Congonet Radio

 A parier: Les elections n'auront pas lieu le 28 Novembre 2011

 
Fondee en 2006 au Japon, Congonet Radio est la premiere radio congolaise d'essence citoyenne et patriotique. 
 
 



  Prions et agissons ensemble !

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Nous rois avec le Christ Roi de lfUnivers
Fête du Christ Roi (TOA) – 20 novembre 2011

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 31-46
Jésus disait : «Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors, à ceux qui sont à droite, le Roi dira : Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais sans asile, et vous m'avez accueilli ; mal vêtu, et vous m'avez couvert ; 

 malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venu à moi. Les justes répondront : Seigneur, quand avons-nous bien pu te voir affamé et te donner à manger, assoiffé et te donner à boire ? Quand avons-nous pu te voir sans asile, et t'accueillir ; mal vêtu et te couvrir ? Quand avons-nous bien pu te voir malade ou en prison, et venir à toi ? Le Roi répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de mes petits frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait. 
«Ensuite il se tournera vers ceux qui sont à sa gauche : Retirez-vous de moi, dira-t-il, maudits, allez au feu éternel destiné au diable et à ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais sans asile, et vous ne m'avez pas accueilli ; mal vêtu et vous ne m'avez pas couvert ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. A leur tour, ils diront : Seigneur quand avons-nous pu te voir affamé ou assoiffé, sans asile ou mal vêtu, malade ou en prison, sans t'assister ? Il leur répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous avez omis de le faire à l'un de ces petits, c'est à moi-même que vous avez omis de le faire. «Et ces derniers iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle.»


Voila donc la conclusion de ce chapitre 25 de lfEvangile de Matthieu que nous avons lu au long de toute cette année liturgique. Et nous contemplons aujourdfhui celle qui sera la vie future de tout homme et de toute femme. Jésus, le Roi de lfUnivers, partage avec nous sa royauté et fait de chacun de nous un roi. « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. » L'homme est bien créé pour être roi ! « Remplissez la terre et dominez-la » dit Dieu à l'homme au commencement du monde. (Gn 1, 28). L'idée que nous nous faisons d'un roi, entouré, courtisé, bien logé, bien vêtu, bien nourri... c'est très exactement ce que Jésus revendique pour tout homme.

Jésus ne se démenti jamais. En habitant parmi nous, dès le commencement, il a choisi une mission à accomplir. Sa royauté est différente et sfoppose aux royautés des hommes. « Mon royaume nfest pas de ce monde », dira un jour à Pilate. 

Son royaume sfhabille avec des apparents échecs. La grotte, les bergers, les pauvres, les marginaux de la société, et enfin la croix. Il sfagit là dfun royaume hors de toute logique humaine. Jésus est avec nous pour prendre la main des faibles, des malades, des souffrants, de ceux qui espèrent un monde meilleur sans haine, ni inégalité.

Le Livre du Deutéronome, déjà, affirmait que si l'on veut vivre l'Alliance avec Dieu, il faut éliminer la pauvreté : « Il n'y aura pas de pauvres parmi vous » (Dt 15, 4) au sens de « Vous ne devez pas tolérer qu'il y ait des pauvres parmi vous ». Jésus s'inscrit dans la droite ligne de cet idéal attribué à Moïse.

Et alors voila la vision du jugement. Le dernier ? Celui de tous les jours ? «Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres.. » 

Un geste de séparation. Pour cette vaste masse de nations rassemblées devant lui. « Comme le berger sépare les brebis des boucs. » Entre ceux qui ont suivi un cheminement, très simple mais assez engageant : le cheminement de lfamour. Oui, le jugement de Dieu est sur notre capacité dfaimer, de défendre lfamour, dfêtre témoin dfamour. 

Car lfamour envers le pauvre ou celui qui a besoin cfest un acte de justice. Cfest un acte dfégalité. 

