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«Moi aussi, assis au bord du lac pour écouter»
Le 15e dimanche ordinaire , 13 juillet 2008
1, ECOUTER
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13, 1-23
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?» Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.
Le coeur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur coeur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris !
Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son coeur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »
2. REFLECHIR
Nous sommes peut-être assis au bord d'un lac, pour un peu de repos, pour nous rafraichir. Certains dfentre nous on fait cet expérience au bord du Lac Tanganika, Kivu, Edouard,etcc en attendant quelque chose qui puisse remplir nos espoirs.
Le temps de Jésus nfest pas différent de notre temps. La foule attend assise au bord du lac. Et Jésus parle en paraboles, pour ce faire comprendre de par tout .Il parle dfun semeur qui continue sa tâche afin de préparer la récolte. Dans lfÉvangile, le semeur cfest lfEsprit et tous ceux qui répondent à lfappel de Jésus. La foi ne se transmet pas comme nous transmettons un héritage ou des chromosomes, automatiquement. Elle est don de Dieu. Elle est reçue librement et nul ne peut l'imposer, pas plus que nous ne pouvons forcer personne à aimer. Mais nous devons la proposer avec douceur et respect.
La semence, c'est la parole de Dieu qui engendre la foi et la vie chrétienne. Cette semence tombe sur des sols divers dans le cœur humain. Elle tombe sur la route où elle est perdue par manque de profondeur. Elle tombe aussi sur le terrain caillouteux où elle sèche par manque de culture religieuse. Elle tombe encore sur les ronces où elle est étouffée en raison des passions, de l'égoïsme ou de la légèreté. Elle tombe aussi dans la bonne terre où elle produit son fruit.
La foi doit mûrir comme la graine qui a besoin de racines. Il y a des âges de la foi. De même qu'une plante commence par être une jeune pousse qui grandit pour devenir l'arbre vigoureux, capable de résister aux intempéries, il y a la foi de l'enfant, enthousiaste, celle de l'adolescent, inquiète, celle du jeune homme ou de la jeune fille, en recherche, celle de l'adulte, plus affermie mais non sans problèmes. Nous ne passons pas sans douleur d'une étape à une autre. La foi peut connaître des éclipses, des temps de doute et de recherche. Il faut du temps entre les semailles et les moissons. L'essentiel est de préparer le terrain, savoir écouter et comprendre, et surtout témoigner par l'exemple.
Nous devons être capable comme la bonne terre de multiplier la vie. Nous devons être une terre accueillante, heureuse de recevoir de nouvelles semences, du grain nouveau. Nous devons être le lieu où la semence apprend à être ce qufelle nfest pas encore, à sfépanouir dans lfépi. La vie est dans la semence. Tout est possible parce que Dieu est un semeur constant, infatigable. Dieu sort sur les routes du monde pour semer. Dieu répand encore ses germes de vie à pleines mains, et la semence est une certitude dfavenir. La semence portera du fruit; elle aura le dessus, malgré sa petitesse. À côté des ronces et des épines, à côté des sols pierreux durs et rudes, il y a toujours une bonne terre qui accueille et fleurit. Un bourgeon finira bien par sortir, un rameau finira bien par sfélever.
L'Évangile nous parle tout à la fois de semailles et de moissons, car pour Dieu, c'est toujours le temps et des semailles et des moissons.
Benoit XVI part en cette semaine pour les JMJ 2008 dfAustralie. Milliers de jeunes attendent sa parole, son message, et son témoignage de foic ils attendent dfêtre affermis dans leur foi et de trouver un nouveau élan. Ca sera au bord de la mer de Sydney. Et toujours dans la recherche de la vérité et du vrai bonheur.
3, AGIR
Chacun est responsable du choix du lieu où il se tient pour écouter la Parole. Si nous ne quittons pas le chemin balisé de la vie quotidienne pour nous risquer en plein champ, si nous nfécoutons que dfune oreille distraite, si nous recevons la Parole dans un cœur sec, refermé sur lui-même, soucieux de son seul bien-être, nous ne tiendrons pas dans lfépreuve. Seuls ceux dont le cœur a été travaillé par la charrue de lfépreuve et de la patience, seuls ceux dont le cœur est disponible porteront du fruit. Dieu n'arrête pas de semer, c'est-à-dire d'appeler les hommes à la foi, et chaque jour il est dans l'attente du résultat de la récolte. Tout se joue sur le terrain, dans le cœur humain.
Quelle terre sommes-nous?
4. PRIER
Et bien, Seigneur, assis sur le bord de mon lac, avec des autres compagnons de voyage, je suis pret à tfécouter et à faire de mon coeur un terrain fertile.
© kakaluigi 2008
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Le modèle de partenariat pour bien fonder
lfeglise.
13e dimanche ordinaire A, 29 juin 2008
1.ECOUTER
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 16, 13-18
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
2 REFLECHIR
Nous fetons aujourdfhui Pierre et Paul. Nous fetons aussi le Pape, le successeur de Pierre.
Pierre est désigné comme chef des apôtres suite à sa profession de foi. Celle-ci se situe dans les environs de la frontière dfIsraël, à la limite du monde païen, alors que Jésus est en route vers Jérusalem. Cfest à ce moment que Jésus « commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter »..
Paul ne sfest jamais élevé contre l'élément institutionnel représenté par l'apostolat historique des Onze apôtres. Il a reçu lfimposition des mains de ceux qui étaient déjà reconnus comme possédant le Saint-Esprit. Il a soumis à l'approbation de lféglise réunie à Jérusalem ses propres méthodes d'apostolat. Mais il nfa jamais admis ni que sa vocation fût inférieure à la vocation des autres apôtres; ni que sa connaissance de Dieu fût moindre que la connaissance qu'avaient de Jésus ses premiers disciples. Lui qui était un persécuteur de la naissante communauté chrétienne, la nouvelle eglise. Et devient lfapotre des gens. Pierre cfest la tradition et Paul cfest lfinpiration.
Une synthèse doit s'établir entre la tradition et l'inspiration. Pierre et Paul ne peuvent pas être dissociés. L'Église a été fondée par les deux apôtres. Le fondement de l'Église, c'est la foi de Pierre, comme la doctrine de Paul en est le soutien. Pierre est un pasteur et un guide. Paul par ses enseignements, nous fortifie et nous anime. Attacher Pierre avec Paul, cfest attacher un bouton avec la mauvaise boutonnière. Mais faire travailler Pierre et Paul en partenariat, cfest notre défi. LfÉglise dont nous faisons partie, nfest pas une réalité abstraite, mais une communauté faite de personnes, d'être vivants, avec des histoires particulières, des caractères, des défauts aussi. Ce qui est au cœur de la vie de l'Église, ce qui la fait vivre, ce nfest pas une seule personne, ce nfest pas un modèle, mais plutôt la relation, la communion, le partage, la solidarité. Il y a Église, parce qu'il existe des relations entre des personnes ; des relations qui sont avant tout une question d'amour.
Fêter Pierre et Paul, c'est regarder Dieu vivant en eux, dans les Apôtres, dans l'Église, en chacun de nous et de nos frères et sœurs. Posons un regard neuf sur Pierre et Paul. Ils ne pouvaient garder pour eux ce soleil qui avait illuminé leur vie, ils avaient un feu à partager. Paul comme Pierre ont toujours eu le souci de relier les communautés les unes aux autres. Être chrétien, ce nfest surtout pas être replié sur notre communauté, indifférents à ce que peuvent vivre les autres. Les autres églises de partout dans le monde.
3.AGIR
Qufaurions-nous répondu à la question de Jésus « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes » ? Nos actions ne donneraient-elles pas un démenti à notre réponse? Toute action parmi les chrétiens qui nfest pas guidée par l'amour et le service ne correspond pas aux intentions de Jésus. Toute action, toute autorité qui s'exprime en termes de prestige, ou de possession matérielle, ou de domination est étrangère et hostile à lfaction pastorale de Jésus, telle que Pierre et Paul lfont menée.
Pierre et Paul sont modèles pour les apôtres, mais en particulier pour nos pasteurs qui guident notre Eglise catholique. Nos pasteurs, qui sont les prêtres, les curés, les évêques, le pape. Eglise universelle et églises locales dans un mélange toujours nouveau de partenariat et de partage réciproque.
