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 PRIONS ENSEMBLE

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A VOUS TOUS DES JOYEUSES ET HEUREUSES FETE DE PAQUES DE RESURRECTION.EN TOUTE FRATERNITE'
P. Luigi
  
AUGMENTE EN NOUS LA FOI
27e dimanche TOC, 6 octobre 2013 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : 17, 5-10

Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! » Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici :  'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.  Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs : 'Viens vite à table' ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : 'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour.'
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir.' » 

Nous somme arrivés au mois d'octobre 2013; le mois des missions et de la mission. Les missions catholiques de partout dans le monde. La mission confié par Jésus Christ à ses apôtres et disciples: Allez dans le monde entier faites mes disciples, baptisez-les... et dites leurs que le Royaume est proche....

C'est à partir donc de cela que je voudrais réfléchir avec vous sur la page de l'évangile de ce dimanche, tout en ne pas oubliant que l'Evangile est pour nous les disciples et apôtres de Jésus aujourd'hui, là où nous sommes et nous agissons. Et donc pour dire, comme hier, la même chose. le Royaume de Dieu est proche!.

Il est très difficile pour le catholique encré dans le passé, pouvoir comprendre autrement, avec un esprit de modernité, et tout en se confrontant avec la mentalité d'aujourd'hui. C'est pour cela que j'ose me demander chaque jours,: "mais Jésus que veut dire aujourd'hui?" Certainement une parole pour nous hommes et femmes qui nous sommes dans ce monde aujourd'hui, Le passé est passé. Le présent a toute autre saveur. Et le futur? Voila ce que nous voulons construire pour nous et pour frères et sœurs en humanité.

Mes frères faisons beaucoup d'attention de fermer nos yeux sur l'actualité de la semaine et du monde entier. Pas fermer les yeux sur ce que nous vivons réellement dans nos pays et nos sociétés, et pour les hommes et femmes qui les habitent. L'Evangile est la parole d'espérance pour tous. Mais aussi c'est la parole qui marque les nouveaux chemins à entreprendre et à faire croitre comme signes réels d'espérance pour tous. 

Et nous voila! 

Chaque jour, nous assistons à des tragédies, à des événements où lfinjustice et l arrogance causent tant de souffrances. Qui dfentre nous devant une situation qui le dépasse complètement ne sfest pas pris à poser une demande à Dieu et à souhaiter que ce même Dieu lfexauce immédiatement ?  Combien de temps encore ? 

Hélas, c'est encore la question douloureuse de milliards d'hommes et de femmes à travers le monde. C'est la question de la faim, des violations de s droits de l'homme, des oppressions, de l'arrogance néfaste et méchante des pouvoirs. 
Ça n'en finira donc jamais, cette violence insensée qui provoque conflits meurtriers et guerres dévastatrices ? Ça n'en finira donc jamais le combat pour la liberté, l'égalité et la fraternité qui semblent des utopies face au règne insolent de l'argent et des mauvais riches? Cà n'en finira jamais ces charrettes qui s'enfoncent dans les eaux de la méditerranée , remplies de désespérées qui cherchent asile dans des terres où règnent démocratie et bien être. Les dernières victimes de Lampedusa crient au monde entier avec les paroles de Pape François: " Honte! Honte pour tous! Honte pour tous ceux qui ont le pouvoir! Honte, et rien d'autre". 
Ca n'en finira si seulement l'égoïsme et les intérêts personnels continueront à définir les relations et les rapports personnels. 

Dieu semble-t-il absent de nos vies et de nos réalités quotidiennes?
Oui beaucoup des gens de notre époque pensent comme ça. Beaucoup sont indifférents et vivent une vie sans Dieu. Beaucoup mélangent dans leurs vies moments de spiritualité et moment de profond matérialisme.

Où est Dieu dans ça? Que fait-il? Pourquoi nfintervient-il pas ? Ces questions sont souvent notre lot des croyants et d'incroyants, et nous ne trouvons pas de réponses évidentes. Alors le croyant proteste devant Dieu, comme le prophète Habacuc : « Tu n'entends pas crier ? Tu ne délivres pas ? » Son peuple était déporté dans un autre pays, lfIrak actuel.  Les siens subissaient la violence et les humiliations.  Habacuc a prié Dieu pour que tout cela cesse sans plus tarder.  Il a eu assez de foi pour croire que le Seigneur lui répondrait. 

