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PRIONS ET AGISSONS ENSEMBLE
Theme du Jour Dimanche 14 DECEMBRE 2008  
«Se réjouir, car au milieu de vous se trouve celui que vous attendez
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Edition en francais. Chaque Dimanche
Edition Speciale: NOEL 2008  EN SWAHILI  !!!  Ecoutez >>>
 
Pere Luigi est congolais de coeur du Grand Kivu. Il a vecu pres de 40 ans au Congo, son pays d'adoption. Ses paroissiens, ses amis, ses freres et soeurs congolais l'appellent affectuesusement "Kakaluigi". Sur Congonet Radio, il  vous parle chaque dimanche de l'Evangile et de son pays: la RDC. Kakaluigi est actuellement en sejour en Italie.

  Contact: kakaluigi@gmail.com 

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Se réjouir, car au milieu de vous se trouve celui que vous attendez
3e dimanche de l'Avent, 14 décembre 2008

1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1, 6-8 ; 19-28
Il y eut un homme envoyé de Dieu ; son nom est Jean. Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous les hommes eussent la foi par lui. Il n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière.
Voici quel fut le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : «Qui es-tu ?»
Il fit cette déclaration qu'il confirma sans tergiverser : «Je ne suis point le Christ.»
«Eh bien ! Alors, lui demandèrent-ils, es-tu Elie ?» Il dit : «Je ne le suis pas.»
«Es-tu le Prophète ?» Il répondit : «Non.»
Ils reprirent : «Qui es-tu donc ? Que nous puissions donner réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même ?»
Il répondit : «Je suis une voix qui crie dans le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme l'a dit le prophète Isaïe.» 
Certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils continuèrent à le questionner : «Si tu n'es ni le Christ, ni Elie, ni le Prophète, de quel droit baptises-tu ?»
Jean répondit : «Pour moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous, se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas. C'est celui qui vient après moi ; et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses chaussures.» 
Ce dialogue eut lieu à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.


2.REFLECHIR
Le troisième dimanche de l'Avent est toujours présenté comme celui de la joie. La joie de celui qui attend impatiemment. Nous attendions une bonne nouvelle depuis longtemps, et voici qu'elle s'annonce. Il y a de quoi se réjouir. Dieu vient à notre rencontre. 
Le dessein de Dieu est lié à un homme et notre modèle est Jésus. C'est en tant qu'homme qu'il a vécu, prié, prêché, souffert, qu'il est mort et est ressuscité. Il se donna lui-même, sans réserve, afin que d'autres puissent vivre. 
L'Évangile de Jean a toujours attiré les mystiques, soucieux d'y trouver un guide pour la rencontre avec Dieu qui se révèle à nous en la personne de Jésus. 
Jean-Baptiste y apparaît comme le précurseur. Lorsque l'ange annonça la naissance de Jésus à Marie, il lui dit qu'Elizabeth, sa parente, était au sixième mois. Ces dates ont naturellement une valeur liturgique et symbolique et non historique. 
L'Évangile n'est pas fait pour être lu comme un traité de philosophie ou d'histoire, mais, avant tout, pour être reçu. L'important pour la foi est le fait qu'il soit né et non quand il est né. 
La mission de Jean-Baptiste semble entièrement tracée avant sa naissance. Jean-Baptiste est le juste, le prophète de l'Ancien Testament, un homme de la Parole de Dieu proclamée et rappelée, la voix qui admoneste, menace et prédit. Jean-Baptiste est un personnage de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament, mais un personnage ravi de joie, habité par l'Esprit.
Un personnage de la vérité, qui ne plait pas à ceux qui n'aiment pas la vérité. Jean Baptiste est aussi l'homme du courage qui 
Comme croyants et croyantes, nous sommes aussi porteurs d'espérance et de vie. Puisque nous sommes habités par la joie, nous n'attendons pas Noël comme on fête un anniversaire, mais nous nous mettons en marche pour que le monde autour de nous change. 
Pour conduire à Jésus, il faut être crédible. Il faut que le passage de Jésus dans notre vie l'ait transformée, libérée, illuminée. Il faut que l'on sente qu'il est le poteau central de notre vie, que – sans lui – elle s'écroulerait complètement, elle n'aurait pas de sens. 