Le pouvoir de Jésus n'est pas un pouvoir selon les modalités de ce monde. C'est le pouvoir du bien, de la vérité et de l'amour, ce pouvoir est plus fort que la mort. Cfest le seul pouvoir que nous pouvons exercer. Et cfest le pouvoir sur le quel se fonte toute eglise
© kakaluigi 2008
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Audacieux pour vaincre nos peurs
12eme dimanche ordinaire A, 22 juin 2008
ECOUTER
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10, 26-33
Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.
Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.
REFLECHIR
La peur vient de la fin dfune certitude, celle de l'invulnérabilité. La peur est une maladie contagieuse. Seuls la transmettent ceux qui en sont atteints. Aujourd'hui si nous regardons sincèrement en nous-mêmes, il y a une forte probabilité que nous y rencontrions la peur. Nous tous nous avons eu des moments de peur. La peur cfest comme la nuit qui tombe. Il nous arrive à tous de faire face à certaines craintes dans notre existence : peur de perdre un emploi qui nous plaît, peur de la maladie, peur un jour de nous retrouver seuls, peur de laisser un message sur un répondeur, de vieillir, de parler à des inconnus, dfavoir lfair médiocre, de prendre des décisions, peur de la mort. Pourquoi les êtres humains ont-ils peur de mourir ? Peut-être parce que nous ne vivons pas vraiment. Notre civilisation ne nous aide pas à oser être et exprimer ce que nous sommes réellement. La prolifération des modèles souvent éphémères et superficiels contribue à la confusion générale.
Voici la question qui tue, comme disent les ados : « Quels risques avez-vous pris dans votre vie ? » Si vous répondez aucun, vous avez probablement de quoi vous lamenter. Comment se réjouir en effet dfun parcours où ne nous sommes jamais exposés, mesurés aux difficultés, à lfinconnu ? Plus notre monde est sécurisé, confortable, plus nous sommes craintifs. Pourtant, cfest en nous risquant à de nouveaux comportements, en osant lfinhabituel, que nous progressons. Jésus, dans lfévangile dfaujourdfhui, nous rappelle que nous, ses disciples, serons ridiculisés. Dans certains pays, certains dfentre nous seront emprisonnés et même condamnés à mort pour avoir proclamé notre foi en public. Jésus nous invite à ne pas avoir peur : g Ne craignez pas c soyez sans crainte c h. Il nous invite à ne pas renier notre foi en lui, mais à la professer avec fierté et courage. Ne mélangeons pas la religion avec la politique et la liberté dfexpression, mais ne craignons pas de proclamer le message de justice et dfamour présent dans lfÉvangile.
Nous devons voir les risques comme des étapes à franchir. Ils impliquent des actions absolument nécessaires si nous voulons enfin nous positionner dans la famille, dans la société, dans le monde. Nous devons renoncer, abandonner nos sécurités matérielles pour vivre un amour intense. Parfois, pour faire avancer nos projets, nous devons prendre le risque de déplaire. Nous devons cesser de nous poser parfois en victime, pour se sentir à nouveau pleinement responsables de nos vies. La peur paralyse beaucoup, mais Jésus veut transformer cette peur en audace. Il nous redit à chacun comme il disait aux apôtres: "C'est moi, n'ayez pas peur".
AGIR
Qufallons nous faire ?
Nous ne pouvons être sans crainte qufen se soutenant les uns les autres, c'est-à-dire en étant solidaires. Sans crainte, parce que respectueux des diversités et des différences. Sans crainte, parce que fraternels. La peur est sans objet si nous faisons confiance à Dieu, si nous œuvrons dès maintenant pour établir un monde juste et équitable, un monde qui vit dans une résurrection permanente-
PRIER
Seigneur, jfai peur de tout et de tous. Parfois jfai peur de moi-même, de me voir dans ma réalité, jfai peur de me découvrir tel que je suis. Seigneur, jfai peur du risque, de mfengager comme il faut, de dire aussi mes désaccords. Jfai peur de ce que pensent les autres sur moi. Seigneur, aide-moi à vaincre cette peur, et fais de moi un homme audacieux. Amen
© kakaluigi 2008
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«Être un bon berger n'est pas de tous ?»
Le 11e dimanche ordinaire A, 15 juin 2008
1.ECOUTER
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,36 - 10,8
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement.
2.REFLECHIR
Jésus a pitié des foules parce que les gens ressemblent à des brebis sans berger. Jésus est profondément ému, comme seul Dieu peut l'être devant la misère. Jésus nous révèle ainsi que la vocation du berger s'enracine dans la compassion et la miséricorde.
Quel regard portons-nous sur ces gens fatigués et abattus, épuisés par une vaine recherche du bonheur. Comment réagissons-nous devant ces jeunes blasés par la vie, blessés par des promesses trompeuses. On vient de célébrer un Summit, promus par la FAO pour lutter contre la famine dans le monde. Un échec complet avec désaccords, paroles inutiles, et surtout mauvaise volonté pour résoudre en partie le problème de la faim dans le monde. Peu importe à certains chefs de gouvernements de s'impliquer davantage dans ce problème. Mais si nous allons commencer à crier qu'il nous faut une révolution, qu'il faut arriver à une désobéissance sociopolitique, qu'est-ce que ces gens vont nous dire ?
Parmi ces foules, il faut compter également des gens fortunés, des personnes influentes mêmes, au côté des prostitués et des mendiants. Une petite partie à coté de la grande masse. On dit que la richesse mondiale est dans les mains du 15% de la population nationale et que le 85% croupit dans la misère. C'est pour cela que le Cardinal Bertone, au nom du Pape Benoit XVI, a dit dans son discours a cette conférence de la FAO : « il faut penser à la globalisation de la solidarité ». Une masse énorme, donc, qui se promène, sur vivote, comme brebis sans pasteur.
Jésus nous dit que le disciple qui est envoyé comme ouvrier de la moisson doit agir gratuitement et simplement communiquer avec les hommes et les femmes, il doit reconnaître chacun comme unique et indispensable. Un discours donc de la gratuité du donner. Gratuitement vous avez reçu, gratuitement vous allez donner. Mais quelle est notre mentalité à ce sujet aujourd'hui ? Tout à fait le contraire.
La mission première du berger c'est d'être signe de la bonté de Dieu. Cette bonté est pour chacun de nous, d'abord pour les plus faibles, mais sans négliger les mieux portantes. Cette bonté découle de la relation d'amour et de confiance. Voila le modèle contre l'orgueil et la violence et les abus de pouvoir de nos soit disant pasteurs. Et cela est vrai soit dans la société civile, soit aussi dans nos églises
La méthode proposée par Jésus est simple mais exigeante : d'abord prier; puis, sans se décourager et sans se disperser non plus, annoncer simplement que le Royaume des cieux est tout proche. Il faut annoncer sans se décourager. Bien sûr, nos communautés chrétiennes sont aujourd'hui confrontées à un problème de relève, tant au niveau de leurs membres que du nombre de prêtres. Le premier conseil de Jésus c'est de ne pas nous satisfaire de la situation présente mais à demander inlassablement à Dieu des ouvriers pour sa moisson.
Pas question de se défiler, de laisser à d'autres le souci du monde. Car ce monde, Dieu nous l'a confié. Les apôtres n'étaient pas des surhommes. On y comptait quelques pécheurs, dont Pierre, Matthieu, Judasc Appuyons-nous sur Jésus qui nous donne sa force, son pouvoir. La nécessité est la mère de l'invention. La nécessité vaut parfois mieux que le confort qui endort. Arrêtons-nous pour observer et découvrir les besoins profonds des personnes. Nous ne serons motivés à passer à l'action que si nous avons le regard lucide et ému de Jésus devant la misère humaine, et le vide affreux des existences.
3.AGIR
Nous avons reçu gratuitement, donnons gratuitement et ne cherchons pas notre intérêt personnel. A ceux qui nous administrent : soyez honnêtes avec vous et avec votre peuple. Les biens du pays sont pour tous. L'argent qu'on vous donne c'est pour le peuple et pas pour l'empocher et l'employer pour sa propre famille.
