Prions et agissons ensemble

Les chretiens congolais sont interpelles et doivent agir selon leur conscience ainsi que les prescrits de leur foi face aux anti-valeurs et mauvais comportements observes lors des elections en RDC. Comment les chretiens congolais peuvent-ils s'impregner de  l'evangile et s'en inspirer ? @Suivez cette rubrique sur Congonet Radio chaque dimanche pour votre edification et votre elevation spirituelle.. 
 Message Du Jour
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Un morceau de Thomas en chacun de nous

2e dimanche de Paques B, 15 avril 2012

Evangile de Jesus Christ selon saint Jean : Jn 20, 19-31

C'etait apres la mort de Jesus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouille les portes du lieu ou ils etaient, car ils avaient peur des Juifs. Jesus vint, et il etait la au milieu d'eux. Il leur dit : á La paix soit avec vous ! â Apres cette parole, il leur montra ses mains et son cote. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jesus leur dit de nouveau : á La paix soit avec vous ! De meme que le Pere m'a envoye, moi aussi, je vous envoie.â Ayant ainsi parle, il repandit sur eux son souffle et il leur dit : á Recevez l'Esprit Saint. Tout homme a qui vous remettrez ses peches, ils lui seront remis ; tout homme a qui vous maintiendrez ses peches, ils lui seront maintenus. â

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'etait pas avec eux quand Jesus etait venu. Les autres disciples lui disaient : á Nous avons vu le Seigneur ! â Mais il leur declara: á Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt a l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son cote, non, je ne croirai pas ! â Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas etait avec eux. Jesus vient, alors que les portes etaient verrouillees, et il etait la au milieu d'eux. Il dit : á La paix soit avec vous ! â Puis il dit a Thomas : á Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon cote : cesse d'etre incredule, sois croyant. â Thomas lui dit alors : á Mon Seigneur et mon Dieu ! â Jesus lui dit : á Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. â

1l y a encore beaucoup d'autres signes que Jesus a faits en presence des disciples et qui ne sont pas mis par ecrit dans ce livre. Mais ceux-la y ont ete mis afin que vous croyiez que Jesus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

En ce II dimanche de Paques nous fetons la Divine Misericorde, une fete voulue par le bienheureux Jean Paul II.

Jesus disait a Sr Faustine :

" Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Misericorde. Je desire que la Fete de la Misericorde soit le recours et le refuge pour toutes les ames, et surtout pour les pauvres pecheurs. En ce jour les entrailles de ma Misericorde sont ouvertes, je deverse tout un ocean de graces sur les ames qui s'approcheront de la source de ma misericorde ; toute ame qui se confessera (dans les huit jours qui precedent ou suivent ce Dimanche de la Misericorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'ecoulent les graces ; qu'aucune ame n'ait peur de s'approcher de moi, meme si ses peches sont comme l'ecarlate. [...] La Fete de la Misericorde est issue de mes entrailles, je desire qu'elle soit fetee solennellement le premier dimanche apres Paques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Misericorde. " (Petit Journal, ˜ 699).

Cfest alors dans les sillons de cette fete que nous faisons notre reflexion sur lfEvangile de ce dimanche. Jesus et ses apotres formaient une petite communaute qui s'etait donnee comme mission de changer le monde, d'etablir un royaume de justice et de paix sur la terre. Thomas etait l'un de ceux qui croyaient vraiment a ce vent de fraicheur que Jesus annoncait, etaient un peu plus intellectuel des autres, qui croyait a un Messie qui aurait venu etablir lfordre public et se debarrasser de la puissance romaine.

La mort sur la croix de Jesus avait ete un evenement tellement dur pour lui, qu'il restait enferme dans sa peine, dans ses doutes, et surtout dans une immense colere. Thomas cfest un homme qui nfaime pas les hypocrisies, le mensonge.

Thomas veut voir, toucher, experimenter. Il n'etait plus capable dfaccepter la mort de Jesus, et en ce sens, il nous ressemble. Il est decu. Chagrine. Il quitte la communaute et il sfen va tout seul, probablement da une profonde crise@: á@pourquoi y rester@? Tout est fini. Mes reves sont brises. Cfest inutiles y rester encorec@â

Lfhistoire de Thomas se repete encore aujourdfhui quand nous les chretiens voyons nos espoirs se briser par les contradictions, le style de vie, le comportements de certains hommes dfEglise. Et alors on quitte, on sfeloigne, in ne croit a plus rien.

La resurrection de Jesus etait tellement inattendue et incroyable, pas etonnant qu'il y ait place pour le doute et sfen foudre de la communaute, du groupe, de la famille religieuse.

Thomas, c'est chacun dfentre nous dans notre cheminement de foi : notre foi en Jesus ressuscite est souvent ebranlee par les coups durs de la vie et specialement dans les souffrances de nos deuils. Pour ceux qui croient, la mort n'est pas la fin de tout. Quelque chose est arrive a la mort. En sommes-nous suffisamment conscients ? Elle semble sevir encore a maints egards, mais ne nous fions pas aux apparences. LfEsprit de Dieu souffle sur nous pour une vie nouvelle. Il arrive qu'il soit plus facile de croire au pouvoir de la violence pour changer le monde qu'au pouvoir de l'amour. Nous savons qufil est possible a la suite de Jesus, d'aimer, de pardonner, de servir comme lui. Jesus est la au c?ur de nos vies et il nous fait vivre.

Thomas a compris que loin de la communaute il ne pouvez pas tenir. Huit jours lui ont suffit pour refaire le chemin de retour e se retrouver avec une nouvelle plus puissante, plus extraordinaire, plus enthousiasmante@: Jesus est vivant. Il est ressuscite. Il rencontre Jesus, il parle avec Lui, il sfagenouille devant lui. á Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon cote : cesse d'etre incredule, sois croyant. â Thomas lui dit alors : á Mon Seigneur et mon Dieu ! â Jesus lui dit : á Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. â

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La resurrection de Jesus ce n'est pas un tour de magie. Il nfest pas toujours facile de croire. Nous avons nos incertitudes et nos questionnements devant une Eglise contestee. Nous avons nos raisons parfois de douter, l'Eglise n'est pas sans peches et nous non plus. Pour croire, il nous faut sentir des signes de la presence de Jesus vivant agissant en nous et autour de nous. La foi partagee en communaute permet de decouvrir l'amour qui s'eleve au-dessus de tout. Car Jesus ressuscite donne raison a toute existence humaine et nous fait decouvrir les veritables raisons de notre existence.

Le Seigneur dit aujourd'hui a chacun de nous, comme a Thomas : á Ne sois pas incredule, mais croyant â. Comme chretiens et chretiennes, nous sommes egalement appeles a etre des temoins du projet de Dieu dans le monde. Etre chretien ce n'est pas un fardeau, c'est participer a la victoire de Jesus en faisant reculer le mal.