Mais aujourd'hui Pape François, pèlerin à Assisi, dans la ville du "pauvre" François d'Assise et il dénonce que notre époque est marquée par "la globalisation de l'indifférence" 

Nous devons écouter Dieu, et écouter cfest bien plus qufentendre, qu'ouvrir seulement nos oreilles.   Ce que nous choisissons dfécouter, nous finissons par y obéir.  Cfest pour cela que Paul invite Timothée à ne pas écouter ses peurs, pour ne pas être paralysé par elles. Nous avons en nous toutes les possibilités pour construire un monde humain, plus juste, plus habitable par tous, nous avons ainsi toutes les possibilités pour humaniser ce qui menace de nous entraîner vers notre propre destruction. Nous avons les possibilités de bien freiner l'arrogance et l'égoïsme qui nous fait esclaves d'égoïsmes et d'intérêts personnels ou collinistes et tribaux. 

Il n'est pas question d'attendre tout de Dieu. Aides-toi et le ciel t'aidera, nous disons souvent, et alors? Dieu n'interviendra pas pour bouleverser le désordre de l'humanité. Il faut se mettre à lfaction et croire que cela pourra changer le monde. 

Il faut croire en Jésus. Cfest pour cela peut-être que les apôtres dans lfévangile dfaujourdfhui demandent à Jésus dfaugmenter leur foi, et pas dfautres miracles pour convaincre.  Jésus répond que la foi, il en faut très peu pour faire de grandes choses. La foi produit des choses impensables, aussi surprenantes que de déplacer avec toutes ses racines un sycomore, un arbre considéré indéracinable. 

Certaines tâches, qui apparaissent, à vues humaines, comme impossibles ou très aléatoires, sont perçues en même temps comme urgentes pour le Royaume de Dieu. La foi rend possible le même impossible! Car rien est impossible à qui croit! Certains déracinements qui, dans un premier temps, semblent défier la sagesse et la prudence s'avèrent des coups d'audace que Dieu attendait. 

Il ne faut pas sfattendre à ce que Dieu intervienne tout le temps dans nos vies sans que nous-mêmes collaborions. Pourquoi donc dans notre vie spirituelle demanderions-nous à Dieu de se mettre à notre service sans nous acquitter nous aussi de notre service envers lui?  Vis-à-vis de Dieu qui nous a tout donné, nous n'avons pas de droits à faire valoir. À la façon dont nous rendons service aux autres et par lfamour que nous manifestons, nous pouvons contribuer à ce que bien des gens sfouvrent à Dieu et le découvrent.  

Seigneur, nous nous sentons parfois démunis, aussi dépaysés, aussi mal à sa place qu'un vieux sycomore planté dans la houle. Et pourtant, Dieu, si tu nous aides, les fruits viendront. La foi, il sfagit dfen avoir un tout petit peu pour réaliser ce que personne nfaurait cru possible.  Il suffit dfun peu de foi, car la foi ne se dose pas, elle se vit et demande à être cultivée. Et alors, mon Dieu, aide-moi à avoir ce petit morceau de foi. Augments en moi la foi! Amen. 

Lecture du livre d'Habacuc : Ha 1, 2-3; 2, 2-4

« Combien de temps, Seigneur, vais-je t'appeler au secours, et tu n'entends pas, crier contre la violence, et tu ne délivres pas ! Pourquoi m'obliges-tu à voir l'abomination et restes-tu à regarder notre misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent. Je guetterai ce que dira le Seigneur. » Alors le Seigneur me répondit : « Tu vas mettre par écrit la vision, bien clairement sur des tablettes, pour qu'on puisse la lire couramment. Cette vision se réalisera, mais seulement au temps fixé ; elle tend vers son accomplissement, elle ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, à son heure.  Celui qui est insolent n'a pas l'âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. »

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DIMANCHE DE PAQUES - MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, HOMME

31 mars 2013

Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts

Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean, 20,1-9

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin,. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.