Nous sommes tous et toutes à la fois des «appelés» et des «envoyés». L'un ne va pas sans l'autre. Personne se sauve tout seul, il se sauve avec les autres. Ecouter les besoins, les nécessités, les cris de détresse de nos frères et sœurs qui croupissent dans la misère. Les enseignants ne sont pas encore payés, dans le pays n'existe pas une prime pour les pensionnés pauvres.
La foi véritable doit se traduire dans des gestes concrets, des gestes posés sans conditions, des gestes qui referont le monde.
4.PRIER
Seigneur, donnes-moi un cœur ouvert et docile. Pour savoir comprendre les nécessités de mes frères et sœurs. Pour répondre chaque jour aux défis de la misère, la pauvreté, les violences et les abus que les hommes continuent à faire sur leurs frères et sœurs.
Amen.
© kakaluigi 2008
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«Un
pain de vie pour la faim dans le monde »
Le Saint Sacrement , 25 mai 2008
1.ECOUTER
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,
51-58
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si
quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain
que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde
ait la vie. » Les Juifs discutaient entre eux : «
Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à
manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen,
amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de
l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie
en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie
éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la
vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure
en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père,
qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père,
de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le
pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères
ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain
vivra éternellement. »
2.REFLECHIR
Nous habitons un monde où une grande partie de l'humanité
souffre la famine : milliers et milliers d'êtres humains
luttent jour après jour dans notre Afrique avec la famine.
Chaque jour, 40 000 enfants au monde meurent de malnutrition et
des maladies associées à ce fléau. « Un
tsunami silencieux. » C'est la formule choc utilisée
par Josette Sheeran, la directrice du Programme alimentaire
mondial (Pam) qui avertit que la hausse du prix des produits
alimentaires constitue le plus gros défi de son histoire.
Le monde a faim et cherche le pain. Le monde est à la
recherche pas seulement d' un pain matériel, mais
aussi d'un pain spirituel qui puisse bien répondre à
ses exigences plus profondes. Le matérialisme dans lequel
nous vivons et qui semble imprégné toute notre vie
au quotidien ne fait qu'endormir nos consciences et nos
comportements. Eh bien, la fête du Saint Sacrement vient
nous rappeler ces paroles de Jésus : « Je suis le
pain vivantc celui qui mange ce pain vivra éternellementc
»
Jésus est le vrai et unique pain vivant descendu du ciel.
Bien plus, Jésus lui-même annonce que si quelqu'un
mange de ce pain, il vivra éternellement. Il s'agit donc
d'une autre sorte de pain dont Jésus parle. Il s'agit peut-être
aussi d'une autre sorte de vie.
« Personne ne sait exactement ce qu'est la vie, d'où
elle vient, et comment elle a pu se développer sur notre
planète, selon des lois complexes, si différentes de
celles de la matière inerte. Nous savons qu'il est
également possible de trouver des êtres vivants,
vivant parfaitement dans un milieu dépourvu de lumière
solaire et d'oxygène. Être unique ou non dans
l'univers n'est pas le propos, c'est de la force et la faiblesse
de la vie dont il s'agit. La vie est d'une puissance stupéfiante
quand elle trouve des conditions favorables. C'est toujours
étonnant de voir pousser des plantes inattendues dans les
moindres fentes d'un bord de route pourtant soigneusement goudronné,
ou après l'éruption d'un volcan qui semble d'abord
avoir tout détruit, ou après au grand désastre
comme en Chine et en Birmanie. La faiblesse de la vie, c'est la
mort et la décomposition rapide qui s'en suit. Tout ce qui
constitue notre univers matériel, des atomes aux astres,
des cellules de plantes aux arbres centenaires, des microbes
aux êtres humains, tout cela est temporaire et mortel.
Et nous le savons bien, scientifiquement parlant, que même
cet univers a eu un début et qu'il mourra à son
tour, un jour. Pourquoi est-il si difficile de croire à ce
monde éternel où Jésus est allé nous
préparer un nouvel Univers? Pour connaître
la paix dans la vie, faut-il avoir fait la paix avec la mort.
Nous ne sommes vraiment vivants qu'à partir du moment où
disparaît la peur de mourir, où en chacun de nous
prend force cette volonté de vouloir continuer malgré
les difficultés, de se rendre disponible pour lutter contre
les injustices, pour dénoncer les maux qui traversent notre
planète. Se réconcilier avec la mort devient
un enjeu pour tous. La mort est une des règles de notre
univers, mais il y a diverses façons de mourir. Le grain de
blé peut mourir en tant que nourriture nécessaire
aux êtres vivants, » mais sa destinée
est qu'il meure pour se reproduire dans une nouvelle vie. L'homme
doit mourir avec toute sa dignité d'homme. Jésus se
fait pain rompu pour tous, pour pouvoir donner à tous la
possibilité de se rassasier.
3. AGIR
Il en est ainsi pour nous. C'est Comment donc avoir accès
à la vie éternelle? Un homme demanda à Jésus
ce qu'il devait faire pour hériter la vie éternelle.
la réponse fut : « Si tu veux entrer dans la vie,
observe les commandements » Ensuite, Jésus
énuméra les Dix Commandements : « Tu ne tueras
point ; tu ne commettras point d'adultère ; tu ne déroberas
point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père
et ta mère ; et : Tu aimeras ton prochain comme toi-même
». Pour nous aider, il y a le pain de vie qui soutient. Il
faut saisir ce pain, le faire sien pour accueillir le don de
Dieu qu'est le salut, c'est-à-dire la vie éternelle
avec lui.
4.PRIER
O Christ, corps livré pour que les hommes aient la vie,
prends pitié de nous, conduis-nous vers Dieu le Père.
Amen.
© kakaluigi 2008
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«Trois mais Un»
Fête de la Sainte
Trinité, 18
mai 2008
1.Ecouter
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3, 16-18
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son
Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra
pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé
son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour
que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui
échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà
jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de
Dieu.
2.Reflechir
Les chrétiens catholiques croient-ils réellement en
un seul Dieu ? Pourquoi cette affirmation que Dieu est Un et
à la fois Trois :Père, Fils et Saint Esprit ?
Quel est le sens de pareille certitude que Dieu est un en trois et
trois en un ? Pourquoi lui donner une si grande importance ? Un
Dieu en trois personnes, de même nature mais distinctes
l'une de l'autre, ce n'est pas facile à comprendre. C'est
impossible à comprendre.
Trois est universellement un nombre fondamental. Il exprime un
ordre intellectuel et spirituel, en Dieu, dans le cosmos ou dans
l'homme. Il synthétise la tri-unité de l'être
vivant. Pour parler de la Trinité, les mots nous manquent.
Nous cherchons à expliquer la Trinité alors
qu'il suffit peut-être d'en vivre. Alors, à trop
vouloir expliquer, nous faisons fausse route. Pourtant, la Trinité
n'est pas un concept abstrait et inutile, c'est tout
simplement que Dieu est relation, échange, partage. Dieu
s'est adressé à nous, il a vécu notre
condition humaine, il a communiqué avec nous. C'est
le chemin qu'il a pris pour nous inviter à partager sa vie
et nous donner le salut.
La bonne nouvelle de l'Evangile, c'est que Dieu est disposé
à nous adopter pour ses enfants. Le visage de Dieu, c'est Jésus
qui nous le révèle. Il nous parle de Dieu comme d'un
Père qui trouve sa joie à tout donner, à tout
pardonner, à tout faire pour le bonheur de ses enfants.
Il nous apprend qu'il est le Fils bien-aimé depuis toujours
et qu'il partage tout avec le Père. Jésus nous
promet également l'Esprit qui renouvellera la face de la
terre et qui prolongera sa présence parmi nous. La fête
de Pentecôte de dimanche passé en est été
la marque. L'esprit nous donné le courage de mettre
à dispositions linguistiques et culturelles pour annoncer
l'Evangile de l'amour, de la justice et de la paix.
Pour que nous profitions pleinement de l'héritage que
Dieu offre à ses enfants, nous devons adopter Dieu pour
notre père. La foi consiste justement à reconnaître
Dieu pour son père, c'est-à-dire avoir la foi.