Jesus nous envoie dans le monde comme ses missionnaires, animes par lfEsprit Saint , et pour y apporter la misericorde et la paix.

Croire en la resurrection nous oblige, tout comme les premiers chretiens et chretiennes, a changer notre facon de nous comporter vis-a-vis de nos s?urs et freres exclus, etrangers, et aussi a l'egard des biens materiels que nous possedons. Cela ne se reduit pas a un vague sentiment de bonte. Lorsque nous croyons vraiment a la resurrection de Jesus, il nous est impossible de laisser souffrir, de laisser avoir faim et soif nos freres et s?urs du monde entier surtout lorsque nous vivons dans l'abondance.

Croire n'est pas chose facile, c'est tres exigeant. Un morceau de Thomas est en chacun de nous. Cfest une illusion pouvoir etre chretien hors de lfEglise. Paques, cfest chaque jour que nous devons la vivre.

c kakaluigi, 15 avril 2012

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JOYEUSES FETES DE PAQUES 2012:

Ayons tous le courage dfentrer dans le tombeau vide

et gde voir et croireh. Alleluya.

 

 

DIMANCHE DE PAQUES 2012

 

Changez et croyezc

SUR QUELLES VALEURS  CONSTRUISONS-NOUS  NOTRE VIE ET CELLE DE NOTRE SOCIETE?

 

Audio: http://www.yousendit.com/0w1SE1UQw

8 avril 2012

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CROIRE AU CHRIST RECONCILIATEUR VIVANT PARMI NOUS

Tout commence à partir de ce tombeau vide

 

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20, 1-9

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis.»

Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.

C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

 

 

Pâques de résurrection. Nous voila à faire mémoire et  revivre spirituellement, lfévénement des événements, lfévénement qui a marqué toute histoire, lfévénement au quel lfhistoire humaine trouve sons sens et  sa vérification.

 

Nous voilà arrivés à Pâques 2012 . Nous voila ce premier jour de la semaine devant ce tombeau vide. Comme ce premier jour de la création, où la vie des printemps nouvelles jalonne dans notre univers et fait resplendir de couleurs et de parfums  nouveaux.  Ce matin nous nous souhaitons réciproquement des joueuses pâques en branchant, avec un sourire fraternel, cet olivier de paix et en criant à chacun. « Shalom ».

 

Parfois, nous répétons ces gestes par habitude ou par convention sans beaucoup penser à ce que nous faisons, et surtout sans penser que tout  est commencé  à partir de ce tombeau vide, qui à tort et à raison est devenu lfévénement des événements qui a marqué et continue à marquer toute lfhistoire de notre humanité.

 

Cette colombe de paix, livré par Noé après le déluge, revient avec son petit rameau dfolivier pour nous dire que : tout est passé, mais qufil faut  continuer à espérer au delà des désespoirs  ,des incertitude, des peurs. Ce Christ qui sort du tombeau et qui rempli de sa présence lfunivers invite lfhumanité  à continuer le combat contre tout mal qui ronge notre sociétés nos familles, nos communautés ecclésiales et religieuses, car le mal ne sera jamais le gagnant et ne réussira pas à nous dominer. Voila cette fête de Pâques !  « Christ est ressuscité des mortsc tous revivront en Christc O mort, où est ta victoire? O mort, où est ton aiguillon? Lfaiguillon de la mort, cfest le péché et la puissance du péché, cfest la mort; Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ. » (1Corinthiens15:20, 55-58)

 

 

Ce Christ ressuscité  est ce nouveau feu embrasé dans la nuit, cfest cette grande bougie allumée pour éclairer. La lumière du Christc à besoin de se rependre, à besoin dféclairer tout homme de bonne volonté,  cette lumière   nfa pas voulu resté dans les ténèbres du tombeau de la mort, mais elle éclate, sort,  et se manifeste vivante, plus que jamais. Voila que la fête de Pâques nous montre toute la vérité ! "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?"

 

Et alors « Mieux vaut allumer une chandelle que maudire lfobscurité.» comme disent les chinois. « Soyez la lumière du monde.. »

 

Pâques est la fête de la vie et de l'espérance.

Jésus est  ressuscité. Nfest plus enfermé dans ce  tombeau. Jean nous raconte ce qui est arrivé ce premier jour de la semaine, qui nous rappelle le premier jour de la création.

 

Marie-Madeleine, « se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre » Les rayons du nouveau soleil nfont pas encore gagné le cœur de cette femme, enveloppé encore de déception et de doutes du vendredi saintc mais voila elle se retrouve devant un tombeau vide. Et avec toute sa peine revient au Cénacle pour dire à Pierre : « « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis.»

Pauvre Madeleine ! Devant le tombeau ouvert nfa pas franchi la peur de ses doutes et elle a refait son chemin, sans comprendre. Elle nfa pas eu le courage de franchir le seuil de ce tombeau pour voir en face toute la vérité.

 

Simon-Pierre et Jean vont au tombeau « Ils couraient tous les deux ensemble » et se retrouvent devant. un tombeau  videc mais dans le tombeau tout est en ordre.  L'entrée de Jean, le «disciple que Jésus aimait» culmine avec : Il vit et il crut!

Et enfin souligne : Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

 

 L'évangile de Pâques de Jean  termine ainsic avec cette affirmation, avec cette vérité :et voila que lf entrée dans le tombeau vide et cet éclat de lumière qui fait ouvrir les yeux et montre toute la vérité pour pouvoir enfin vraiment croire.

 

Comme la nouvelle vie de Jésus, c'est de la mort que naît la foi du disciple. Son regard de foi voit au-delà de ce que ses yeux voient. Extérieurement, rien n'est changé, rien n'est visible. Pourtant, tout est différent.

 

Paul, aux Colossiens (3,1-4)  qui se sentaient obligés de faire des sacrifices pour gagner leur vie,  souligne que Pâques n'est pas seulement la célébration de quelque chose qui est arrivé à Jésus. Sa nouvelle vie a déjà rejoints tous les hommes.

Nous sommes, nous dit saint Paul, déjà « ressuscités avec le Christ » . Le ciel a été déjà donné aux chrétiens. Ils ont déjà hérité de la vie éternelle comme participants à la résurrection avec Jésus. Jésus ressuscité est notre vie : « recherchez  les réalités dfen haut, cfest là qufest le Christ ».