C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.

Avant tout mes vœux de joyeuses Pâques à vous tous. Nous voila ce matin devant ce tombeau vide. Marie Madeleine, cette femme pécheresse, qui avait tant péché, mais qui avait aussi tant aimé, jusqu'à changer sa vie  et devenir disciple de Jésus de Nazareth. Depuis ce vendredi elle ne trouvait pas de paix. La mort de celui qui l'avait redonné à la vie l'avait tellement bouleversée et marquée, et  la voila donc "Le premier jour de la semaine" revenir dans cette vallée des tombes "alors qu'il fait encore sombre " et  voir "que la pierre a été enlevée du tombeau"

Sans se rendre bien compte elle reprend le chemin de retour et crie toute sa peine à Pierre (et à l'autre disciple): « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Voila donc le cri  désespéré de celui qui aime et que l'amour semble rendre aveugle. On ne pas dit que l'amour rend aveugle! L'amour de la eine qui se fait partage et  demande secours.

Pierre et Jean  arrivent au tombeau. Le plus jeune court plus vite que le vieux Pierre. L'ardeur, l'exubérance, la générosité de ce jeune, qui avait osait être au pied de la croix au Calvaire, qui avait assisté debout les dernier instants de vie de Jésus. Il arrive le premier, mais s'arrête devant ce tombeau  vide.

Il voit mais ne trouve pas d'explication. Les disciples n'avaient pas encore compris. La rationalité de notre foi, la rationalité de toutes ces cérémonies, parfois faites par habitude, par traditions, par simple dévotion, ou par simple apparence. Une foi de façade parfois, une foi qui n'est pas foi, qui s'arrête à l'extérieur et qui ne touche pas les consciences, les comportements, les paroles. Combien de nos dirigeants politiques et administratifs se disent catholiques, se disent hommes de foi, incapables de bien conjuguer vie et foi, foi et morale, foi et engagement social. 

Impossible trouver des explications si on reste dehors, si on ne devient pas un des acteurs de cette grande  pièce de la vie, qui plus ou moins bien nous nous retrouvons à jouer ensemble et   qui intéresse nous tous. Il faut entrer dedans, dans cette tombe vide

"Il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts"  Mais pourquoi? La résurrection nous la voyons en cette saison. comme  dans la métaphore de la nature qui se réveille après le long hiver et qui par enchantement fait refleurir la vie et resplendir tout  d'une lumière insolite et nouvelle, en le remplissant des toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. La résurrection et le printemps c'est une comparaison formidable! C'est la symphonie de la vie qui éclate. Le Pape François nous a rappelé les devoirs de bien soigner la création et nous a dit que nous en sommes les vrais gardiens..

Memento homo, souviens-toi

Pâques est donc entrer donc dans ce tombeau vide, et en savourer le mystère de paix et de renouveau  que s'en dégage.   Pâques est voir et croire. Pâques est  participer à ce projet de vie qui éclate aujourd'hui et illumine l'humanité de lumière et des couleurs divers. Jésus vainqueur de la mort, vainqueur du mal, sort victorieux de ce tombeau.  Et avec lui tout homme de bonne volonté y est appelle.  Ce tombeau vide ne se visite, il se partage. Ce n'est pas en restant dehors de ce tombeau qu'on construit une église nouvelle, il nous faut y entrer, partager les joie et les peines, et partager nos forces et nos responsabilités.

Il est ressuscité, comme il l'avait dit. La résurrection marque l'honnêteté de Dieu,  l'honnêteté pour la parole donnée. Dieu fait  toujours ce qu'il dit. Jamais une parole de Dieu est restée  sans réponse, et la parole de Dieu est toujours créatrice de nouveauté, de vie.

Memento homo, souviens-toi...

L'honnêteté de Dieu interpelle l'honnêteté de l'homme, entre promesses et défaites, entre oui et non, entre positif et négatif, entre vrai et mensonge.

L'honnêteté de Dieu interpelle l'honnêteté de nos gouvernants, toujours secoués par des scandale de corruption, de vols, de mauvaise gestion, d'incapacité administrative, etc. 