Alors, fini chacun sa bulle. Fini la solitude, l'enfermement
maladif dans soi et dans les choses. Aimer, c'est le don. C'est
vivre pour l'autre et par l'autre. À l'image de la Trinité,
nous sommes appelés à former des familles et des
communautés unies, dans le respect de nos diversités.
Notre mission consiste à transformer nos solitudes en
solidarité, nos diversités en unités,
consiste aussi à ouvrir nous frontières pour
un libre passage et un libre échange.
3.Agir
La Sainte Trinité nous invite donc à créer
davantage entre nous des relations nouvelles.
Pour comprendre l'autre, il faut vivre en solidarité.
Nous ne deviendrons pas l'autre - et donc nous manquerons une
occasion extraordinaire d'ouverture d'horizon - tant que nous
resterons enfermés dans notre confort, matériel ou
intérieur, sans jamais aller vivre avec l'autre et de
l'autre. Sans compatir vraiment avec l'autres. En ces jours sont
nos frères du séisme en Chine, en Birmanie, à
Bukavu. Compatir avec les femmes violentées de nos régions
et de nos villes.
Osons croire que nous existons pour Dieu, qu'il n'est pas un
juge suprême mais qu'il est solidaire. Dieu n'est pas une
divinité inaccessible, un monarque jouissant d'un monopole,
isolé dans un palais, inconnu des humains. Pareille divinité
n'existe que dans l'imagination des hommes. Dieu est ouvert
à ce qui est différent, il entre dans l'histoire et
vit avec son peuple. La relation fait partie de Dieu.
4. Prier
Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant
d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos
grandeurs.
Amen
© kakaluigi 2008
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L'ESPRIT QUI TRANSFORME LA CONFUSION EN
COMMUNION ET QUI NOUS POUSSE A ETRE TEMOINS SUR LES ROUTES DU
MONDE
Pentecôte
2008 : 11 mai 2008
ECOUTER
Jn 20, 19-23
C'était après la mort de Jésus, le soir du
premier jour de la semaine, les disciples avaient verrouillé
les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient
peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au
milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous !
» Après cette parole, il leur montra ses mains et son
côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant
le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix
soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit
sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit
Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés,
ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez
ses péchés, ils lui seront maintenus. »
COMPRENDRE
Le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint descendit avec
puissance sur les Apôtres et la mission de l'Eglise dans le
monde commença. Jésus avait lui-même préparé
les apôtres à cette mission en leur apparaissant
plusieurs fois après sa résurrection (cf. Ac 1, 3).
La fete de Pentecote c'est l'aboutissement et le commencement de
la meme mission que le Christ à instauré. Avant son
ascension à la droite du Père, il leur donna l'ordre
de « ne pas quitter Jérusalem, mais d'y attendre ce
que le Père avait promis » (cf. Ac 1, 4-5). Il leur
demanda de demeurer ensemble pour se préparer à
recevoir le don de l'Esprit Saint. C'est alors qu'ils se réunirent
en prière avec Marie au Cénacle, dans l'attente de
l'événement promis (cf. Ac 1, 14).
Demeurer ensemble dans la prière, être dans la
concorde, fut la condition posée par Jésus pour
accueillir le don de l'Esprit Saint qui pousserait les apôtres
à partir en mission. Une formidable leçon pour toute
communauté chrétienne que Benoît XVI exprime
par ces mots : « Pour comprendre la mission de l'Église,
nous devons revenir au Cénacle où les disciples restèrent
ensemble (cf. Lc 24, 49), priant avec Marie, la "Mère",
dans l'attente de l'Esprit promis. C'est de cette icône de
l'Église naissante que toute communauté chrétienne
doit en permanence s'inspirer. La fécondité
apostolique et missionnaire n'est pas d'abord le résultat
de méthodes et de programmes pastoraux savamment élaborés
et "efficaces", mais le fruit de l'incessante prière
communautaire (cf. Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n.
75). En outre, l'efficacité de la mission présuppose
que les communautés soient unies, à savoir qu'elles
aient «un seul cœur et une seule âme» (Ac
4, 32), et qu'elles soient disposées à témoigner
de l'amour et de la joie que l'Esprit Saint répand dans le
cœur des fidèles (cf. Ac 2, 42). » (cf. Lettre
aux jeunes pour les JMJ 2008)
Les images utilisées par saint Luc pour indiquer
l'irruption de l'Esprit Saint - le vent et le feu - rappellent le
Sinaï, où Dieu s'était révélé
au peuple d'Israël et lui avait accordé son Alliance
(cf. Ex 19, 3sq). La fête du Sinaï, qu'Israël célébrait
cinquante jours après Pâques, était la fête
du Pacte. En parlant de langues de feu (cf. Ac 2, 3), saint Luc
veut représenter la Pentecôte comme un nouveau Sinaï,
comme la fête du nouveau Pacte, dans lequel l'Alliance avec
Israël est étendue à tous les peuples de la
Terre. L'Eglise est catholique et missionnaire depuis sa
naissance. L'universalité du salut est démontrée
de manière significative par la liste des nombreuses
ethnies auxquelles appartiennent ceux qui écoutent la première
annonce des Apôtres (cf. Ac 2, 9-11). Le Peuple de Dieu,
configuré pour la première fois, au Sinaï, est
aujourd'hui élargi au point de ne plus connaître
aucune frontière de race, de culture, d'espace ou de temps.
Contrairement à ce qui s'était produit avec la tour
de Babel (cf. Gn 11, 1-9), lorsque les hommes, désireux de
construire de leurs mains un chemin vers le ciel, avaient fini par
détruire leur capacité même de se comprendre
les uns les autres, à la Pentecôte, l'Esprit,
à travers le don des langues, montre que sa présence
unit et transforme la confusion en communion. C'est formidable,
n'est-ce pas ? C'est formidable pour nous que ne pensons qu'à
la division, aux frontières-
L'accueil de l'Esprit Saint conduit à œuvrer au
service de la communion entre les hommes.
Saint Paul rappele aux chrétiens de Corinthe que les dons
de l'Esprit Saint sont toujours conférés en vue du
Bien de tous et doivent par cela contribuer à constituer
l'unité de la communauté. Les dons de l'Esprit ne
sont pas une fin en eux-mêmes, ils sont toujours au service
de l'édification du corps. L'ultime finalité de
toute mission chrétienne est de construire l'unité.
L'humanité et le monde sont blessés par la division.
Celle-ci nous affecte intérieurement et touche aussi notre
relation au monde, aux autres et à Dieu. L'œuvre recréatrice
de l'Esprit Saint est précisément de rétablir
la communion là où la division s'est installée
depuis le péché des origines.
Le péché originel ne porte pas seulement avec lui la
division. La confusion est une autre de ses conséquences,
plus perverse car elle se déguise souvent sous la forme
d'une pseudo-communion. C'est ce que nous avons vu avec l'épisode
de la tour de Babel. Or l'Esprit Saint veut l'unité et la
multiplicité. En lui, les deux vont de pair. L'Esprit dans
ses dons, prend de multiples formes. Il souffle où il veut,
de manière inattendue, dans des lieux inattendus et sous
des formes qu'on ne peut jamais imaginer à l'avance.
Cependant, il opère tout cela non pas de façon
arbitraire mais en vue de l'unité. C'est ici que la
confusion est démasquée. Car l'unité qu'elle
prétend réaliser, fruit de l'orgueil et de l'égoïsme
des hommes, n'est qu'un totalitarisme. Elle ne conduit en réalité
qu'à créer des divisions, dresser des murs d'indifférence,
de haine et de violence.
AGIR
Au contraire, les fruits de la vie de l'Esprit en nous sont la
paix et la charité qui pour servir la communion se
manifeste sous le mode de la miséricorde. C'est la péricope
évangélique de ce jour qui nous rappelle cela. Le
soir du premier jour de la semaine après la mort de Jésus,
alors que les disciples se sont enfermés par peur des
Juifs, Jésus vient au milieu d'eux, souffle sur eux son
Esprit de paix et les envoie comme apôtres de sa miséricorde
: « Jésus leur dit de nouveau : 'La paix soit avec
vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi
aussi, je vous envoie.' Ayant ainsi parlé, il répandit
sur eux son souffle et il leur dit : 'Recevez l'Esprit Saint. Tout
homme à qui vous remettrez ses péchés, ils
lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils lui seront maintenus'. »
PRIER
« Aujourd'hui, Seigneur, par le mystère de la Pentecôte,
tu sanctifies ton Eglise chez tous les peuples et dans toutes les
nations ; répands les dons du Saint-Esprit sur l'immensité
du monde, et continue dans les cœurs des croyants l'œuvre
d'amour que tu as entreprises au début de la prédication
évangélique pour que dans la force de l'Esprit ils
puissent œuvrer à rassembler tes enfants dispersés.