En Jésus, Dieu nous donne la force de faire jaillir dans le cœur de nos frères et de nos sœurs l'espérance et l'amour. L'espérance, la joie que nous pouvons faire lever autour de nous ne sont rien par rapport à ce que Jésus est venu faire lever. Il faut que tous entendent : « au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ». 
Savoir le découvrir n'est pas facile. Trop d'égoïsme et d'orgueil ; trop de convoitises et de mensonges ; trop d'arrogance et de stupidité. 


3.AGIR
Et nous sommes là pour faire comprendre que si chacun aplanit le chemin du Seigneur, il n'y aura plus aucun obstacle entre lui et Dieu. 

Pour rester toujours habités de la joie et de la paix qui viennent de Dieu lui-même, il nous faut veiller à ne pas éteindre l'Esprit, à ne pas repousser les prophètes, à ne pas se laisser envahir par nos angoisses, nos souffrances et nos peurs. 
Efforçons-nous de devenir davantage capables de discerner, de voir et de cultiver la présence de Dieu dans notre propre vie et dans celle des autres. Soyons des personnes dont le regard porte plus loin que la souffrance ou les limites humaines. Soyons des gens d'espérance qui n'ont pas peur de s'engager avec d'autres au long travail d'enfantement de la vie et de l'amour.
Soyons convaincants en témoignant que Dieu est vivant avec nous. Soyons habités par la joie que nous donne son amour et habités par la force que nous donne sa vie. 
Ouvrons notre cœur, nos yeux, nos bras; prenons la route avec vos frères et vos sœurs, spécialement ceux et celles qui ont le plus soif d'espérance, de vie et d'amour. Aplanissons le chemin de la découverte de Dieu.


4.PRIER
Encore des petits jours d'attentes et par après tu seras là, pour nous accompagner et nous guider patiemment et discrètement. Nous attendons l'étoile pour venir auprès de toi et raconter nos peines et nos souffrances.
© kakaluigi 2008

 
A quand faire du désert un oasis de paix ?
2e dimanche de l'Avent, 7 décembre 2008
1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 1-8
Commencement de l'Évangile de Jésus Christ Fils de Dieu: Ainsi qu'il est écrit dans le livre du prophète Isaïe: Voici, j'envoie mon messager en avant de toi, pour préparer ton chemin. Une voix crie dans le désert: Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. 
Jean le Baptiste parut dans le désert, proclamant un baptême de conversion en vue du pardon des péchés. Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui; ils se faisaient baptiser par lui dans le Jourdain en confessant leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau avec une ceinture de cuir autour des reins; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait: « Celui qui est plus fort que moi vient après moi, et je ne suis pas digne, en me courbant, de délier la lanière de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés d'eau, mais lui vous baptisera d'Esprit Saint. »
2.REFLECHIR
La Parole de Dieu de la semaine dernière nous invitait à veiller, et non à sommeiller. Cette semaine, elle nous pousse à l'action en nous demandant de préparer le chemin de Dieu qui vient sur Terre. Jean-Baptiste a préparé la venue de Jésus et nous sommes invités à faire de même, à lancer un cri d'espérance dans notre monde moderne, en suivant le chemin de Jean Baptiste : le chemin du repentir et de la conversion. 
Jérusalem était une ville entourée par le désert. Lorsqu'un cortège ou un personnage important devait arriver dans la ville, il fallait aller dans le désert et tracer une route au moins provisoire; on taillait les broussailles, on comblait un affaissement du sol, on aplanissait un obstacle, on remettait en état. On le faisait à l'occasion de la fête de Pâques, pour accueillir les pèlerins qui arrivaient. Ainsi, si nous reprenons le texte de Marc (1,3) en modifiant la ponctuation (absente dans le texte d'origine) nous pouvons lire indifféremment
• «Une voix crie dans le désert : préparez les chemins du Seigneur, rendez droit ses sentiers»
• «Une voix crie : dans le désert préparez les chemins du Seigneur, rendez droit ses sentiers»