 

La résurrection nfest donc pas de lfordre de lfextraordinaire et du fantastique qui nous feraient penser à de la science fiction. La résurrection, cfest porter son regard étonné sur le tombeau vide et avoir le courage dfy entrer. Elle vient tout bouleverser avec bruit et fracas. Elle vient nous faire entendre la Parole de Dieu. Elle vient nous réveiller de notre endormissement pour nous faire voir la vraie vie, pour nous montrer toute la vérité. La résurrection cfest dfabord un regard qui change et ensuite une vie transformée qui commence. Nous sommes appelés à changer notre regard sur la notion de mort comme sur la notion de vie pour voir de la présence là où nous pensions lfabsence et être enfin dans la joie.

 

Mais nous trainons toujours devant le tombeau vide avec nos doutes, nos ambigüités, nos peurs, nos incertitudes, notre inconstance,  nos illusions, et nos fautes. Entrer dan ce tombeau, suivant Pierre comme le fait Jean, nous est difficile. Cfest ensemble avec quelqufun qufon est appeler à « voir et croire ». Pas tout seul ! Cfest une illusion penser de sauver tout seul.  Nos yeux ne voient encore que le fruit de la mort et du péché. Nous est difficile changer nos habitudes, nos comportements, nos croyances ancestrales.  

 

Le tombeau vide est partout où le mal semble avoir eu le dessus. Le tombeau vide est là où nos lâchetés et nos égoïsmes collectifs ont remporté la victoire. Le tombeau vide est là où, chaque jour, le découragement et le désespoir nous guettent. Mais c'est là, exactement là, que peut renaître notre foi. Là où nos yeux de chair voient un cul-de-sac, une fin sans retour, un pardon impossible, le regard de la foi peut découvrir les signes de la victoire de Jésus ressuscité. Le tombeau de nos péchés - de nos trahisons et bassesses - devient lieu de rencontre. Le tombeau vide  de nos égoïsmes, de notre superficialité, de nos tribalismes et collinismes, de nos  appétits violents

 

Cfest seulement en franchissant ce seuil de ce tombeau vide que nous rencontrons le Christ réconciliateur, le Christ sauveur. Croire à ce Dieu qui est volant et qui nous pousse à la réconciliation. On a parle trop de réconciliation, mais on ne fait presque rien.  Se réconcilier pour construire, se réconcilier pour gouverner, se réconcilier pour servir. Un chemin bien long, plein de difficultés, mai un chemin à devoir parcourir et qui demande renonciations, sacrifices, humilités, croix et calvaires.

La réconciliation a besoin de convictions profondes,  de conversion, dfavoir un projet commun où lfempathie et le dialogue en sont les bases portantes.

Un certain matin, ce premier jour de la semaine,  Dieu a visité nos tombeaux et remporté la victoire sur le mal. Depuis ce matin de résurrection, la foi en Jésus ressuscité a la puissance de vider les tombeaux, partout où le mal a pris le dessus.

 

Joyeuses Pâques.

Une vie à partager et à fructifier

pour être des hommes et des femmes d'espérance.

 

Joyeuses Pâques.

Une vie fondée en Jésus vainqueur de la mort ;

Qui fait  surgir lfespoir

non pas par des forces humaines,

mais de la force de Dieu

en qui nous avons mis notre confiance

et qui transforme notre faiblesse.

 

Joyeuses Pâques.

Voila la vie de Dieu manifestée en Jésus ressuscité

Et déployée dans le service et dans l'amour

là où elle semble être niée.

 

Voila la meilleure façon de vivre ce Mystère pascal,

et de crier enfin

que tout est possible

pour ceux qui on confiance en Jésus.

 

Joyeuses Pâques, Alléluia !

 

MESSAGE EN SWAHILI 

Wandugu wapenzi Yesu amefufuka, alleluya. Ndiyo tangazo la furaha ya Paska, Ndiyo tangazo la kitumaini kwa watu wote. Yesu, rafiki yetu, ni mzima, anatusaidia na neema zake kupiganisha maovu na mashetani zote. Yesu ni karibu, anakamata mikono zetu ili tuweze pamoja naye kutemebea na kukokama katika imani, matumaini na mapendo.

Leo, siku kuu ya Paska, Yesu anakuambia : ndugu, usikate kitumaini, nasikia kilio chako, naona kama unateswa mnoc yote inaishac kwani mimi nilishida maovu ya kila haina. Usigope. Siku kuu njema ya Paska ya amani na ya furaha kwa wote. Alleluya !

 

© kakaluigi, 8 avril 2012

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CAREME 2012

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25 mars 2012  5e dimanche de Carême 2012

Evangile de Jean : 12,20-33

20 Quelques Grecs se trouvaient parmi ceux qui étaient venus à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête. 21 Ils s'approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent : « Maître, nous désirons voir Jésus. » 22 Philippe alla le dire à André, puis tous deux allèrent le dire à Jésus. 23 Jésus leur répondit : « L'heure est maintenant venue où le Fils de l'homme va être élevé à la gloire. 24 Oui, je vous le déclare, c'est la vérité : un grain de blé reste un seul grain s'il ne tombe pas en terre et ne meurt pas. Mais s'il meurt, il produit beaucoup de grains. 25 Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s'y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle . 26 Si quelqu'un veut me servir, il doit me suivre ; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honorera celui qui me sert. »

27 « Maintenant mon cœur est troublé. Et que dirai-je ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure de souffrance ? Mais c'est précisément pour cette heure que je suis venu. 28 Père, donne gloire à ton nom ! » Une voix se fit alors entendre du ciel : « Je l'ai déjà glorifié et je le glorifierai de nouveau. » 29 La foule qui se trouvait là et avait entendu la voix disait : « C'était un coup de tonnerre ! » D'autres disaient : « Un ange lui a parlé ! » 30 Mais Jésus leur déclara : « Ce n'est pas pour moi que cette voix s'est fait entendre, mais pour vous. 31 C'est maintenant le moment où ce monde va être jugé ; maintenant, le dominateur de ce monde va être chassé. 32 Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre , j'attirerai à moi tous les humains. »


Croire à lfhonnêteté dans notre société et aujourdfhui nfest pas facile. On se méfie de tous et e tout. Il y a toujours des suspicions et de sous-entendus, des allusions qui limitent nos libertés de penser, de communiquer, dfaimer les autres. Très souvent on dit : « mais, tu saisc nfest pas comme il dit ou il faitc  ce qufil dit est vrai, juste, maisc» Et voila que la Méfiance contre tout et tous prend davantage sa place, impitoyable, dans nos vies de tous les jours. .


  • On ne se confronte pas, parfois on a peur de se confronter, car on a peur de la vérité, de se sentir dire ce que les autres peuvent penser de toi, de ta conduite, de ton travail, etc.

  • On nfa pas la volonté de se vérifier, de se mettre toujours en question, de vérifier nos comportements, notre manière de penser et de parler, notre manière nous mettre en relation avec les autres, et cela partout : en famille, dans nos églises, dans nos groupes, dans la société toute entière.