» (Cf. Collecte de la messe de Pentecôte)
© kakaluigi 2008
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Voila un Dieu sans frontières
Fete de l'Ascension , 4 mai 2008
1.Pour écouter
Évangile de Jésus-Christ
selon saint Mathieu 28, 16-20
Les onze disciples s'en allèrent en Galilée,
à la montagne où Jésus leur avait ordonné
de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent,
mais certains eurent des doutes. Jésus s'approcha d'eux et
leur adressa ces paroles: « Tout pouvoir m'a été
donné au ciel et sur la terre. Allez donc! De toutes les
nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père,
et du Fils, et du Saint-Esprit; et apprenez-leur à garder
tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je
suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde.
»
2.Pour méditer
La fête de l'ascension était jeudi dernier, le 1er
mai, mais dans la plus part des églises on la fête ce
dimanche. Et cela est du aux transformations liturgiques dérivées
du Concile Vatican II et aux lois des pays où l'Eglise est
présente. L'Ascension est sur une montagne, 40 jours
après la résurrection de Jésus. Jésus
n'est pas revenu à cette vie comme ce fut le cas pour
Lazare ou dans les miracles de l'Évangile. Il a dépassé
cette vie, il est monté au ciel, il est entré dans
une vie nouvelle auprès du Père. L'Ascension apparaît
donc comme cette porte qui s'ouvre au-delà de la terre, et
qui manifeste autres réalités qui n'admettent ni
frontières, ni discrimination. L'ascension est l'étape
ultime de la résurrection, de cette vie nouvelle qui doit
marquer toute société qui demeure dans ce monde.
Après sa résurrection, la mort n'a plus de prise sur
Jésus. En montant auprès du Père, Jésus
entre dans la présence de Dieu pour régner avec lui
sur le monde et il tient la porte grande ouverte pour nous tous.
Dieu est toujours le même. L'ascension n'ajoute rien
à Dieu. L'ascension c'est comme le retour de Jésus
dans l'unité même de Dieu.
À l'Ascension, Jésus n'est pas devenu absent. II
a seulement changé le mode de sa présence au milieu
de nous, il a changé les manières de le rencontrer.
Une présence absente du Seigneur. Les disciples sont envoyés
à toutes les nations et non pas seulement aux Juifs. Cela
ne veut dire l'établissement d'une nouvelle Loi mais la création
d'un nouveau chemin de vie. Une manière nouvelle de
relations. Un monde sans frontières. Des hommes nouveaux
sans frontières.
L'Evangile est message pour le monde. Et alors nous ne
devons pas rester là bouche bée à regarder le
ciel... les disciples de Jésus ont baptisé au nom du
Père et du Fils et du Saint-Esprit. À la fête
de l'Ascension nous sommes invités à reconnaître
cet amour reçu et à le partager avec les autres.
Nous sommes invités à une démarche en
communauté. L'union est force. Une idée unique et
commune qui devient force créatrice de justice, de paix, de
solidarité, de tolérance. Garder les
commendements que Jèsus à donnés engage toute
notre personne. Jésus nous invite à témoigner.
Allons ensemble, prenons l'initiative et osons. L'amour de Dieu ne
connaît pas de frontières : c'est pour cela que Jésus,
aujourd'hui, nous envoie, au-delà de toutes les frontières,
jusqu'aux extrémités de la terre.
3.Pour agir
L'Ascension nous invite à nous mettre en marche à
la suite de Jésus, un Dieu sans frontières,
à devenir des pèlerins en prenant notre bâton
de marche et en parcourant les routes du monde. Être des
disciples, cela nous invite à poursuivre cette tradition de
transmettre la vie. Vivre l'Ascension, c'est prendre le risque de
donner la vie spirituellement, c'est faire tomber les frontières
comme les rois mages l'avaient fait. Nous devons abolir les frontières
politiques, financières ou sociales. La misère n'a
pas de frontière entre celle des uns et celle des autres.
La bonne nouvelle nous propose une autre manière de
regarder les autres peuples, non pas derrière nos frontières
à défendre, mais au delà des frontières
géographiques et politiques. La question est d'autant plus
urgente et complexe que si nous pouvons, si nous devons aller au
delà des frontières pour l'aide aux plus déshérités
de la terre, ce sont aussi ces malheureux qui viennent vers
nous. Les engagements personnels, les dévouements
individuels, les risques pris et parfois le sacrifice d'une vie
sont porteurs de sens et d'espoir pour tous. Jésus et son
apôtre Paul n'ont-ils pas été des
transfrontaliers, entre Israël et les nations, entre les
juifs et les grecs.
L'Esprit est dans nos cœurs pour nous faire passer dès
maintenant de la guerre à la paix, de la dureté
à l'amour, de la mort à la vie. Pour que dès
maintenant quelque chose de la joie de l'au-delà éclaire
notre vie et notre monde. Jésus n'a pas simplement été
un observateur de la misère et un dénonciateur des
malheurs que nous pouvons expérimenter dans notre vie. Il
s'est impliqué personnellement, il a soutenu les malades,
il les a guéris, il a écouté les gens en détresse,
il a partagé avec les plus pauvres, il a invité les
gens à l'honnêteté et à la justice.
Nous aussi nous devons permettre à tout être humain
de se libérer de ses chaînes.
Nos frontières ne montent pas jusqu'au ciel et Jésus
en tient la porte ouverte. Nous devons ouvrir la voie pour que
nous puissions rencontrer Dieu et partager sa vie ici, aujourd'hui
et demain dans la vie éternelle.
4. Pour prier
Seigneur, nous te prions en ce dimanche de
l'Ascension de Jésus au ciel, pour un monde sans frontières,
où tous ce sentent dans leur propre maison, où
les différences de langue, de races et de cultures sont
remplies par la fraternité et la tolérance.
Seigneur, nous te prions pour que cessent les guerres, la haine,
la concurrence déloyale, les intolérances de tout
genre.
© kakaluigi 2008
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PERSONNE NE VA VERS LE PERE SANS PASSER PAR
MOI
5e dimanche de Paques, 20 avril 2008
1. Evangile de Jesus-Christ selon saint Jean 14, 1-12
Ne soyez donc pas bouleverses : vous croyez en Dieu, croyez aussi
en
moi. Dans la maison de mon Pere, beaucoup peuvent trouver leur
demeure ;
sinon, est-ce que je vous aurais dit: Je pars vous preparer une
place ?
Quand je serai alle vous la preparer, je reviendrai vous prendre
avec
moi ; et la ou je suis, vous y serez aussi. Pour aller ou je m'en
vais,
vous savez le chemin. â
Thomas lui dit : á Seigneur, nous ne savons meme pas ou tu vas ;
comment pourrions-nous savoir le chemin ? â Jesus lui repond :
á Moi, je
suis le Chemin, la Verite et la Vie ; personne ne va vers le Pere
sans
passer par moi.? Puisque vous me connaissez, vous connaitrez aussi
mon
Pere. Des maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu. â
Philippe lui dit : á Seigneur, montre-nous le Pere ; cela nous
suffit.
â Jesus lui repond : á Il y a si longtemps que je suis avec
vous, et
tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Pere.
Comment peux-tu dire : 'Montre-nous le Pere' ? Tu ne crois donc
pas que je
suis dans le Pere et que le Pere est en moi ! Les paroles que je
vous
dis, je ne les dis pas de moi-meme ; mais c'est le Pere qui
demeure en
moi, et qui accomplit ses propres ?uvres. Croyez ce que je vous
dis : je
suis dans le Pere, et le Pere est en moi ; si vous ne croyez pas
ma
parole, croyez au moins a cause des ?uvres. Amen, amen, je vous le
dis :
celui qui croit en moi accomplira les memes ?uvres que moi. Il en
accomplira meme de plus grandes, puisque je pars vers le Pere.
