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Dimanche 26 aout 2007  

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Diviser pour régner ?

 Réflexion pour ce dimanche 19 aout 2007

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc 12, 49-53

Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!  Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Il y a juste une quinzaine de jour que je vous rappelais lfadage romain « Divide et impera » Diviser pour régner. Aujourdfhui nous y revenons et suivant les rumeurs de guerre qui se prépare dans lfEst de notre Congo, je vous le propose encore une fois dans cette réflexion qui a la seule ambition dfapprofondir lfadage latin. Nous vivons dans une société qui semble avoir perdu le raisonnement du bon sens. Nous vivons dans une société dominée par le principe de division. Qufil sfagisse de séparer un territoire géographique occupé entre différentes ethnies (diviser pour vaincre) et des stratégies de superpuissances contre les fléaux dfun adversaire (diviser pour régner). En politique et en sociologie, diviser pour régner vise à réduire des concentrations de pouvoir en éléments qui, pris individuellement, ont moins de puissance que celui qui implémente la stratégie. Nous pouvons aussi évoquer lfapproche scientifique des chercheurs qui cherchent à percer les secrets de la vie en décodant le génome humain (diviser pour comprendre), ou encore de celles des économistes qui prônent la segmentation de la production et des marchés (diviser pour produire et faire des profits).

Ainsi, toujours est mise en avant lfutilité de diviser pour dominer. Mais, cette raison-là lorsque appliquée aux relations humaines, est déraisonnable et porte en elle le germe de ce qui peut-être perçu comme une nouvelle maladie, la division de la société, conséquence de la rupture des liens humains fondamentaux. En fait, nous disons souvent que diviser pour régner est une stratégie diabolique.

Ce nfest pas ce que Jésus veut. Ce nfest pas dans la division qufon trouve le sens à la vie. Les seules  valeurs matérielles et temporelles nfont pas de consistance.

Diviser pour mieux assujettir des personnes, cfest de lforgueil. Cfest se croire plus importants que nos frères et sœurs. L'orgueil provoque la fermeture du cœur et l'expérience nous dit que le rejet systématique des valeurs de l'amour ne peut que nous ouvrir la porte à la tristesse et à la solitude, à lféchec.

Les valeurs que Jésus nous propose sont d'abord des valeurs de spiritualité qui doivent se refléter sur les valeurs humaines. L'être humain n'est pas un objet de convoitise. L'être humain est une personne à part entière qui se mérite respect dans son âme et dans son corps.

Jésus, comme du reste  les prophètes, est un provocateur. Ils dérange avec sa parole, son enseignement et son action.  Ils sont signe de division. Ils appellent à Il est venu apporter le feu sur la terre. Et cfest pour cette raison que Jésus, comme les prophètes, a été condamné à mourir sur une croix. Sa doctrine était dangereuse, trop dangereuse.

L'amour veut que nous portions notre regard vers l'autre, que nous recherchions son bien et son bonheur. Un amour vrai est altruiste, non égoïste, ni individualiste. Je suis le chemin, a dit Jésus. Il nfy a pas dfautre chemin pour aller au bout de soi-même que celui de Jésus. « Celui qui croit en moi, a dit Jésus, ce nfest pas en moi qufil croit mais en celui qui mfa envoyé ». Jésus est le chemin qui mène à Dieu et à au prochain.

Jésus dérange car il donne à celles et ceux qui partagent sa démarche vers le royaume de Dieu, un regard de vie neuf.

Voir la lumière briller sur les visages les plus différents ne peut que nous réjouir et nous inviter à devenir chaque jour davantage ce que nous sommes, à témoigner, au risque de déranger.

Un soir d'hiver glacial, un homme a eu une crise cardiaque. Après avoir été admis à l'hôpital, il demanda à l'infirmière d'appeler sa fille. Il expliqua, "Voyez-vous, je vis seul et c'est la seule famille que j'ai." L'infirmière appela la fille. La fille qui s'appelait Julie  fut complètement bouleversée et s'est écriée, "Vous ne devez pas le laisser mourir ! Vous comprenez, papa et moi avons eu une discussion malheureuse il y a environ un an. Je ne l'ai pas revu depuis. Durant tous ces mois, je voulais aller le voir pour lui demander pardon. La dernière chose que je lui ai dite a été, "Je te hais." Julie se mit à pleurer et dit ensuite, "J'arrive tout de suite. Je serai là dans une demi-heure."

Le malade eut un arrêt cardiaque, et immédiatement on essaya de le ranimer. L'infirmière fit cette prière, "O Dieu, sa fille arrive, ne permet pas que ça ne finisse comme ça." Tous les efforts de l'équipe médicale furent vains. L'infirmière regarda un des médecins parlant à Julie en dehors de la chambre. Elle pouvait voir l'expression pitoyable sur son visage. L'infirmière prit Julie à part et lui dit, "Je suis désolée !" Julie lui dit, "Vous savez, je ne l'ai jamais haï. Je l'aimais. Maintenant j'aimerais aller le voir." L'infirmière l'introduisit dans la chambre, et Julie s'est approchée du lit et cacha son visage dans les draps en disant au revoir à son père décédé. L'infirmière, détournant les regards pour ne pas voir ce déchirant au revoir, remarqua un morceau de papier sur la table de chevet. Elle le prit et le lu : "Ma très chère Julie, je te pardonne. Je prie pour que tu me pardonnes aussi. Je sais que tu m'aimes. Je t'aime moi aussi. Papa."

Ce qui divise les familles habituellement, ce n'est pas l'Évangile, c'est plutôt la politique, l'argent, les intérêts,  l'éducation des enfants, les vieux parents...la tiédeur des relations interpersonnellesc

La religion est la plus grande et la plus ancienne cause de division et donc de conflit entre les groupes. La désunion est toujours cause de difficulté, d'incompréhension, de malheur.

Jésus nous demande qui, dans nos vies, est le premier, Dieu ou moi ? Oui, il arrive parfois que, pour être fidèles à Jésus, nous soyons opposés à nos meilleurs amis, aux membres de notre famille qui ne comprennent pas notre attitude. Mais c'est surtout en nous, au plus profond de nous-mêmes que la lutte se livre. Il faut savoir prendre des risques si nous voulons rester fidèles.  Prendre des risques pour faire un retour aux sources, un recentrage sur l'essentiel.

Sommes-nous toujours prêts à suivre le chemin issu de l'Évangile ?

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Par-dessus les frontières de langue, de race, de nations,
unis-nous, Seigneur Jésus.
Par-dessus nos ignorances, nos préjugés,
nos inimitiés instinctives,
unis-nous, Seigneur Jésus.
Par-dessus nos barrières intellectuelles et spirituelles,
unis-nous, Seigneur Jésus.
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08-12-2007

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