  • On pense que les autres ont des visées cachés, des intérêts, etc. que les autres son lfenfer, comme disait JP. Sartre. Et alors on a peur de lfautre, de la différence de lfautre, de la culture de lfautre. Et voila alors que le tribalisme, le nationalisme, et le collinisme (comme nous disons à Bukavu) fomentent davantage nos égoïsmes, et notre orgueil.

On sait bien gérer les amitiés sur Facebook ou sur Twitter, mais en réalité lfhomme vit dans une profonde crise de solitude et dfégocentrisme.


Lfévangile de Jean en ce 5e dimanche de Carême 2012, nous vient en aide en répondant clairement à trois questions qui sont à la base de notre vie : Sommes-nous capables de communiquer ? Vers qui se fixe notre regard et notre préoccupation ? Entendons la voix qui est en chacun de nous ?


LfEvangile de Jean nous parle de grecs venus à Jérusalem pour fêter Pâques. Une fois dans la ville voila qufils entendent parler de Jésus de Nazareth, qui est là et qui fait des prodiges. Une demande passe par leur cœur : nous désirons voir Jésus.... Pourquoi ? Curiosité, intérêts, c on ne sait pas.


Mais à qui sfadresser pour arriver à Jésus. Qui pourrait bien être lfintermédiaire ? Un homme de confiance, un homme honnêtec quelqufun qui connait la notre culture, et la notre langue.

Parmi les gens qui entourent le Rabbi, le Maitre, il a Philippe, son nom est grec, il vient de Bethsaida, une ville de la Décapole, une ville helléniste, dans la quelle on parle bien le grecque.


Désirer voir : voila le premier pas. Ouvrir les yeux, ouvrir notre vue sur nous même, mais surtout sur ce qui nous entoure, de prés ou de loin nfimporte pas. Désirer voir cfest un acte personnel, responsablec


Désirer voir cfest désirer rencontrer, parler, dialoguer, parler de soi-même, de ses propres doutes et perplexités, parler de sa propre fragilité e de ses péchés. Parler pour ce libérer, pour demander lfaide, le secours. Parler peur se sentit bienc

Désirer voir : mais qui ? Jésus de Nazareth. Et désirer voir ce que Jésus est en train de voir : le Golgotha. La croix, le chemin de la croix. « Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre j'attirerai à moi tous les humains. »

 Grecs : ces gens, qui participent au pèlerinage pascal sans être pourtant de race juive, peuvent être considérés comme des sympathisants du judaïsme ou encore comme des prosélytes (non-Juifs gagnés à la foi juive).

i Comparer Matt 10.39 ; 16.25 ; Marc 8.35 ; Luc 9.24.

j élevé de la terre est une expression à double sens, comme il arrive souvent chez Jean (voir 3.3,8 et les notes). Elle vise ici à la fois l'élévation de Jésus sur la croix et son élévation à la gloire (voir v. 33 ; 3.14-15 ; 8.28).

k Voir Ps 110.4 ; És 9.6 ; Dan 7.14.« un grain de blé reste un seul grain s'il ne tombe pas en terre et ne meurt pas. Mais s'il meurt, il produit beaucoup de grains. »


Pour rencontrer Dieu nous avons besoin dfintermédiaires qui nous aident à acheminer vers lui. Des intermédiaires qui puissent bien comprendre nos langages, nos cultures, qui nous prennent tels que nous sommes, avec nos innombrables fragilités et détresses. Des amis donc qui nous prennent par main et nous conduisent vers Lui.


Et ici notre réflexion est bien claire :hors de lféglise pas de salut ! Cfest dans la communauté de lfEglise, cfest ensembles à des autres hommes et femmes qufon devient davantage disciple de Jésus, qufon comprend, qufon se convertit, qufon achemine.


Mais vers où nous fixons notre regard ? Vers qui ? Nous voulons voir Jésus mais nous fixons notre regard vers Lui ? Fixer le regard sur Jésus cfest fixer dans la réalité plus cruelle et plus tragique, celle de la croix. La croix est marqué par lfamour et le service. » 25 Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s'y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle . 26 Si quelqu'un veut me servir, il doit me suivre ; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honorera celui qui me sert. »


Pas facile accepter la croix : «  27 « Maintenant mon cœur est troublé. Et que dirai-je ? Dirai-je : Père, délivre-moi de cette heure de souffrance ? Mais c'est précisément pour cette heure que je suis venu. 28 Père, donne gloire à ton nom ! » Mais la croix devient le passage unique et nécessaire pour donner un sens à nos vies, à nos relations, à vivre en société.


On en revient au bon vieux "connais toi toi-même", car comment être vraiment honnête (vis à vis de soi-même et des autres) si l'on se fait des illusions ???


Que veut dire honnêteté ? Peut-il y avoir de lfhonnêteté - cfest-à-dire une perception claire des choses, une vision des choses telles qufelles sont - lorsqufon met en jeu un principe, un idéal, une formule exaltée ? La rigueur est-elle possible dans la confusion ? La beauté peut-elle se trouver là où lfon sfappuie sur un critère de beauté ou de rectitude ? Lorsqufexiste cette division entre ce qui est et ce qui devrait être, peut-on être honnête - ou nfy a-t-il qufune édifiante et respectable malhonnêteté ?

Changez et croyezc notre cheminement pour ce carême est en train dfarriver à son bout avec Pâques de Résurrection. Sur quelles valeur construisons-nous notre vie et celle de notre société ? Lfhomme congolais est très malade, comme aussi la société congolaise toute entière. Lfhonnêteté semble être disparue du dictionnaire congolais. Honnêteté dans tout sens. Le dernier rapport ONU concernant les irrégularités et les dérapages lors des dernières élections administrative semble être bien clair et en est une terrible témoignage. Voila don lfhonnêteté de vouloir voir Jésus, de se vérifier, de faire place à lui, de fixer not désirs sur Lui. Sans avoir peur de la croix. Car «  maintenant, le dominateur de ce monde va être chassé » et la victoire nous attend.

Etre honnêtes :

  • en essayant constamment de connaître la "vérité", sur la situation, sur soi-même, sur l'univers...

  • en essayant de dissoudre les préjugés, préconceptions que l'on nous a inculqué

  • en essayant de voir les choses telles qu'elles sont et non pas telles que l'on nous a dit qu'elles étaient ou telles que l'on voudrait nous faire croire qu'elles sont (ici voir le rôle des médias et du système éducatif)


Tout ce qui n'est pas honnêteté est vanité ! on dit.