2. MEDITATION
Combien de fois nous avons ecoute, medite les paroles de cette
page
dfevangile?? Combien de fois nous avons pu entendre ce Jesus qui
nous
dit?: Je suis le chemin, la verite et la vie?? Le discours de
Jesus n'est
pas facile a saisir et c'est pourtant une etape essentielle sur le
chemin de lfEvangile du Royaume et sur nos chemins personnels.
Demeurer
est ici un mot important. C'est lfoccasion d'une rencontre entre
Dieu
et l'humain.? Le but de cette rencontre nfest pas de nous
sauver, ni
dfavoir la paix et la joie en nous. Il ne sfagit pas non plus
dfavoir
bonne conscience, ni de se prevaloir dfune protection contre les
catastrophes. Non, cette rencontre a pour but de preserver et de
communiquer la vie divine. Cette vie est si fragile que
nfimporte qui peut la
crucifier. Elle est si precieuse qufil est impossible de vivre
authentiquement sans lfassimiler. Ce que nous avons vecu cette
semaine avec le
terrible et catastrophique crash dfavion a Goma en est une
confirmation de ce que nous venos de dire. Notre vie est tres
fragile, mais elle a
une valeur immense. Personne a le droit dien profiter dfelle, ni
de
lfeffacer, de lfeliminer, de la tuer.
Cfest cela qui est le tout de lfEvangile : sur la croix Dieu
sfest
remis entre nos mains parce qufil sfest revele justement comme
une
pauvrete absolue,? comme un vide infini ou chacun peut trouver sa
demeure,
ou chacun peut puiser lfeau de toute la vie, dans toutes ses
dimensions, qufelle soit humaine, sociale, religieuse, eternelle.
La vie
dans sa totalite, et qui devient source puissante pour chacun dans
la
mesure ou chacun accueille la Presence de Dieu et la laisse vivre
en soi.
Dieu sfest confie a notre amour. Il sfest rendu vulnerable.
Comme
chretiens, la premiere des exigences concerne notre relation avec
Jesus.
Un lien vital, profond, dans la confiance.
Demeurer en Dieu passe par l'amour que nous avons pour nos freres
et
s?urs. Concretement. Les mots ne suffisent plus. La croix n'est
pas un
concept abstrait et intellectuel. Aimer, donner un pardon, dire
son
amour, est quelque chose qui engage concretement. Le regne de Dieu
est en
nous, le regne de Dieu cfest nous. Le mal, cfest nous quand
nous sommes
en refus, et le bien cfest nous quand nous sommes une presence
dfamour. Mais il ne sfagit pas simplement dfimplorer par des
mots vides un
regne abstrait. Croire. Croire au-dela de toute peur. Croire en
Dieu,
en Jesus, par-dessus tout. Jesus se fait rassurant, bienveillant
envers
les siens. Nous ne croyons pas en un Dieu indifferent, froid,
lointain, mais en un Pere plein de tendresse, un frere attentif a
nos
angoisses, soucieux de nous avoir tous avec lui.
Pour celui ou celle qui ne croit pas, la vie est absurde, sans
issue.
Le passage secret qui nous mene au ciel, cfest Jesus, mort et
ressuscite, vivant pour toujours. A nous de le suivre, en toute
confiance, avec
foi. Et, avec lui, nous apprendrons que le paradis nfest pas un
simple
lieu de refuge pour la fin de nos jours; le ciel nfest une
simple
promesse de bonheur a venir pour surmonter lfamertume du temps
present;
Dieu nfest pas un opium pour sfevader loin des souffrances du
moment
present.
Jeudi passe au moment des obseques des victimes du crash dfavion
de
Goma, au moment que nous pleurions toutes ces victimes innocentes,
devant
les delegues du gouvernement et les politiciens tombes subitement
sur le leiu du desastre avec leurs bagages pleins de paroles et de
promesses, je me suis, encore une fois, senti avec une presence
qui
mfencourageait a comprendre et en meme temps me donnait la force
pour denoncer
leurs responsabilites et leurs culpabilites. La verite nfest pas
negociable.
Le ciel commence des ici-bas pour ceux et celles qui font les ?uvres
de
Jesus, qui repetent ses paroles dfamour et de pardon et refont
ses
gestes dfaccueil et de reconfort. Le ciel commence des ici-bas
pour ceux
et celles qui meurent a eux-memes, a leurs projets egocentriques,
pour
renaitre en realisant les projets de Dieu pour notre terre, notre
monde.
Nous pourrons veritablement temoigner de Jesus qufen vivant dans
son
intimite et son amour, qufen demeurant en Dieu. Demeurer en Dieu
non
pas dans une experience foudroyante, comme celle du chemin de
Damas, mais
un cheminement lent avec une presence aimante, enveloppante,
chaque
jour de plus en plus ressentie. Une presence qui entre dans la vie
et qui
se fraie un chemin jusqufau plus profond de lfetre. Dieu nous
aime
d'un amour total, unique, jusqu'a mourir pour notre salut. Amour
qui
bouleverse tout, tendresse inouie a laquelle on ne peut repondre
que par
l'amour. Nous ne pouvons repondre a l'amour que par l'amour.
c kakaluigi 2008
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«La route vers l'humanité»
4e dimanche de Pâques,
13 avril 2008
«La route vers l'humanité»
4e dimanche de Pâques, 13 avril 2008
1. Pour lfécoute
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10, 1-10
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans la
bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre
endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui
entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le
portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses
brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les
fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il
marche à leur tête, et elles le suivent, car elles
connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles
s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix
des inconnus. »
Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens,
mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. C'est
pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je
vous le dis : je suis la porte des brebis. Ceux qui sont
intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais
les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la
porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé
; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le
voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire.
Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils
l'aient en abondance.
2. Pour la méditation
En ce dimanche du vrai berger, du bon pasteur, nous sommes invités
à prier pour les vocations sacerdotales et religieuses. En
effet nous célébrons aujourdfhui la 45e journée
Mondiale de prière pour les vocations. Chaque année
le Pape envoie à toutes les Eglises un message, et cette
année 2008 le message a comme titre : les vocations au
service de lfEglise-mission. Nous sommes invités à
réfléchir sur notre cheminement chrétien, sur
notre propre vocation. Au fond, où allons-nous ? Vers où
sforientent nos pas ? Qui suivons-nous ? Chacun de nous est
marqué par sa propre vocation, toujours à découvrir,
toujours à faire croitre, toujours à donner une réponse
franche et sincère.
La relation entre le berger et son troupeau a souvent servi
dfimage pour illustrer les relations entre le peuple et son roi,
entre les humains et Dieu. Jésus est le vrai berger et il
est prêt à tout pour que ses brebis soient heureuses
et qufelles aient la vie en abondance. Au contraire, celui qui
sfintroduit en cachette dans la bergerie nfa pas du tout
à cœur le bien-être des brebis ; il ne pense
qufà son propre petit bonheur. Cette image parlait aux
Juifs. Avec un peu dfeffort elle nous parle à nous aussi.
Jésus nous invite, au fond, à le rencontrer
personnellement. Et cfest à partir de cette rencontre
personnelle que nous decouvrons notre propre vocation, c'est-à-dire
la place à prendre dans lfimmense champ du Seigneur. Et Jésus
ajoute que « Pour vivre pleinement, il faut donc passer par
la porte de Jésus, il faut sfadapter à ses
dimensions. Sous certains aspects, il nous faut grandir et nous
dilater ; sous dfautres aspects, il faut nous abaisser en toute
humilité et nous réduire à la mesure de Jésus.
J'ai un corps, un esprit, une âme. Pourquoi rester enfermé
en soi. Il faut sortir de soi-même pour exister, pour faire
vivre lfhumanité. Jésus nous ouvre les portes pour
aller rencontrer l'autre. Il nous ouvre les portes et nous invite
à sortir de nous-mêmes. Essayons tous de traverser
souvent la porte, c'est-à-dire, essayons souvent d'aller
vers l'autre.