Le désert se rapporte-t-il à l'endroit où crie la voix, ou à l'endroit où les chemins doivent être préparés? Les évangélistes et la tradition ont ajusté la ponctuation, comme pour donner plus de portée, pour insister sur l'isolement de Jean-Baptiste qui agit dans l'indifférence générale. Le désert n'est pas celui qui entoure Jérusalem, mais bien celui qui entoure le cœur de chaque humain. Dans l'ouverture de l'Évangile de Marc, il est bien question de rencontrer Dieu, mais cela n'est en rien une menace, c'est une bonne nouvelle.
Il faut préparer le chemin qui mène à notre cœur. Cela veut dire changer nos mauvaises habitudes, choisir d'ouvrir un chemin de conversion en commençant par des choses toutes simples, et accessibles à tous, comme changer notre regard vis-à-vis des autres, et vis-à-vis de nous-mêmes, accueillir l'autre avec bienveillance, sans jugement hâtif. C'est vivre dans l'espérance que nous sommes tous appelés à partager avec Dieu son Royaume. C'est oser la confiance et la persévérance pour suivre Jésus sans nous laisser piéger par nos peurs.
Le cri dans le désert est une évocation poétique du chemin qui conduit le disciple de Jésus de l'enfance à la maturité. Le désert est ce lieu où le cri de la souffrance humaine retourne au silence. Si nous ouvrons les yeux sur notre monde, nous pourrons y découvrir des ravins à combler, des services à rendre, des personnes à réconforter, des partages à faire. Peut-être devrions nous entendre cette voix qui crie dans le désert afin d'entrer en relation avec ces gens cachés qui n'ont personne qui parle pour eux, personne qui voit la situation désespérée qui les étouffe jour après jour. 
J'ai reçu en ces jours un document qui me semble important et donc je suis heureux de partager son contenu avec vous. Nous préparons Noel. Et aussi au pays les chrétiens préparent Noel. Le kivutiens de Belgique nous ont envoyé une déclaration, concernant les tristes événements que les peuples du Kivu sont en train de vivre en ces jours, et dans lequel ils parlent ouvertement de « preuve des massacres commis à l'Est du Congo par les troupes rwandaises à majorité composée de Tutsi ». Je cite : 
« Depuis 1996, les troupes Rwandaises procèdent à des massacres de grande envergure à l'Est de la RD Congo. Intervenant au Congo, à travers la prétendue rébellion de Kabila père, les troupes rwandaises avaient, à l'époque, procédées sans états d'âme au bombardement des camps des réfugiés hutu, et les avaient traqué à l'intérieur du Congo. Les réfugiés furent repoussés et massacrés dans les forêts profondes de la province orientale, loin du Rwanda (massacres imputés à l'époque à Laurent-Désiré Kabila qui avait couvert l'invasion du Congo, prétextant être une rébellion pour le départ de Mobutu) ; Après les massacres des réfugiés rwandais vint ceux des populations du Kivu opposées à l'occupation de leurs terres par des militaires rwandais ( Massacres de Kasika, Kilambo, Lukweti, Kanyabayonga, Kibachiro, Mwenga, femmes enterrées vivantes, etc.). 
Etant donné l'absence de sanctions fermes, le Rwanda, poursuit aujourd'hui, son œuvre macabre non encore achevée. Aussi, après de multiples essais infructueux, en passant par toute une multitude de mouvement politico-militaire prétendument rebelles congolais, tel que le RCD à l'époque, le Rwanda a fini par produire Laurent Nkundabatware et son prétendu mouvement rebelle congolais le CNDP, qui sème la terreur et la désolation au Kivu. 
Depuis 2002, des rapports dénoncent et accusent Laurent Nkundabatware. Des preuves suffisantes et irréfutables existent depuis sur les barbaries commises par cet homme, et sa milice : 
• Les cent personnes froidement exécutées, le 14 mai 2002 au pont de la Tshopo à Kisangani ; 
• L'attaque de la ville de Bukavu en juin 2004 et les barbaries qui s'en sont suivies ; 
• L'enrôlement des enfants-soldats ; 
• Les viols des milliers de femmes et de filles réduites à l'esclavage sexuel ; 
Actuellement, deux ans après les élections en RD Congo, la guerre que mènent Laurent Nkundabatware et les siens, a jeté plus de 2.000.000 de paisibles citoyens congolais sur les routes, errant dans les brousses, affamés, démunis, victimes potentiels des viols, meurtres, enlèvements, maladies et épidémies diverses,c »
Et par après le document présente le plan d'occupation et d'annexion du Kivu par le Rwanda, bien documenté, et fait toute une série de pertinent et bien formulées dénonciations à prendre bien en examen. C'est la voix qui crie, encore une fois, dans le désert de ce monde, intéressé surtout par la crise financière. A quand donc notre conversion ? A quand prendre au sérieux la Parole de Dieu ? A quand nous laisser faire guetter par Dieu lui-même dans toute notre histoire de chaque jour et continuer à écrire celle d'aujourd'hui avec lui ? A quand faire du désert une oasis de paix ?
3.AGIR
Le chemin qui mène à notre cœur et à Dieu n'est pas un rail, comme le serait un destin tout tracé ou une mission. C'est un cheminement qui fait de nous une personne qui va vers l'autre. Le silence du désert est comme un appel à tendre l'oreille, à écouter cette voix lointaine et secrète où Dieu se laisse attendre. Nous sommes à traverser notre désert et à laisser basculer notre âme. Encore une fois nous devons nous rappeler à nous-mêmes qu'il nous nous convertir, qu'il nous faut placer bien Dieu dans nos vies, dans nos projets de société, dans ce combat pour la paix. Il y a des valeurs qu'on ne peut pas troquer ou acheter au marché n'importe quel moment. 
La voix qui crie dans le désert est plus nécessaire que jamais.