© kakaluigi, 25 mars 2012

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11 mars 2012
3e dimanche de Carême 2012

Evangile de Saint Jean (2, 13-22)

 La fête juive de la Pâque était proche et Jésus alla donc à Jérusalem .  Dans le temple, il trouva des gens qui vendaient des boeufs, des moutons et des pigeons ; il trouva aussi des changeurs d'argent assis à leurs tables . Alors, il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous hors du temple, avec leurs moutons et leurs bœufs ; il jeta par terre l'argent des changeurs en renversant leurs tables ;  et il dit aux vendeurs de pigeons : « Enlevez tout cela d'ici ! Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! » Ses disciples se rappelèrent ces paroles de l'Écriture : « L'amour que j'ai pour ta maison, ô Dieu, me consumera comme un feu . »

AUDIO A TELECHARGER 
http://www.download/M3BuQw 

Alors les chefs juifs lui demandèrent : « Quel signe miraculeux peux-tu faire pour nous prouver que tu as le droit d'agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le rebâtirai . » — « On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, tu vas le rebâtir en trois jours ? » lui dirent-ils . Mais le temple dont parlait Jésus, c'était son corps.  Plus tard, quand Jésus revint d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; et ils crurent à l'Écriture et aux paroles que Jésus avait dites.

REFLEXION

La fête juive de la Pâque est proche et Jésus va donc à Jérusalem et entre dans le temple. Pour prier et se rencontrer avec Dieu le Père. Mais hélas, le temple est devenu un grand marché où on vend des moutons, des bœufs, des pigeonsc et où il y a des changeurs dfargents « assis à leurs tables ». Voila donc une vision abominable qui fait de ce lieu « saint » une « maison de commerce », un lieu de voleurs. Et Jésus ne peut pas accepter tout cela, ne peut pas accepter la maison de son père soit devenue un marché. Cfest pour cela, pour que les gens puissent comprendre, il emploie des modalités de force, de violences : Alors, il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous hors du templec il jeta par terre l'argent des changeurs en renversant leurs tables ; et il dit: « Enlevez tout cela d'ici ! Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! »


Le temple est le lieu de la prière. Le temple est le lieu de lfassemblée des croyants pour célébrer, louer et remercier Dieu. Le temple comme lieu du sacrifice, où lfhomme offre ses dons et ses prémices.

Le temple de lfécoute de la parole, des sacrements, de la rencontre de réconciliation avec Dieu.

Le temple de la famille qui se retrouve pour prendre force ensemble et vivre ensuite le quotidien de la vie avec plus de sérénité, courage, patience, respect et accueil réciproque. Le temple est à respecter, à soigner, à entretenir convenablement. Lfhistoire de par tout dans le monde nous présente des temples où lfart et la religiosité vont ensemble et ont pu bâtir des chefs dfœuvre extraordinaires. Israel se retrouve devant ce qui reste de lfancien temple de Jérusalem, le soi disant mur des lamentations, lieu sacré pour les juifs. Il est révéré par les juifs pour sa proximité avec le Saint des Saints, situé sur le mont du Temple et est de ce fait considéré comme l'endroit le plus saint (généralement accessible) aux juifs pour la prière.

Le temple comme lieu sacré. Cfest pour cela que lfeveque, avec une celebration extraordinaire, consacre le temple.


Qufavons-nous fait de nos temples ? Nos temples de pierre ?  Qufavons-nous fait de notre temple du corps ? Qufavons-nous fait du temple de notre terre ?

Les prophètes avaient prédit que le Messie viendrait dans le Temple pour le purifier de ses impuretés et chasser les marchands de la maison du Seigneur (Za 14,21). En chassant les marchands, les changeurs, Jésus se pose en réalisateur de la prophétie. Il est donc le Messie. Les Juifs (Jean réserve ce mot aux chefs) ne sfy sont pas trompés, surtout qufil parlait de la maison de son Père. Quelle prétention ! Comme sfil était chez lui ! Ils lfinterpellent : de quel droit ? Peux-tu justifier ce que tu fais là ? Quelles preuves, quels signes peux-tu nous donner ?

Jésus leur donne le signe le plus fort de sa messianité, un signe plus blasphématoire encore : Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours. Jean note que le Temple dont parlait Jésus, cfétait son corps. Détruisez-moi, tuez-moi sur la croix; le troisième jour je ressusciterai. Jean nfemploie pas le verbe rebâtir, mais relever, qui fait penser à : relever du tombeau. A mots à peine couverts Jésus se dit le vrai Temple.

Prétention si inouïe que les Juifs nfy comprennent rien. Vouloir détruire le Temple sera le motif dfaccusation invoqué la nuit du Jeudi saint (Mt 26,61).

Mais Jésus se trouve encore une fois devant une foi ambiguë. Pas seulement de scribes et pharisiens mais aussi de ceux qui lfaccompagnaient. Il savait que, a la première difficulté, ils ne le suivraient plus.

Nous nous confrontons continuellement entre intérêts personnels et le bien commun, entre ce qui est bien pour nous personnellement et le bien pour nos frères et sœurs, habitants avec nous de cette même terre. Il y a toujours une grande différence. Qui ne fait que creuser des divisions et des frontières. On fait appel au peuple, mais, une fois obtenu ce qufon voulait, on sfaffiche du peuple.


Les différentes situations que nous vivons ne nous sont pas bénéfiques et nous montrent que notre monde est plein de convoitises de tout genre. Il nous regarder en profondeur regarder avec un sens critique la vie au quotidien dans notre société, dans les classes administratives et politique de notre pays le Congo, dans les communautés ecclésiales de nos paroisses et nos groupes religieux.


Cfest la convoitise qui ronge toutes relations humaines et qui est en train de briser  Un regard passionné et véritable sur nos familles, nous même, nous montre nos hypocrisies, nos envies, nos ambitions.


Entre une foi intime, personnelle, et une foi communautaire, plus authentique, il nous est difficile choisir et nous engager. Et alors il est plus facile courir derrière les sectes, et les différentes chambres de prières et de guérisons, sans arriver à ce que nous désirons.


Lfappétit du pouvoir et de lfargent nidifie dans nos cœurs et nos pensées et ne nous laisse pas libres dfagir et de se comporter. Parfois nous sommes devenus des robots dans des systèmes qui a déjà tout prévu et programmé.

Qufavons-nous fait des commandements de Dieu ? Nfest-ce pas ce Carême 2012 pour revoir et revenir sur le véritable chemin ? «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle» (Jn,6,68). Changez et croiyez!


Bonne continuation de Carême et que Dieu vous bénisse.