Mère Térésa contait qu'il y avait en Indes un
mouroir pour enfants handicapés et elle disait qu'elle
avait été bouleversée parce que parmi ces
enfants, certains n'avaient pas de mains, d'autres n'avaient pas
de pieds et d'autres n'avaient pas des yeux. Mais ce qui l'avait
le plus bouleversée, c'était que ceux qui avaient
des mains prêtaient leurs mains à ceux qui n'en
avaient pas. Ceux qui avaient des jambes portaient les enfants qui
rampaient et ceux qui avaient des yeux devenaient les yeux de ceux
qui étaient devenus aveugles. Elle disait que c'était
beau ! C'était beau parce que les gens mettaient toutes les
choses en commun et lorsqu'on met nos trucs en commun, on est sûr
d'aller vers l'autre et d'avoir traversé la porte, on est sûr
d'avoir choisi Jésus.
Dieu est venu chez des gens, peut-être bien tranquilles,
mais toujours pour les mettre en route. Pensons aux disciples bien
cachés après sa mort sur la croix, à Thomas,
aux disciples dfEmmaüs c Dieu veut-il me faire quitter
mon pays pour aller vers lfautre ? Mère Teresa a quitté
son Albanie natale pour aller en Inde. Mais, à la grande
majorité d'entre nous, c'est à un autre voyage que
nous sommes conviés : sortir de nous-mêmes.
3. Pour lfagir
Que faire ?
Sortir de notre égoïsme, c'est évident mais pas
toujours facile. D'autant plus que parfois nous l'habillons de générosité
: nous voulons faire du bien, mais à notre façon
à nous. Il se peut que le Seigneur nous demande de faire
autre chose...
Sortir de nos idées toutes faites, sur la façon d'être
chrétien, pour vivre la même foi, mais autrement.
Paul, juif jusqu'au plus profond de lui-même, est devenu
l'apôtre des gentils. Des chrétiens, bourgeois de par
leur naissance, sont devenus apôtres des pauvres : Saint
François dfAssise, notre patron, est un exemple bien
connu.
Sortir de nos habitudes, de notre façon de voir, pour vivre
avec des gens d'autres horizons, d'autres cultures c Et, dans
ces rencontres, nous trouverons Jésus.
Nous mettre à lfécoute de Jésus, le suivre,
mettre toute notre vie dans ses mains et nous laisser conduire par
lui. Nous devons être attentifs à tous les signes de
la présence de Dieu dans nos vies. Jésus emploie
différentes manières pour nous appeler. Et notre
monde, malade et distrait a fortement besoin de prêtres,
religieux et religieuses. Je pense qufil nous faut en plus de générosité,
et cela à partir de nos familles.
Pour que Pâques devienne cette source d'espérance, il
nous faut sortir de nous-mêmes, sortir de notre petit cocon
confortable et nous intéresser à ce que vivent nos
frères et sœurs autour de nous et prendre des décisions
pour les bien servir. Prendre en compte les joies et les peines,
les inquiétudes, les soucis, mais aussi les espoirs de ceux
et celles que nous côtoyons. Nous sommes invités
à sortir de nous-mêmes pour aller à la
rencontre de nos frères et sœurs. La vocation est un
appel à la perfection, mais aussi un appel au service de
Dieu et de nos frères et sœurs. La vie est belle si on
la donne.
4. Pour la prière
Prier le patron de moisson pour qufil envoie des ouvriers :
Seigneur, continue à appeler nos jeunes, nos filles,
donne-leur courage et force pour qufils répondent avec
joie et mettent toutes leurs vies à ton service et au
service de nos frères et sœurs dans un Eglise toujours
et davantage en mission.
Donne-nous Jésus de sortir de nous-mêmes, de nos
isolements, de nos certitudes, de nos égoïsmes, pour
vivre vraiment la rencontre de l'autre. Aide-nous à ouvrir
la porte de nos maisons à ceux qui, dehors, n'ont pas de
pierre où reposer la tête. Donne-nous de savoir
ouvrir nos greniers débordants de provisions, pour que les
affamés se rassasient de ta justice. Que s'ouvrent les
frontières de notre pays des droits de l'homme à
ceux qui errent sans espérance et sans toit en ce monde.
Amen
© kakaluigi 2008
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MESSAGE
DE SA SAINTETÉ BENOÎT XVI POUR LA XLV JOURNÉE
MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS
13 AVRIL 2008 - IVe DIMANCHE DE PÂQUES
Thème : «Les vocations au service de l'Église-mission»
Chers frères et sœurs !
1. Pour la Journée mondiale de prière pour les
vocations, qui sera célébrée le 13 avril
2008, j'ai choisi pour thème : Les vocations au service de
l'Église-mission. Jésus ressuscité a confié
aux Apôtres le mandat : «Allez donc ! De toutes les
nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père,
et du Fils, et du Saint-Esprit» (Mt 28, 19), en leur
promettant : «Et moi, je suis avec vous tous les jours
jusqu'à la fin du monde» (Mt 28, 20). L'Église
est missionnaire dans sa totalité et en chacun de ses
membres. Si, en vertu des sacrements du Baptême et de la
Confirmation, tout chrétien est appelé à témoigner
et à annoncer l'Évangile, la dimension missionnaire
est spécialement et intimement liée à la
vocation sacerdotale. Dans l'alliance avec Israël, Dieu
confia à des hommes, choisis par avance, appelés par
Lui et envoyés au peuple en son nom, la mission d'être
prophètes et prêtres. Il fit ainsi, par exemple, avec
Moïse : «Maintenant, va ! – lui dit le Seigneur
– Je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte
mon peuplec quand tu auras fait sortir d'Égypte mon
peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne»
(Ex 3, 10.12). Il en fut de même avec les prophètes.
2. Les promesses faites à nos Pères se réalisèrent
pleinement en Jésus Christ. À ce sujet, le Concile
Vatican II affirme : «Le Fils est donc venu, envoyé
par le Père qui nous a élus en lui avant la création
du monde et nous a prédestinés à lfadoption
filialec C'est pourquoi le Christ, pour accomplir la volonté
du Père, a inauguré sur terre le Royaume des cieux,
et nous a révélé son mystère et, par
son obéissance, a effectué la Rédemption»
(Const. dogm. Lumen gentium, n. 3). Et, comme proches
collaborateurs dans son ministère messianique, Jésus
se choisit des disciples, dès sa vie publique, pendant sa
prédication en Galilée. Par exemple, lors de la
multiplication des pains, quand il dit à ses Apôtres
: «Donnez-leur vous-même à manger» (Mt
14, 16), les incitant ainsi à prendre en charge les besoins
des foules, auxquelles il voulait offrir la nourriture pour les
rassasier, mais aussi pour leur révéler la
nourriture «qui se garde jusque dans la vie éternelle»
(Jn 6, 27). Il était saisi de compassion pour les hommes,
parce qu'en parcourant les villes et les villages, il rencontrait
des foules fatiguées et abattues, «comme des brebis
sans berger» (cf. Mt 9, 36). De ce regard d'amour
jaillissait son invitation aux disciples : «Priez donc le maître
de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,
38), et il envoya les Douze d'abord «aux brebis perdues de
la maison d'Israël», avec des instructions précises.
Si nous nous arrêtons pour méditer cette page de l'Évangile
de Matthieu, que l'on appelle habituellement «le discours
missionnaire», nous relevons tous les aspects qui caractérisent
l'activité missionnaire d'une communauté chrétienne
qui veut rester fidèle à l'exemple et à
l'enseignement de Jésus. Correspondre à l'appel du
Seigneur nécessite d'affronter, avec prudence et simplicité,
tout danger et même les persécutions, puisque «le
disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur
au-dessus de son seigneur» (Mt 10, 24). Devenus un avec le
Maître, les disciples ne sont plus seuls à annoncer
le Royaume des cieux, mais c'est Jésus lui-même qui
agit en eux : «Qui vous accueille m'accueille, et qui
m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,
40). Et en outre, comme véritables témoins, «revêtus
d'une force venue d'en-haut» (Lc 24, 49), ils prêchent
«la conversion et le pardon des péchés»
(Lc 24, 47) à toutes les nations.