L'honnêteté de Dieu interpelle aussi l'honnêteté de l'Eglise, appelée plus que jamais a être le sel et la lumière du monde, mais  aussi secoué par des scandales qui ont miné sa crédibilité.

Memento homo, souviens-toi

La résurrection  est la réponse aux tant  pourquoi de notre foi en Jésus, mais aussi aux tant pourquoi de nos sociétés civiles. La résurrection de Jésus intéresse tous, croyant et non croyants. Les crucifix de nos tombeaux sont les signes palpables de l'immense souffrance de l'humanité qui cherche constamment de retrouver le chemin de l'Eden et de revenir à son originaire existence de bonheur et de vie complète. 

Jésus  est le vivant, Il a vaincu la mort, toute sorte de mal. Notre Dieu n'est pas un Dei des mort, mais des vivants. " Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? Il nfest pas ici, mais il est ressuscité " (Lc 24, 5-6).

Memento homo, souviens-toi

Dans le cadre des événements de Pâques, le premier élément que lfon rencontre est le sépulcre vide. Le Catéchisme de lfEglise  Universelle dit: "Il nfest pas en soi une preuve directe. LfABSENCE du corps du Christ dans le tombeau pourrait sfexpliquer autrement (cf. Jn 20, 13 ; Mt 28, 11-15). Malgré cela, le sépulcre vide a constitué pour tous un signe essentiel. Sa découverte par les disciples a été le premier pas vers la reconnaissance du fait de la Résurrection. Cfest le cas des saintes femmes dfabord (cf. Lc 24, 3. 22-23), puis de Pierre (cf. Lc 24, 12). " Le disciple que Jésus aimait " (Jn 20, 2) affirme qufen entrant dans le tombeau vide et en découvrant " les linges gisant " (Jn 20, 6) " il vit et il crut " (Jn 20, 8). Cela suppose qufil ait constaté dans lfétat du sépulcre vide (cf. Jn 20, 5-7) que lfabsence du corps de Jésus nfa pas pu être une œuvre humaine et que Jésus nfétait pas simplement revenu à une vie terrestre comme cela avait été le cas de Lazare (cf. Jn 11, 44). (CEU, 640)

Memento homo, souviens-toi...

Je n'ai pas besoin d'un Dieu mort,

je n'ai pas besoin d'un Dieu crucifix seulement,

Je n'ai pas besoin d'un Dieu triste.

Je n'ai pas besoin d'un Dieu  à moi.

Je n'ai pas besoin d'un Dieu pareil, je n'en ferais rien.

J'ai besoin d'un Dieu vivant,

J'ai besoin d'un Dieu capable de me pardonner et d'être miséricordieux avec mes fragilités, et mes méchancetés.

J'ai besoin d'un Dieu qui me fait continuer à espérer;

j'ai besoin d'un Dieu  qui est passé par la mort pour la vaincre et dire à l'homme d'aujourd'hui que l'amour est plus fort que la mort. 

J'ai besoin donc d'un Dieu vivant qui me pousse  à espérer malgré le mal qui est en moi et qui m'entoure..

J'ai besoin d'un Dieu qui puisse me comprendre, prendre ma main, et me conduire sur les routes de ce monde.

J'ai besoin d'un Dieu vivant qui me fait continuer à vivre avec les autres en toute fraternité et solidarité.

J'ai besoin d'un Dieu capable de me donner courage, de me faire passionner e donner espoirs et amour.

 

Merci, Seigneur, voila mes besoins qui sont aussi les besoin de toute l'humanité et que en ce matin de PAQUES DE RESURRECTION, au sein de ce tombeau vide, tout recommence.

Joyeuses Pâques pour vous tous et que Dieu vous bénisse.

© kakaluigi, 31 mars 2013

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UN HEUREUX DIMANCHE DES RAMEAUX 2013 

Que la paix de Jésus Roi soit avec vous tous et elle demeure dans vos coeurs.



