congolais, une fois à la tête dfune entreprise sont redevables à plusieurs pesanteurs tant visibles qufinvisibles pour qufenfin de compte ils se retrouvent incapables dfimprimer la bonne gouvernance qufils chantaient à longueur de journée, ou alors, ils ne songent qufà leur enrichissement personnel en cherchant des prétextes pour se justifier au bout du compte.
Mieux vaut en finir une bonne fois pour toute en plaçant des garde-fous au sein des entreprises publiques, à défaut de les privatiser ou encore de les libéraliser totalement. Car les politiciens congolais servent le plus souvent à alimenter leurs appétits gloutons.
(Th)
Simard Simon TSOUMBOU/Forum des As

Le
ministre Godefroid Mayobo rassure les partisans Amp et Palu
intéressés par les mises en place dans les
entreprises publiques
Si
bien qufavec la période de transition post
Dialogue intercongolais sont aussitôt revenues et
remises au goût du jour toutes les pratiques de
vampirisation de lféconomie nationale qui sont
revenues au galop à la surface. La persistance de
lfimpunité maintes fois annoncée, mais mille
fois précautionneusement tenue au rancart nfest pas
étrangère à leur résurgence.
Certaines dfentre elles ont des tailles de colosse ! Leur
gestion nfen est que plus qufaléatoire et offre
maintes opportunités à la mauvaise gérance.
Le cas de la Société nationale dfélectricité
(SNEL), de la Régie de distribution de lfeau (REGIDESO),
de la Société nationale dfassurance et de réassurance
(SONAS) et de lfOffice nationale de transport (ONATRA) vaut
la peine dfêtre cité en exemple : leur
gigantisme porte en lui-même les germes de leur aptitude
à être rentablement contre performants en plus
des facteurs négatifs humains internes et externes qui
interviennent et qui contribuent activement à leur décroissance
économique et sociale.