© kakaluigi, 11 mars 2012

Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire l'obscurité

15e dimanche TOA , 10 juillet 2011

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu : 13, 1-23

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bo@

 

La mission : aller pour guérir

5e dimanche TOB, 5 février 2012

AUDIO DIM 5 FEVRIER 2012.wav 

http://www.yousendit.com/download/T2djWGJFdkdKV01VV01UQw 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : (1, 29-39)


En quittant la synagogue, Jésus, accompagné de Jacques et de Jean, alla chez Simon et André. Or, la belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Sans plus attendre, on parle à Jésus de la malade. Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous les malades, et ceux qui étaient possédés par des esprits mauvais. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit toutes sortes de malades, il chassa beaucoup d'esprits mauvais et il les empêchait de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, bien avant l'aube, Jésus se leva. Il sortit et alla dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ses compagnons se mirent à sa recherche. Quand ils l'ont trouvé, ils lui disent : « Tout le monde te cherche. » Mais Jésus leur répond : «Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c'est pour cela que je suis sorti. » Il parcourut donc toute la Galilée, proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais.


Job décrit la face tragique de la vie dans des images qui nous rejoignent. « Vraiment, la vie de l'homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre. Comme l'esclave qui désire un peu d'ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye, depuis des mois je n'y ai gagné que du néant, je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couché, je me dis :'Quand pourrai-je me lever ?' Le soir n'en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu'à l'aube. Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s'achèvent quand il n'y a plus de fil. Souviens-toi, Seigneur : ma vie n'est qu'un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. » Job : 7, 1-4.6-7.


Job est témoin de la condition humaine, car il vit une crise — la perte de tout, enfants, biens, santéc Il lance un cri universel : « qu'ai-je fait pour en arriver là? » Il pose à Dieu lui-même la question : Pourquoi, tout cela ?. Est-ce qufil y a espoir de nous rescaper du malheur et du mal qui nous arrive ?

Voila donc des véritables questions de tout homme. Personne nféchappe ! Et aujourdfhui ces questions nous conduisent à chercher les réponses dans le récit de l'Évangile où Marc revient encore avec des guérisons et des histoires de démons afin de nous présenter Jésus au début de sa vie publique.


Nous découvrons Jésus dans l'urgence de la proclamation du Royaume. Il sait bien que sa vie publique ne durera pas beaucoup de temps. Jésus veut nous faire entrer, nous tous, dans ce Royaume, que nous connaissons déjà un peu.


Au moment d'une crise c'est vers lui que nous nous tournons, mais tentons de l'apercevoir plus nettement dès maintenant. Pas comme un magicien, un thérapeute, un sorcier, mais dans son véritable visage dfhomme qui va à la rencontre de ceux qui on besoin de son aide, de sa main.


Jésus accueille et guérit de nombreux malades. Il va d'un lieu à un autre, il est à la synagogue, à la maison de Pierre, à la porte de la ville. Marc en racontant aujourdfhui la guérison de la belle-mère de Simon , emploie des verbes qui nous poussent à bien réfléchir car ils font partie de la mission de Jésus Christ sur cette notre terre : « Jésus s'approcha d'elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait »


Par après nous retrouvons Jésus dans un lieu désert et de là, il s'en va vers les bourgs voisins et puis dans toute la Galilée « proclamant la Bonne Nouvelle dans leurs synagogues, et chassant les esprits mauvais ».


Jésus occupe tous les espaces : espace religieux et profane, espace privé et public, car tout dans notre vie est lieu potentiel de relation avec Dieu. Toute notre vie est concernée par la relation avec Dieu. Il nous accompagne sur nos chemins, car il s'est toujours dérobé aux espaces confinés dans lesquels nous aurions cru prétendre le contenir.


Il nous fait voir Dieu autrement. Nous concevons souvent la religion souvent comme une source de solutions à nos problèmes. Jésus nous déplace vers une autre dimension qui verra l'annihilation des problèmes, mais non leur solution. La vie éternelle commence dès ici-bas quand Dieu est le centre de nos vies. Si nous enracinons notre vie dans une telle attitude, nous devons des témoins de l'Évangile. Saint Paul nous dit que cela nfest pas une option, car pour lui annoncer l'Évangile est une nécessité. Il sfest fait le serviteur de tous afin d'en gagner le plus grand nombre possible. De plus, celui qui annonce lfÉvangile ne le reçoit pas moins que celui qui l'écoute.


Jésus guérit, Jésus prêche le Royaume, Jésus chasse les démons, Jésus prend par main le malade et le met débout. Et tout cela pour nous dire que celui qui lfa volontairement choisi doit suivre le même chemin.


Nous sommes au cœur du salut chrétien, car il ne sert à rien de se dire chrétien si nous ne changeons pas notre vision du monde et notre vie. Jésus nfest pas le symbole de tout ce que nous désirons. Nous souhaitons que quelque part quelqu'un ou une organisation fonctionne sans cesse pour éliminer la souffrance et la tragédie. C'est la réponse que nous demandons et attendons de Dieu, cependant la réponse de Dieu à nos tragédies humaines ne consiste pas à résoudre tous nos problèmes, mais à changer le niveau ou la hauteur de notre regard. Et à être nous les sauvés à pouvoir sauver, nous les baptisés à devoir baptiser, nous ceux qui on reçu lfannonce à devoir être les messagers de paix et de justice de lfEvangile et du Royaume.


Pas le moindre indice de paix universelle, dfun printemps à la grandeur ne notre Terre, de guérison de nos blessures ou dféquité économique. Tout nous semble très sombre et nous ne voyons toujours rien venir. Peut-être nous ne savons pas bien regarder. Rappelons-nous Job sur son tas de fumier. Job qui avait été si riche, et qui se retrouvait si pauvre avant de redevenir riche. Cela l'avait amené à revoir sa relation avec les biens matériels, avec le monde, et à reconstruire sa vie différemment. Nous ne sommes pas tous des Job, mais notre enjeu est de vivre de lfÉvangile, de découvrir le Royaume de Dieu. La mission dfaller et de guérir !


Seigneur, voila nos mains pour qufavec elles tu puisses bien soigner les souffrances de notre humanité. Seigneur, voila nos bouches, pour qufavec elles tu puisses bien annoncer la beauté du Royaume. Seigneur, voila nos pieds, qufavec eux tu puisses bien marcher sur les routes du monde. Amen.

© kakaluigi, 6 février 2012

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Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité !
4e dimanche TOB, 29 janvier 2012


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (1, 21-28) :

Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.