6. CAREME 2013: MEMENTO HOMO, SOUVIENS-TOI, O HOMME

Dimanche des rameaux

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 Hosanna - Crucifige, un rameau et une croix

 

Luc19, 35-38

35 Ils amenèrent l'âne à Jésus, jetèrent leurs vêtements dessus, et firent monter Jésus. 36 A mesure qu'il avançait, les gens étendaient leurs vêtements sur le chemin. 37 Déjà Jésus arrivait à la descente du mont des Oliviers, quand toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus : 38 « Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »

Passion de Jésus selon Luc 23, 33.44-46

33 Lorsqu'on fut arrivé au lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche... 44 Il était déjà presque midi ; l'obscurité se fit dans tout le pays jusqu'à trois heures, car le soleil s'était caché. 45 Le rideau du Temple se déchira par le milieu. 46 Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira.

 

Jeudi Saint - 28 mars 2013Voila les deux textes qui marquent ce dimanche des Rameaux dans l'Eglise catholique du monde entier. En effet  la célébration de ce dimanche a deux faces : l'une qui nous rappelle l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l'autre  qui nous anticipe l'histoire de ce prochain vendredi saint: la passion et la mort sur la croix de Jésus Christ 

 

Ce dimanche est appelé le dimanche des rameaux.  c'est le dimanche des processions avec des rameaux, pour rappeler l'entrée joyeuse et  de triomphe de Jésus Christ à Jérusalem, accueilli par le peuple festoyant et plein d'espoirs d'avoir enfin le Messie: "Hosanna... beni soit celui qui vient, lui le Roi... "

 

Mais ce triomphe se transformera bientôt en autres cris de mort, de croix, en ce terrible crucifige. Ce dimanche c'est aussi le dimanche de l'annonce de la passion  car au cours des messes  nous lisons les pages évangéliques de Luc concernant la passion de Jésus Christ.

 

Jeudi Saint. - 28 mars 2013Ce dimanche et un dimanche de forts contrastes et  marque dans une manière très nette les humeurs d'un peuple qui est toujours prêt à suivre le modes et les idéologies du moment, parfois sans s'en rendre compte et sans réfléchir suffisamment.

 

Avant tout  ces rameaux d'Olivier, ces manteaux se répandre sur la terre comme des tapis, les cris de joie, et les chants d' Hosanna au fils de David  qui remplissent la ville sacrée de Jérusalem, qui envahissent dfespoirs les cœurs de tous les hommes et femmes et puis...en peu de jours après,  voila  la condamnation, et les cris changent, et Jérusalem est envahie par la haine et la jalousie, par la surdité  et la cécité, et le peuple crie "crucifige" .

 

Vendredi Saint - 29 mars 2013Memento homo, souviens...

Voila signalées en ce dimanche les énormes contradictions du comportement humain : un triomphe éphémère donné à Christ a reconnu le fils de David, roi et Seigneur, et puis, peut-être les mêmes voix qui le blasphèment, le refusent, lfoutragent, lfoffensent, et sans aucun pudeur le renient avec ce "crugifige". Quoi ? Cfest de l'hypocrisie? Combien de fois après avoir prié Dieu en lui demandant de nous aider, nous lui avons bientôt tourné le dos et lfavons marginalisé, expulsé de nos vies, nous avons vécu dans lfindifférence plus absolue.   

 

Memento homo, souviens...

Il nous faut comprendre le sens caché  de nos pires passions,  et les effets dévastateurs d'une myopie spirituelle, qui obscurcit  nos consciences et nous plonge dans un état d'anxiété et dépression.  Nous sommes toujours prêts pour  acclamer quelqu'un  qui à bas prix nous fait des promesses et nous montre le bien être à la portée de nos mains,  avec des faciles et immédiates solutions à nos problèmes les plus pressants. Mais nous sommes aussi prêts à le condamner, à  le calomnier, à crier contre lui  quand il ne répond pas à nos désirs et exigences, Mais quel type d'hommes et femmes, sommes-nous? Des banderoles ? Changeons nous les couleurs si facilement ?

 

Matin du Dimanche de Pâques.Memento homo, souviens...

Ce qui marque l'entré triomphale de Jésus c'est que le peuple a bien reconnu ce qu'il est.