Quand nous parlons de justice, nous avons toujours envie de dessiner une balance ; or ce n'est pas du tout dans ces termes-là que Jésus en parle ! Pour lui, être juste, c'est donner à pleines mains à qui est dans le besoin. D'autre part, il n'y a même pas besoin d'en être conscient : « Quand est-ce que nous t'avons vu ? Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? »... Nous qui nous demandons parfois si le salut est réservé à une élite, nous avons ici une réponse : visiblement, Jésus ne se préoccupe ici ni des titres ni de la religion de chacun : « Quand les nations seront rassemblées devant lui, il séparera les hommes les uns des autres... » Ce qui veut dire que des non-Chrétiens auront le Royaume en héritage et peuvent être appelés « les bénis de son Père » ! C'est parmi des hommes de toutes races, de toutes cultures, de toutes religions qu'il se vit déjà au jour le jour quelque chose du Royaume. Nous savons bien que nous n'avons pas le monopole de l'amour, mais il n'est pas mauvais de nous l'entendre dire !

A tous ceux qui auront su avoir des gestes d'amour et de partage le Fils de l'homme dit : « Venez les bénis de mon Père » : ce qui veut dire « vous êtes ses fils, vous lui ressemblez ; vous êtes bien à l'image de ce berger qui prend soin de ses brebis » dont parlait Ezéchiel dans la première lecture. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Le jugement porte sur des actes concrets faits ou non-faits ; curieusement, ce n'est pas l'intention qui compte ! Matthieu avait déjà dit quelque chose du même ordre : « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7, 21). " Tous vous reconnaîtront pour mes disciples, si vous avez de l'amour, les uns pour les autres " (Jean 13,35)

Voila don cette opposition radicale et choquante entre les deux catégories d'hommes, les bénis du Père, et les maudits : et d'ailleurs, dans laquelle pourrions-nous être comptés ? Tous, nous avons su, un jour ou l'autre visiter le malade ou le prisonnier, vêtir celui qui avait froid et nourrir l'affamé... Mais tous aussi, nous avons, un jour ou l'autre, détourné les yeux (ou le porte-monnaie) d'une détresse rencontrée ; aucun de nous n'oserait se compter parmi « les bénis du Père » ; aucun non plus ne mérite totalement la condamnation radicale ; Dieu, le juste juge, sait cela mieux que nous. Aussi, quand nous rencontrons dans la Bible l'opposition entre les bons et les méchants, les justes et les pécheurs, il faut savoir que ce sont deux attitudes opposées qui sont visées et non pas deux catégories de personnes : il n'est évidemment pas question de séparer l'humanité en deux catégories, les bons et les justes, d'un côté, les méchants et les pécheurs de l'autre ! Nous avons chacun notre face de lumière et celle de ténèbres. En chacun de nous se niche le bien et le mal. 

Enfin il est saisissant de resituer ce discours de Jésus dans son contexte : d'après Saint Matthieu, cela se passe juste avant la Passion du Christ, c'est-à-dire le moment où les forces de la lumière vont affronter celles des ténèbres. 
Au moment de quitter ce monde, Celui qui nous fait confiance, comme il nous l'a dit dans la parabole des talents, nous confie ce qu'il a de plus précieux au monde : l'humanité. Tous ces derniers dimanches, les évangiles nous proposaient ce que j'appellerais des variations sur la vigilance, sur le mot « veiller » ; ici, une nouvelle variation nous est proposée : « veiller » cela peut vouloir dire « veiller sur ». Le autres ne son pas lfenfer, mais sont des frères et sœurs engagés tous pour la construction (faire montre) du Royaume. 
Aujourdfhui dans le Préface de la prière eucharistique nous allons prier et demander « un règne sans limite et sans fin » : « règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, dfamour et de paix. »

La semaine qui nous attend cfest une semaine assez délicate pour notre grande nation. La campagne électorale touche vers la fin. Les candidats semblent ne respecter aucune règle de la démocratie. Que voulons-nous faire de cette portion du Royaume de Dieu, qui est notre nation de la RDC à chacun de nous ? Un champ de bataille ? Ou un champ où nous pouvons bien récolter les fruits du bonheur et de la dignité ? Un champ dfintérêts mesquins ou un champ où tout le monde est responsabilisé à sfépanouir ? Un champ de rapacités, où un champ où « les petits » reçoivent leurs droits. 

Qui est concerné par les exhortations de Jésus en faveur des petits de la société? Nous tous. Et en particulier ceux qui ont des responsabilités dans nos sociétés. Et alors ne nous reste qufagir !.

BONNE FETE DE CRHIST ROI A TOUS. 