LE 16 FEVRIER 2012: DATE DE LIBERATION. 
 L' Eglise Catholique reste determinee a delivrer le peuple du mensonge et du vol electoral 2012/1/27 
Monsieur l'Abbe Luyeye a parle a coeur ouvert et il a les mots justes. Un bel exemple a suivre. Voila donc comment devrait s'exprimer un veritable chretien et homme de Dieu en conformite avec l'Evangile: sinceremenet et clairement. Pas d'ambiguite ! Le peuple congolais est reste trop longtemps endormi. Son reveil est definitif. La peur a change de camp. L'imposteur et les traitres-collabos vont sentir passer l'ouragan de l'Histoire en RDC. Ils seront emportes par le ....
 cliquez >>>  
 http://www.congonetradio.com/abbe-Luyeye-20120127.html 

Encore une fois lfévangile nous propose le récit de quelque chose qui arrive dans la ville de Capharnaüm. Jésus, après avoir laissé sa ville natale de Nazareth, avait choisi la ville de Capharnaüm comme sa habituelle résidence. Et cfest ici qui commence sa mission. Dimanche passé il a appelé ses premiers collaborateurs, aujourdfhui, cfest le jour du shabbat, le jour de la prière et du repos, il sfunit à lfassemblée des croyants. « Et là, il enseignaitc  en homme qui a autorité » . Jésus nfest pas encore bien connu par le grand publique, et pourtant ce qufil dit touche les gens. Il ne parle pas comme les scribes. Ce qufil dit crée des émotions et de sensations différentes.

Mais dans lfassemblée pas tous  sont là pour écouter, pas tous sont arrivés avec les mêmes propos dfécouter et de prier. Chacun est arrivé avec son bagage de préoccupations, de doutes, dfexpériences.

Et voila alors que le récit se penche sur la présence de cet homme « tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? ». Jésus livre fréquemment un combat avec les démons.

Que me soit permis une petite parenthèse : Ce qufarrive dans la synagogue peut nous mettre mal à l'aise, car on dit souvent aujourdfhui que personne ne veut entendre parler de Dieu et encore moins du démon. Est-ce de Dieu dont les gens ne veulent plus entendre parler ou plutôt du visage de Dieu que nous leur présentons ? Si nous dévoilons un Dieu dfamour qui accueille lfautre dans le respect et la dignité, les croyants dfaujourdfhui, comme ceux dfhier, seraient moins réfractaires à notre Dieu de liberté. Je ferme la parenthèse.

Mais, laissons de côté la possession diabolique, car à lfépoque de Jésus, toute maladie, toute infirmité, toute limite humaine étaient considérées comme des possessions dfesprits mauvais. Et cela cfest encore vrai dans beaucoup de régions de notre monde dfaujourdfhui, même chez nous au Congo. Toute maladie, toute mort, a pour nous les congolais et les congolaises un bouc émissaire, un esprit mauvais qui arrive a envahir la vie. 

Nfoublions pas que notre vie humaine est bien marqué, dés le commencement, par le péché de nos parents. Le péché fait partie de la vie et le péché cfest le mal.

Mais voila alors qufau milieu de nos doutes et de nos désespoirs ce Jésus de Nazareth qui parle au nom de Dieu avec une telle conviction, que sa Parole a raison de toutes nos limites, nos pauvretés, de nos doutes, de nos précarités.

Quand Jésus affronte le démon qui habite cet homme de Capharnaüm, cfest pour nous montrer que nous avons, nous aussi, dans nos assemblées de prières, dans nos églises et nos communautés,  un chemin spirituel à parcourir avec lfaide de Dieu, mais aussi avec lfaide des prophètes et des témoins convaincants et convaincus « qui parlent avec autorité et pas comme les scribes ». Nous avons la possibilité de connaitre davantage qui est Jésus et dfentrer en communion avec Lui. Tout en partageant sa Parole et son action.  Nous ne pouvons pas mélanger lfeau bénite et les millier dfamulettes de nos croyances ancestrales, le chapelet et la course vers les sorciers et les magiciens.

Dans lfextrait de lfévangile, Jésus enseigne dans la synagogue de Capharnaüm et les gens étaient frappés par son enseignement. Jésus vit et fait ce qufil proclame. Sa parole attire les foules. Il se trouve au centre dfintérêt. Le démon connait bien Jésus, cet homme qui parle avec autorité, qui nfest pas comme les scribes, qui à la mission de combattre tout mal qui asservi et enchaine lfhomme. Comprenons ainsi le cri : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » 

Le démon connait Jésus, les fideles ne le connaissent pas. Lfassemblée est distraite et préoccupée par autres choses.
« Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » Jésus parle et sa Parole agit. Ce qui est nécessaire est  se taire, est se concentrer, et faire espace à toute autre émotion. Le nécessaire est la rencontre avec Lui. Attention donc à ce désir de recherche constante du miracle, de ce merveilleux qui cache lfessentiel, de recherche dfémotionsc Il faut toute autre foi, donc.
L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri.
Il nous faut croire à la conversion, il nous faut croire que Jésus est là pour aider lfhomme à se libérer de ses esclavages, et a briser les chaines du mal. Lfarrogance, le mensonge, le mépris, lfégoïsme : tout cela ne sert à rien.

Saisis de frayeur alors,  nous aussi nous pouvons donc nous interroger :   « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! »
Oui, un nouveau enseignement : un grand amour pour lfhomme qui devient pardon et miséricorde, puisque le paralysé est lfimage du pauvre et de l'exclu, de celui que beaucoup considéraient puni par Dieu à cause de son péché, pour le marginalisés de la société, pour le peuple souffrant qui croupit dans la misère. 

Le paralysé cfest aussi lfimage pour nos assemblées liturgiques, nos communautés paroissiales, nos communautés diocésaines trop enfermées en elles- mêmes.

Jésus annonce le pardon et la miséricorde comme moyens pour effacer le poids de la culpabilité et du jugement des autres et qui montre qufau-delà des blessures et des paralysies, il y a un avenir possible, il y a un homme nouveau, des communautés nouvelles. 

Cela est blasphématoire aux yeux des scribes qui ne sont pas encore prêts à accepter la nouveauté que c'est sur la terre aussi que le pardon et la miséricorde  peuvent être prononcés et donnés. Dans le Règne de Dieu ici-bas, les hommes et les femmes ont le pouvoir et la liberté de prononcer ces paroles de pardon et de miséricorde. Cfest la mission nouvelle de tout croyant en Jésus Christ,  Et, puisque la parole de Jésus n'est pas une parole vide, Jésus va  montrer tout cela  en posant des gestes de guérison physique.

En effet, il y a plein de résistances que le pardon doit franchir avant de remettre debout en nous et en l'autre ce qui est blessé, brisé, paralysé.

Seigneur Jésus, Cfest à notre tour de sortir de notre immobilisme, dfêtre des vrais amis, dfêtre des vecteurs de changement. Seigneur Jésus, tu es toujours vivant parmi nous et à travers nous, tes témoins. Nous sommes tous tes prophètes et tes disciples. Nous devons montrer au monde le vrai visage de Dieu. Aides-nous alors à devenir davantage des témoins de ton pardon et de ta miséricorde. Amen.