Le peuple "qui marchait dans la longue nuit... et dans les ombres de la mort..." voit clairement aujourd'hui que Jésus est son libérateur. "Béni soit celui qui vient, lui, notre Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! C'est la joie de Noel avec le chant des anges qui annoncent la paix et la gloire. C'est la prophétie de Zacharie qui se réalise (Zac.9,9-10).  "Exulte de toutes tes forces, fille de Sion !Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !Voici ton roi qui vient vers toi :il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne ,un âne tout jeune. Ce roi fera disparaître d'Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ;il brisera l'arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s'étendra d'une mer à l'autre, et de l'Euphrate à l'autre bout du pays."

 

Memento homo, souviens...

Un roi en croix, un roi qui choisi le trone de la croix. "Quand jfaurai été élevé de terre, jfattirerai à moi tous les hommes" (Jn 12,32). Jésus nous invite à marcher avec Lui, mais en prenant nous aussi la croix de tous les jours.  Voila ce que  Pape François  avait dit aux cardinaux électeurs ce 14 mars 2013 , "Le même Pierre qui a confessé en Jésus le Christ, réplique: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suivrai, mais pas sans parler de croix. Que cela voudrait-il dire sans la croix? Quand nous marchons sans la croix, quand on construit sans la croix et quand nous confessons le Christ sans croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur mais des serviteurs de ce monde. Nous sommes des évêques et des prêtres, des cardinaux et des papes, mais pas les disciples du Seigneur! Je voudrais qu'après ces jours de grâce nous ayons tous le courage, simplement le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, d'édifier l'Eglise sur le sang du Seigneur, qui a été versé sur la croix, et de confesser la gloire du Christ crucifié. Ainsi seulement l'Eglise ira de l'avant. J'espère pour chacun d'entre nous que l'action de l'Esprit, la prière de Marie, notre Mère, nous accorde cette grâce de marcher, de construire et de confesser Jésus, le Christ crucifié".

 

PÂQUES - 31 mars 2013Memento homo, souviens...

Et alors les rameaux de ce dimanche  m'accompagneront au cours de toute cette semaine sainte que nous commençons et  mfaccompagneront aussi pour toute l'année ; ils ne seront pas des talismans magiques à conserver seulement dans nos maisons, mais ils deviennent  les signes de notre pleine participation joyeuse au mystère de Jésus, qui sera  Roi à partir de sa croix. Ce rameau qui d'habitude reste accroché à l'entrée de nos maisons pour toute une année  c'est le signe d'un engagement, c'est le signe aussi d'un témoignage qui doit se jouer entre foi et joie, entre hosanna et crucifige. "Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive". (Lc 9, 23) .Dieu ne se laisse pas plagier, jamais et par personne. Dieu est toujours le même, ne change jamais, même si son visage peut prendre toutes les couleurs de notre humanité et peut parler toutes les langues. Depuis toujours Dieu est le créateur et Dieu est toujours pour tous l'amour et la tendresse.

 

Prions avec Sundar Singh dans sa chanson "J'ai coisi de suivre Jésus Christ": 

En mon coeur, j'ai choisi de suivre Jésus-Christ, Oui, pour toujours, oui pour toujours.
Si mes amis s'en vont, qu'importe ? Moi, j'irai ! Oui, pour toujours, oui, pour toujours.
Au monde je dis "non", joyeux je prends ma croix, au monde je dis "non", j'accepte la croix,
Oui, pour toujours, oui, pour toujours. Amen. 
© kakaluigi, 24 mars 2013
  
BON DIMANCHE A TOUS!   

3e dimanche TOC27 janvier 2013

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Et alors, Jésus, nous voila sur ton chemin, la main dans la main

 

 AUDIO Ecoutez >>>

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Lecture du livre de Néhémie :  8, 1-4a.5-6.8-10

 

Quand arriva la fête du septième mois, tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la Porte des eaux. On demanda au scribe Esdras d'apporter le livre de la loi de Moïse...Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout. Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre. Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l'on pouvait comprendre. Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi. Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n'a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : 4, 14-21

 

Lorsque Jésus, avec la puissance de l'Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues des Juifs, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.