© kakaluigi, 20 novembre 2011[19:42:34] CNR-Italie-kakaluigi-Kivu: Nous rois avec le Christ Roi de lfUnivers
Fête du Christ Roi (TOA) – 20 novembre 2011

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 31-46

Jésus disait :
«Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors, à ceux qui sont à droite, le Roi dira : Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais sans asile, et vous m'avez accueilli ; mal vêtu, et vous m'avez couvert ; malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venu à moi. Les justes répondront : Seigneur, quand avons-nous bien pu te voir affamé et te donner à manger, assoiffé et te donner à boire ? Quand avons-nous pu te voir sans asile, et t'accueillir ; mal vêtu et te couvrir ? Quand avons-nous bien pu te voir malade ou en prison, et venir à toi ? Le Roi répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de mes petits frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait. 
«Ensuite il se tournera vers ceux qui sont à sa gauche : Retirez-vous de moi, dira-t-il, maudits, allez au feu éternel destiné au diable et à ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais sans asile, et vous ne m'avez pas accueilli ; mal vêtu et vous ne m'avez pas couvert ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. A leur tour, ils diront : Seigneur quand avons-nous pu te voir affamé ou assoiffé, sans asile ou mal vêtu, malade ou en prison, sans t'assister ? Il leur répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous avez omis de le faire à l'un de ces petits, c'est à moi-même que vous avez omis de le faire. «Et ces derniers iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle.»


Voila donc la conclusion de ce chapitre 25 de lfEvangile de Matthieu que nous avons lu au long de toute cette année liturgique. Et nous contemplons aujourdfhui celle qui sera la vie future de tout homme et de toute femme. Jésus, le Roi de lfUnivers, partage avec nous sa royauté et fait de chacun de nous un roi. « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. » L'homme est bien créé pour être roi ! « Remplissez la terre et dominez-la » dit Dieu à l'homme au commencement du monde. (Gn 1, 28). L'idée que nous nous faisons d'un roi, entouré, courtisé, bien logé, bien vêtu, bien nourri... c'est très exactement ce que Jésus revendique pour tout homme.

Jésus ne se démenti jamais. En habitant parmi nous, dès le commencement, il a choisi une mission à accomplir. Sa royauté est différente et sfoppose aux royautés des hommes. « Mon royaume nfest pas de ce monde », dira un jour à Pilate. 

Son royaume sfhabille avec des apparents échecs. La grotte, les bergers, les pauvres, les marginaux de la société, et enfin la croix. Il sfagit là dfun royaume hors de toute logique humaine. Jésus est avec nous pour prendre la main des faibles, des malades, des souffrants, de ceux qui espèrent un monde meilleur sans haine, ni inégalité.

Le Livre du Deutéronome, déjà, affirmait que si l'on veut vivre l'Alliance avec Dieu, il faut éliminer la pauvreté : « Il n'y aura pas de pauvres parmi vous » (Dt 15, 4) au sens de « Vous ne devez pas tolérer qu'il y ait des pauvres parmi vous ». Jésus s'inscrit dans la droite ligne de cet idéal attribué à Moïse.

Et alors voila la vision du jugement. Le dernier ? Celui de tous les jours ? «Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres.. » 

Un geste de séparation. Pour cette vaste masse de nations rassemblées devant lui. « Comme le berger sépare les brebis des boucs. » Entre ceux qui ont suivi un cheminement, très simple mais assez engageant : le cheminement de lfamour. Oui, le jugement de Dieu est sur notre capacité dfaimer, de défendre lfamour, dfêtre témoin dfamour. 

Car lfamour envers le pauvre ou celui qui a besoin cfest un acte de justice. Cfest un acte dfégalité. 