3. Cfest précisément parce qu'ils sont envoyés
par le Seigneur que les Douze prennent le nom d'"apôtres",
destinés à parcourir les routes du monde en annonçant
l'Évangile comme témoins de la mort et de la résurrection
du Christ. Saint Paul écrit aux chrétiens de
Corinthe : «Nous – c'est-à-dire les Apôtres
– nous proclamons un Messie crucifié» (1 Co 1,
23). Dans ce processus d'évangélisation, le livre
des Actes des Apôtres attribue aussi un rôle très
important à d'autres disciples, dont la vocation
missionnaire provient de circonstances providentielles, parfois
douloureuses, comme l'expulsion de leur terre en tant qu'adeptes
de Jésus (cf. 8, 1-4). L'Esprit Saint permet de transformer
cette épreuve en occasion de grâce et dfen tirer
profit pour que le nom du Seigneur soit annoncé à
d'autres peuples et qu'ainsi s'élargisse le cercle de la
Communauté chrétienne. Il s'agit d'hommes et de
femmes qui, comme l'écrit Luc dans le livre des Actes,
«ont consacré leur vie à la cause de notre
Seigneur Jésus Christ» (15, 26). Le premier de tous,
appelé par le Seigneur lui-même à être
un véritable Apôtre, est certainement Paul de Tarse.
L'histoire de Paul, le plus grand missionnaire de tous les temps,
fait émerger, sous de multiples points de vue, le lien
entre vocation et mission. Accusé par ses adversaires de ne
pas être autorisé à l'apostolat, il fait
maintes fois appel à la vocation qu'il a reçue
directement du Seigneur (cf. Rm 1, 1 ; Ga 1, 11-12.15-17).
4. Au début, comme par la suite, c'est toujours «l'amour
du Christ» qui «pousse» les Apôtres (cf. 2
Co 5, 14). En fidèles serviteurs de l'Église,
dociles à l'action de l'Esprit Saint, d'innombrables
missionnaires ont suivi les traces des premiers disciples au long
des siècles. Le Concile Vatican II fait remarquer : «Bien
qu'à tout disciple du Christ incombe pour sa part la charge
de répandre la foi, le Christ Seigneur ne cesse cependant
dfappeler parmi ses disciples ceux qu'il veut pour qu'ils soient
avec lui et pour les envoyer prêcher aux peuples païens
(cf. Mc 3, 13-15)» (Décr. Ad gentes, n. 23). En
effet, l'amour du Christ est communiqué à nos frères
par lfexemple et par la parole, et par toute lfexistence.
«La vocation spéciale des missionnaires ad vitam
– selon les paroles de mon vénéré Prédécesseur
Jean-Paul II – conserve toute sa valeur : elle est le
paradigme de l'engagement missionnaire de l'Église, qui a
toujours besoin que certains se donnent radicalement et
totalement, qui a toujours besoin d'élans nouveaux et
audacieux» (Enc. Redemptoris missio, n. 66).
5. Parmi les personnes qui se dévouent totalement au
service de l'Évangile, on trouve en particulier les prêtres.
Ils sont appelés à dispenser la Parole de Dieu,
à administrer les sacrements, spécialement
l'Eucharistie et la Réconciliation, dévoués
au service des plus petits, des malades, des pauvres, des
personnes qui souffrent et de celles qui traversent des moments
difficiles dans des régions de la terre où il y a
parfois des multitudes qui, aujourd'hui encore, n'ont pas véritablement
rencontré Jésus Christ. Les missionnaires leur
apportent la première annonce de son amour rédempteur.
Les statistiques montrent que le nombre des baptisés
augmente chaque année grâce à l'activité
pastorale de ces prêtres, entièrement consacrés
au salut de leurs frères. Dans cet esprit, il faut
remercier tout spécialement les «prêtres fidei
donum, qui, avec compétence et généreux dévouement,
construisent la communauté en lui annonçant la
Parole de Dieu et en lui partageant le Pain de la vie, sans
épargner leurs forces dans le service de la mission de l'Église.
Il faut remercier Dieu pour les nombreux prêtres qui ont
souffert jusqu'au sacrifice de leur vie pour servir le Christc
Il s'agit de témoignages émouvants qui peuvent
inspirer beaucoup de jeunes à suivre à leur tour le
Christ et à donner leur vie pour les autres, trouvant ainsi
la vie véritable» (Exhort. ap. Sacramentum caritatis,
n. 26). À travers ses prêtres, Jésus se rend
donc présent parmi les hommes d'aujourd'hui, jusque dans
les lieux les plus reculés de la terre.
6. Dans l'Église, il y a aussi depuis toujours beaucoup
d'hommes et de femmes qui, poussés par l'action de l'Esprit
Saint, choisissent de vivre l'Évangile d'une manière
radicale, professant les vœux de chasteté, de pauvreté
et d'obéissance. Cette multitude de religieux et de
religieuses, appartenant à d'innombrables Instituts de vie
contemplative et active, a encore «une très grande
part dans l'évangélisation du monde» (Décr.
Ad gentes, n. 40). Par leur prière permanente et
communautaire, les religieux de vie contemplative intercèdent
sans cesse pour toute l'humanité ; les religieux de vie
active, par leurs multiples formes d'action caritative, apportent
à tous le témoignage vivant de l'amour et de la miséricorde
de Dieu. À propos de ces apôtres de notre temps, le
Serviteur de Dieu Paul VI tint à dire : «Grâce
à leur consécration religieuse, ils sont par
excellence volontaires et libres pour tout quitter et aller
annoncer l'Évangile jusqufaux confins du monde. Ils sont
entreprenants, et leur apostolat est marqué souvent par une
originalité, un génie qui forcent lfadmiration.
Ils sont généreux : on les trouve souvent aux
avant-postes de la mission, et ils prennent les plus grands
risques pour leur santé et leur propre vie. Oui, vraiment,
l'Église leur doit beaucoup» (Exhort. ap. Evangelii
nuntiandi, n. 69).
7. De plus, pour que l'Église puisse continuer à
accomplir la mission qui lui a été confiée
par le Christ et qufil y ait toujours les évangélisateurs
dont le monde a besoin, il est nécessaire que lfon ne néglige
jamais dans les communautés chrétiennes une
constante éducation à la foi des enfants et des
adultes ; il est nécessaire de maintenir vivant chez les
fidèles un sens actif de la responsabilité
missionnaire et de la participation solidaire avec les peuples de
la terre. Le don de la foi appelle tous les chrétiens
à coopérer à l'évangélisation.
Cette conscience est nourrie par la prédication et la catéchèse,
la liturgie et une continuelle formation à la prière
; elle grandit par l'exercice de l'accueil, de la charité,
de l'accompagnement spirituel, de la réflexion et du
discernement, ainsi que par un projet pastoral dont le souci des
vocations fait intégralement partie.
8. C'est seulement dans un terrain spirituellement bien cultivé
que fleurissent les vocations au sacerdoce ministériel et
à la vie consacrée. En effet, les communautés
chrétiennes, qui vivent intensément la dimension
missionnaire du mystère de l'Église, ne seront
jamais portées à se replier sur elles-mêmes.
La mission, comme témoignage de l'amour divin, devient
particulièrement efficace quand elle est partagée
d'une manière communautaire, «afin que le monde croie»
(cf. Jn 17, 21). Ce don des vocations, l'Église le demande
chaque jour à l'Esprit Saint. Comme à ses débuts,
recueillie autour de la Vierge Marie, Reine des Apôtres, la
Communauté ecclésiale apprend d'elle à
implorer du Seigneur la floraison de nouveaux apôtres qui
sachent vivre en eux la foi et lfamour qui sont nécessaires
pour la mission.
9. Alors que je confie ces réflexions à toutes les
Communautés ecclésiales, afin qu'elles se les
approprient et surtout qu'elles s'en inspirent pour la prière,
j'encourage l'engagement de tous ceux qui agissent avec foi et générosité
au service des vocations et de grand cœur j'adresse aux
formateurs, aux catéchistes et à tous, spécialement
aux jeunes en chemin vocationnel, une particulière Bénédiction
Apostolique.
Du Vatican, le 3 décembre 2007.
BENEDICTUS PP. XVI
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