 

On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit : L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. 

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Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »

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Ce dimanche j'ai choisi de lire ensemble les lectures de l'Ancien et du nouveau testament que la liturgie dominicale nous propose. Ce qui nous raconte le prophète Néhémie est très intéressant et assez instructif. Les juifs au temps du scribe Esdras n'étaient pas habitués à entendre proclamer la loi de Moïse. Ils se sont mis à écouter avec beaucoup de ferveur, jusqu'aux larmes, tellement ils en étaient touchés. Il est clair que cette lecture était pour eux d'une grande actualité.

 

C'est également vrai pour les personnes qui écoutaient la lecture du prophète Isaïe, quand Jésus la faisait à la synagogue de Nazareth.

 

Lfévangile de Luc sfadresse à Théophile qui nfest personne dfautre que chacun de nous qui cherchons à connaître Dieu. Comme dans la première lecture et comme pour les auditeurs de Nazareth, nous sommes vraiment touchés quand la Parole de Dieu nous paraît actuelle et que nous la voyons se réaliser.

 

La Parole sfaccomplit aujourdfhui : voilà la nouveauté évangélique qui ne peut se démoder, car cfest à chaque génération et à chaque époque que sfaccomplit aujourdfhui la Parole libératrice de Dieu. la Parole est toujours créatrice.

 

 Noua avons terminé la semaine de prière pour lfunité des chrétiens, célébrée depuis 1930,  qui, encore une fois, nous a rappellé le devoir de réconciliation. La solution au manque d'union des chrétiens est avant tout un manque d'amour de Jésus dans tout son être.  Les lectures de ce dimanche, surtout la page de Luc, nous donnent des indices, car Jésus souligne qu'il est venu pour libérer, pour guérir, pour relever, enfin pour donner à tous une raison de vivre.

 

Dieu veut que ayons la vie en abondance. Jésus est venu pour cela pour que tous les hommes puissent bien vivre. Il est venu nous libère de tout ce qui nous empêche de vivre pleinement. C'est lui seul qui change nos cœurs de pierre en cœurs de chair. Mais cette libération exige notre coopération, et aussi vis-à-vis des autres, notre appui. Nous devons faire face à nos manquements et aux gestes blessants qui ont pu être les nôtres. C'est avec patience et humilité que nous parviendrons vers une plus grande unité devant le Seigneur.

 

La comparaison du corps humain et du corps de lfÉglise est dfune grande importance pour conserver lfunité de lfÉglise catholique et pour refaire nos liens fraternels avec tous les chrétiens. Nous tous nous sommes des chercheur de vérité.  La Parole de Dieu, aujourd'hui, a besoin de notre apport, pour être davantage vivante dans la société et l'imprégner de toute sa puissance et sa force.   De nombreux obstacles très humains sont au fond de nos différends religieux, mais, qui, par la force de l'Esprit et de la bonne volonté peuvent être comblés et prendre fin.  Cela demande un conversion et des renoncements. Car ce qui nous unit est plus profond. C'est de croire au même Jésus, Fils de Dieu.

 

C'est l'Esprit de Dieu qui met au cœur des femmes et des hommes le goût de Dieu, pour apprendre à le connaître dans la nature et dans les personnes.  Il ouvre des chemins d'unité au milieu même de la diversité. Il donne le goût de réconcilier ce qui est séparé.

 

Jésus. tu t'es  obstiné et tfobstines encore aujourdfhui, à travers tes prophètes, à libérer le monde et à le faire espérer, sur la base dfun seul commandement : celui dfaimer véritablement. Ton aujourdfhui, Jésus est devenu le nôtre et ton combat demeure inachevé tant et aussi longtemps que ta Parole de Liberté et dfAmour nfest toujours pas réalité.  S'occuper de rebâtir l'unité des chrétiens est une œuvre qui va au cœur de notre mission car le baptême fait de nous tous des missionnaires du Royaume. Et alors, Jésus, nous voila sur ton chemin, la main dans la main. Amen.

 

© kakaluigi, 27 janvier 2013

 

 

 

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