Quand nous parlons de justice, nous avons toujours envie de dessiner une balance ; or ce n'est pas du tout dans ces termes-là que Jésus en parle ! Pour lui, être juste, c'est donner à pleines mains à qui est dans le besoin. D'autre part, il n'y a même pas besoin d'en être conscient : « Quand est-ce que nous t'avons vu ? Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? »... Nous qui nous demandons parfois si le salut est réservé à une élite, nous avons ici une réponse : visiblement, Jésus ne se préoccupe ici ni des titres ni de la religion de chacun : « Quand les nations seront rassemblées devant lui, il séparera les hommes les uns des autres... » Ce qui veut dire que des non-Chrétiens auront le Royaume en héritage et peuvent être appelés « les bénis de son Père » ! C'est parmi des hommes de toutes races, de toutes cultures, de toutes religions qu'il se vit déjà au jour le jour quelque chose du Royaume. Nous savons bien que nous n'avons pas le monopole de l'amour, mais il n'est pas mauvais de nous l'entendre dire !

A tous ceux qui auront su avoir des gestes d'amour et de partage le Fils de l'homme dit : « Venez les bénis de mon Père » : ce qui veut dire « vous êtes ses fils, vous lui ressemblez ; vous êtes bien à l'image de ce berger qui prend soin de ses brebis » dont parlait Ezéchiel dans la première lecture. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ». Le jugement porte sur des actes concrets faits ou non-faits ; curieusement, ce n'est pas l'intention qui compte ! Matthieu avait déjà dit quelque chose du même ordre : « Il ne suffit pas de me dire : Seigneur, Seigneur ! pour entrer dans le Royaume des cieux ; il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. » (Mt 7, 21). " Tous vous reconnaîtront pour mes disciples, si vous avez de l'amour, les uns pour les autres " (Jean 13,35)

Voila don cette opposition radicale et choquante entre les deux catégories d'hommes, les bénis du Père, et les maudits : et d'ailleurs, dans laquelle pourrions-nous être comptés ? Tous, nous avons su, un jour ou l'autre visiter le malade ou le prisonnier, vêtir celui qui avait froid et nourrir l'affamé... Mais tous aussi, nous avons, un jour ou l'autre, détourné les yeux (ou le porte-monnaie) d'une détresse rencontrée ; aucun de nous n'oserait se compter parmi « les bénis du Père » ; aucun non plus ne mérite totalement la condamnation radicale ; Dieu, le juste juge, sait cela mieux que nous. Aussi, quand nous rencontrons dans la Bible l'opposition entre les bons et les méchants, les justes et les pécheurs, il faut savoir que ce sont deux attitudes opposées qui sont visées et non pas deux catégories de personnes : il n'est évidemment pas question de séparer l'humanité en deux catégories, les bons et les justes, d'un côté, les méchants et les pécheurs de l'autre ! Nous avons chacun notre face de lumière et celle de ténèbres. En chacun de nous se niche le bien et le mal. 

Enfin il est saisissant de resituer ce discours de Jésus dans son contexte : d'après Saint Matthieu, cela se passe juste avant la Passion du Christ, c'est-à-dire le moment où les forces de la lumière vont affronter celles des ténèbres. 
Au moment de quitter ce monde, Celui qui nous fait confiance, comme il nous l'a dit dans la parabole des talents, nous confie ce qu'il a de plus précieux au monde : l'humanité. Tous ces derniers dimanches, les évangiles nous proposaient ce que j'appellerais des variations sur la vigilance, sur le mot « veiller » ; ici, une nouvelle variation nous est proposée : « veiller » cela peut vouloir dire « veiller sur ». Le autres ne son pas lfenfer, mais sont des frères et sœurs engagés tous pour la construction (faire montre) du Royaume. 
Aujourdfhui dans le Préface de la prière eucharistique nous allons prier et demander « un règne sans limite et sans fin » : « règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, dfamour et de paix. »

La semaine qui nous attend cfest une semaine assez délicate pour notre grande nation. La campagne électorale touche vers la fin. Les candidats semblent ne respecter aucune règle de la démocratie. Que voulons-nous faire de cette portion du Royaume de Dieu, qui est notre nation de la RDC à chacun de nous ? Un champ de bataille ? Ou un champ où nous pouvons bien récolter les fruits du bonheur et de la dignité ? Un champ dfintérêts mesquins ou un champ où tout le monde est responsabilisé à sfépanouir ? Un champ de rapacités, où un champ où « les petits » reçoivent leurs droits. 

Qui est concerné par les exhortations de Jésus en faveur des petits de la société? Nous tous. Et en particulier ceux qui ont des responsabilités dans nos sociétés. Et alors ne nous reste qufagir !.

BONNE FETE DE CRHIST ROI A TOUS. 