Lecture du livre du Deutéronome (18, 15-20) :

Moïse dit au peuple d'Israël : « Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez. C'est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l'assemblée, quand vous disiez : 'Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir !'
Et le Seigneur me dit alors : 'Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte.
Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra. '»


© kakaluigi, 29 janvier 2012


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Connaître tes chemins

3e dimanche TOB, 22 janvier 2012

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc ( 1, 14-20)

Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. »
Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.

Jésus commence son ministère sur les chemins de la Galilée. Les Juifs attendaient la venue dfun Messie, une intervention dfun Dieu Libérateur dans la leur Histoire. Mais voilà, Jésus, à Capharnaüm, se baladait le long du lac et regardait les pêcheurs qui inlassablement répétaient les mêmes gestes. Il appela ces gens à le suivre, et ils le firent subitement. Il nfy avait là rien de spectaculaire.

Le premier message de Jésus tel que rapporté par Marc est : « Le temps est accompli, et le Règne de Dieu s'est approché ; convertissez-vous et croyez à l'Évangile. » Par ces paroles, nous devons comprendre que le règne de Dieu ne tombera pas soudainement du ciel, il ne sfimposera pas par la force. Pour nous cela est beaucoup plus évident que pour les contemporains de Jésus. Le temps fait partie de notre existence, et chacun existe dans le temps. Cfest dans la temps qui se joue notre vie au quotidien. Le temps donc de tout ce qufon espérait dans nos cœurs est donc « accompli », est arrivé, est présent. Et par conséquent « le Règne de Dieu s'est approché »

Dans la prière de Notre Père nous prions pour que « Ton règne arrive »,cfest donc par un chemin différent de celui conçu par les humains que Jésus sfimpose. Cfest dans sa fragilité et son humilité qufil signale sa présence. Il inaugure son Royaume en se donnant lui-même, en se faisant présent au milieu des humains, et comme un humains.

Le règne de Dieu est parmi nous. Nous pouvons déjà en voir les signes, même si le chemin peut encore sembler bien long et plein dfembûches, et de luttes.

Croyons-nous vraiment à cela, à lfÉvangile ? LfÉvangile, ce nfest pas la méfiance et la défiance, mais lfamour, même des ennemis. LfÉvangile, ce nfest pas le repli sur soi, mais le risque, le risque de lfamour du prochain, quel qufil
soit.

Le Règne de Dieu nfest pas une structure, une institution, un pouvoir. Le Règne de Dieu est avant tout une personne qui appelle sans cesse et qui dit : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle »

Convertissez-vous, nous dit Jésus, changez de logique, changez votre vision du monde, changez de mentalité, de comportement. Nous sommes-nous vraiment convertis ? Cfest là le vrai défi que nous pose lfÉvangile. Pourquoi sentons- nous pas mal de résistance à nous convertir vraiment ?

Nous pouvons nous convertir parce que le règne de Dieu sfest approché,malgré nous, et que le monde tel que nous le voyons est en train de passer.

Nous convertir pour écouter,
Nous convertir pour répondre à lfappel,
Nous convertir pour nous mettre a la suite subitement sans aucune hésitation!

Dans lfextrait dfÉvangile nous avons la liste des premiers appelés, mais cette liste est ouverte, elle nous concerne tous. Dieu nous adresse un message personnel et nous confie une mission. Un temps nouveau est en train de sfaccomplir. Dieu est à lfœuvre dans le cœur des humains, cfest cela qui est nouveau et cfest pourquoi les premiers disciples ont laissé si soudainement leurs filets pour suivre Jésus.

Cfest chacun de nous, maintenant que ce texte interpelle pour savoir si maintenant, aujourdfhui et pas demain, nous aussi, nous allons quitter nos passés, nos habitudes, nous allons abandonner nos filets quels qufils soient et suivre Jésus.

Suivre Jésus, c'est être rejoint par son appel, un appel qui crée en nous tout ce qui est nécessaire à la mise en route. Un appel qui fait se lever et marcher, un appel qui fait vivre, un appel qui vient illuminer toute la vie.

Laisser tout pour suivre Jésus, ce n'est pas se débarrasser de tout, c'est tout retrouver autrement. Cfest à chacun et chacune dfentre nous qufil appartient de changer notre manière de penser, de voir le monde et dfy vivre, dfaccepter dfêtre retournés, bouleversés, transformés par la bonté de Dieu. Nous sommes invités à donner notre confiance à un message qui nous parle dfun Dieu différent de tous ceux que pourrions ou voudrions imaginer.

Ecoutons aussi nos Evêques dans leur dernier message « Le courage de
la vérité » qui nous disent clairement :

« LfEglise a une mission de vérité à remplir, une mission impérative, cfest un service rendu à la vérité qui libère »[5]. Le processus électoral devrait permettre la consolidation de la culture démocratique et la pacification du pays. Nous voulons la paix. Mais, celle-ci a des exigences auxquelles lfon ne saurait déroger, notamment la vérité, la justice et le respect du peuple. Cfest au nom de la paix que lfEglise ne cesse dfinviter les dirigeants congolais à la justice et à lfamour de la vérité...Notre pays traverse à lfheure actuelle un temps dfincertitude et dfangoisse. Notre foi en Dieu

et notre confiance en lfhomme, créé à lfimage de Dieu, nous convainquent que cette incertitude et cette angoisse peuvent être dépassées moyennant un changement de cœur, de mentalité et de pratiques. Il faut lfamour du pays, la volonté de renoncer à des intérêts égoïstescpour rechercher, dans le dialogue, les voies pour bâtir la paix en RD Congoc Car, la paix des hommes qui sfobtient sans la justice est illusoire et éphémère. La justice des hommes qui ne prend pas sa source dans la réconciliation par la vérité de lfamour demeure inachevée. Cfest lfamour et le courage de la vérité qui tracent le chemin de la justice et de la paix véritables, celle que nous voulons pour la RD Congo. »

Mon Dieu, tu es un Dieu proche et non un lointain despote ou un organisateur qui sfest retiré de lfunivers. Mon Dieu, tu es proche à chacun de nous, car tu es le chemin, la vérité et la vie. Mon Dieu, tu es un Dieu qui vient changer radicalement nos vies dans notre quotidien et non nous inviter à les subir en attendant des jours meilleurs. Mais croyons-nous vraiment à cela, à lfÉvangile, toi qui nous fais connaître tes chemins ? Aides-nous donc à laisser tout et te suivre subitement. Amen.

Lecture du livre de Jonas (3, 1-5.10)

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas : « Lève-toi, va à
Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur
elle. » Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or,
Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la
traverser. Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore
quarante jours, et Ninive sera détruite ! » Aussitôt, les gens de Ninive crurent
en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit,
prirent des vêtements de deuil. En voyant leur réaction, et comment ils se
détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les
avait menacés.