© kakaluigi, 20 novembre 2011

 
Occupons le monde pour qufil devienne autre ! 
33e dimanche TOA , 13 novembre 2011 Par Kakaluigi

  https://rcpt.yousendit.com/1283466610/6f992ba84281ef34548aebabf319b575 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 14-30)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. 
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. 
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.' 
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.' 
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.' 
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !'»

Nous sommes vers la fin de lfannée liturgique. LfEvangéliste Matthieu, au long de toute lfannée, nous a aidé à réfléchir et à rencontrer un Messie plein dfhumanité, très proche, miséricordieux et, surtout, capable dfêtre avec nous pour nous conseiller et nous aider pour la construction dfune société juste et fraternelle. Et cela nous pousse à voir clairement lfautre aspect qui fait partie de lfactualité de notre vie en ces jours, avec la crise financière qui frappe à nos portes.

En RDC nous nous approchons du 28 novembre, jour X fixé pour les élections présidentielles et administratives. Un rendez-vous assez important pour le peuple congolais qui est appelé à faire montre des ses capacités de responsabilité et de maturité politique et sociale, malgré le violences, les meurtres de ces derniers jours qui ensanglantent une campagne électorale inconsistante. 

En plus, mes amis, il y a de quoi se préoccuper et avoir peur en ces jours avec la crises financières er les mouvements de contestations des indignés. Tout cela est valable pour tous : pour les USA, pour lfEurope, et aussi pour lfAfrique. Personne est épargné !

De Madrid, à Londres, à Rome, à Wall Street, à Montréal en passant par dfautres villes du monde entier, le « mouvement des indignés » a gagné une bonne partie de la planète. LfAfrique semble encore épargnée ? Je ne crois pas car je pense que lfAfrique pourrait bien être en nos jours le milieu plus adapte pour tel mouvement. Il y a des indignés dans des milliers de villes dans le monde. Les participants déplorent l'augmentation de l'écart entre les pauvres et les riches. Selon eux, il faut agir maintenant pour éviter que le fossé ne s'élargisse encore. Plusieurs voient surtout ce mouvement comme une occasion de démontrer leur engagement social. Certains réclament une meilleure protection de l'environnement, d'autres demandent aux États de faire passer leurs citoyens en premier, et d'autres encore exigent une plus grande facilité de déplacement pour les personnes à mobilité réduite. Tous expriment leur dégoût de ce qu'ils qualifient de rapacité du plus riche pourcentage de la population. 
Cela est bien. Mais, sfil vous plait regardons le envers de la médaille. Oui à lfindignation pour une spéculation financière historique qui nfa pas de comparaison dans le passé, Oui à voir plus clair et à sfengager davantage. Oui à une société plus honnête. Nous en sommes dfaccord. 

A la lumière de la parabole dfaujourdfhui, devons-nous nous demander également si Dieu veut toujours posséder davantage ? Les talents évoqués dans ce texte sont-ils de lfordre de lfavoir ou de lfordre de lfattitude ? Cette parabole nfest pas une leçon sur la bonne gérance des biens matériels, sur la recherche du profit. Nous serions dans ce cas en présence dfun maître dur et exigeant. Probablement il nous faire revoir honnêtement un passé que nous avons créé. Un passé qui est allé au-delà de nos possibilités, de nos moyens. Probablement il faut faire des sacrificesc il faut de lfaustérité dans la vie, de jeter en dehors tous ce que ces années nous ont poussé à acheter et à posséder. Mais est-ce que tous sont ils prêt à le faire ? 

Aujourdfhui lfÉglise nous invite à entendre les paroles de Jésus sur sa venue à la fin des temps. Jésus ne laisse pas ses disciples dans lfignorance sur son retour. Il est comme un maître de maison qui, parti longtemps en voyage, confie à ses serviteurs ses propres biens. 

Il montre ainsi ici sa pleine confiance envers eux, comme le mari envers sa femme dans le Livre des Proverbes. Sous les traits de l'homme qui part, il faut voir un Dieu créateur qui nous donne à ce qu'il a de mieux. Il nous fait ce don pour que nous devenions à notre tour à son image et ressemblance. 

C'est ce que font les deux premiers serviteurs en produisant du nouveau bien. Ils présentent le fruit de leur propre travail. Ils montrent qu'ils ont su être créateurs de biens. 

Au contraire, le troisième n'a pas reçu sa part comme un don, mais comme un objet dont il a la garde. Il s'est considéré comme serviteur, chargé de veiller sur ce qufil a reçu, rien de plus, et de le remettre tel quel, en serviteur honnête. Par peur de son maître, il a creusé la terre et il a enfoui son argent. Il a refusé dfentrer dans la logique de lfamour, du don et de la joie. En creusant la terre, il a creusé sa propre tombe. En enfouissant lfargent de son maître, il sfest enfermé sur lui-même et sfest endormi comme ceux qui appartiennent à la nuit et aux ténèbres, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents. 

Mes amis, ce qui compte cfest le bien du pays, des gens qui lfhabitent, ce nfest pas le bien dfune seule famille, dfune seule tribu. Le Congo est formé par dizaines de tribus qui ont les mêmes droits que chacune. Une tribu vaut lfautre, et toutes le tribus sont appelées à croitre, à sfépanouir et à grandir, mais chacune à donner son apport pour le pays, la nation. Le tribalisme cfest le mal qui ronge notre société, et cfest le tribalisme qui tue et qui ne fait jamais développer le pays. Le tribalisme ne nous fera jamais progresser. Ca vaut pour la société, mais aussi pour nos églises particulières du Congo, parfois encrés dans des collinismes inutiles et stériles. 

La possession dfune capacité particulière implique la responsabilité de lfexploiter pour le plus grand bien des autres - et de nous-mêmes. Nous devons faire fructifier ce qui nous a été donné. Le cadeau que Dieu nous fait, c'est de nous inviter à devenir librement des participants à son œuvre créatrice. Dieu nfagit pas envers nous comme un supérieur envers ses subalternes. Bien au contraire, il cherche à faire de nous des fils, des héritiers. Il nous laisse du temps pour un cheminement qui nfest pas nécessairement rapide, mais parsemé dferreurs et de rechutes : « longtemps après, le maître revint ». 

La parabole met en valeur les croyants, ceux qui ne font pas les œuvres par obligation, mais par amour. Cultivons notre désir de créer, dfentrer dans un mouvement de vie qui contraste avec la rigidité et la rapacité de notre monde.

« Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes » ; «Au sujet de la venue du Seigneur, il nfest pas nécessaire qufon vous parle de délais ou de dates. Vous savez très bien que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit » écrit Paul aux chrétiens de Thessalonique. Le Seigneur reviendra, cfest notre espérance. 

Et alors, Seigneur, préparons ce jour, en construisant des sociétés plus fraternelles, où tous , avec les talents de chacun, puissent trouver bonheur et paix. Amen

Lecture du livre des Proverbes (Pr 31, 10-13.19-20.30-31)

La femme vaillante, qui donc peut la trouver ? Elle est infiniment plus précieuse que les perles. Son mari peut avoir confiance en elle : au lieu de lui coûter, elle l'enrichira. Tous les jours de sa vie, elle lui épargne le malheur et lui donne le bonheur. Elle a fait provision de laine et de lin, et ses mains travaillent avec entrain. Sa main saisit la quenouille, ses doigts dirigent le fuseau. Ses doigts s'ouvrent en faveur du pauvre, elle tend la main au malheureux. Décevante est la grâce, et vaine la beauté ; la femme qui craint le Seigneur est seule digne de louange. Reconnaissez les fruits de son travail : sur la place publique, on fera l'éloge de son activité. 

© kakaluigi, 13 novembre 2011

 
 
  
 

PROCLAMATION DES RESULTATS

      
    Election Presidentielle:  Le 28 novembre 2011 a partir de 23H30 GMT, Congonet Radio annoncera progressivement les resultats  de l' election presidentielle, province par province,  et proclamera le vainqueur le 29 Novembre au plus tard a 15H00 GMT. Ceci avec la contribution des milliers de volontaires et observateurs tant nationaux qu'etrangers. Un vaste reseau de collecte des donnees  se met actuellement en place. Le meme reseau s'assurera de re-diffuser et de faire circuler le resultat final a travers toute la RD Congo a partir de 16H00 GMT.
 
       

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