4.PRIER
Seigneur, Tu es la paix de mon cœur. Sans toi mes pensées et mes actions m'emportent dans les vents de la violence et de la rancune, et je me retrouve dans la solitude et la peur d'un désert. Je crie au secours, mais personne m'entends et vient à mon secours. C'est toi qui me relève et qui me met debout et ensemble nous aplanissons les sentiers qui amènent au Père. Merci, Seigneur, merci. 

© kakaluigi 2008
 
«Un regard sur le futur est un regard sur la vie»


1er dimanche de l'Avent, 30 novembre 2008


  1.ECOUTER 
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13, 33-37
Jésus disait :
«Prenez garde, soyez vigilants, car vous ne savez quand viendra le moment. Il en sera comme d'un homme qui part en voyage, laisse sa maison, délègue son autorité à ses serviteurs, délimite à chacun sa tâche et ordonne au portier de veiller. Veillez donc : vous ne savez quand reviendra le maître de la maison, si ce sera le soir, ou au milieu de la nuit, au chant du coq, ou le matin; craignez qu'il ne survienne à l'improviste et ne vous trouve endormis. Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez!»


 2.REFLECHIR 
•Dans l'Eglise Catholique on commence une nouvelle année avec ce premier dimanche d'Avent. Un bout de chemin vient de terminer et un autre se dresse devant chacun de nous. Un chemin pas différent de celui de hier, des années passées, mais surement avec ses nouveautés que seulement l'avenir nous réserve. 
•L'Avent c'est cela : regarder l'avenir, attendre l'avenir, reconstruire l'avenir. Certainement meilleur, pour chacun et pour tous.
Jésus renouvelle sa recommandation des semaines précédentes: soyons prêts. Mais, pourquoi cette insistance ? Sans doute parce qu'il sait bien que nous sommes tous, plus ou moins, des "dormeurs", ou que nous nous laissons endormir. Nous nous laissons endormir par mille choses. 
Il y a quelque chose de fascinant dans l'approche de la fête de Noël. L'espoir se fait plus croissant. Les éclairages attirent notre attention, les sapins aussi. La crèchec Ce besoin de décorer la vie, c'est pour nous donner la chance de voir et de vivre autrement. L'Avent qui commence est précisément un temps durant lequel nous nous exerçons à l'attente du Seigneur, à sentir les réalités invisibles, à ne pas tomber dans l'endormissement. 
L'Avent, c'est un temps où nous prenons davantage conscience de notre espérance du royaume à venir. Dieu est venu il y a plus de 2000 ans, mais Dieu vient encore se rendre présent aujourd'hui. Il faut chercher Dieu dans notre vie. Accueillir la vie, c'est accueillir Dieu. Partout où la vie bouge, Dieu est à l'œuvre et il agit. Nous devons prendre le temps de regarder notre vie avec un regard neuf afin d'y découvrir la présence de Dieu à travers les personnes que nous rencontrons, à travers un sourire gratuit, un simple geste de partagec à travers aussi les tristes événements que nous vivons en ces jours, avec cette guerre qui ne veut pas finir, mais qui continue à faire ses victimes.
Je partage avec vous un message qui vient de m'être envoyé par un congolais qui a vécu les derniers événements de Kiwanja : « J'ai vu l'enfer avec mes yeux et j'ai eu peur d'y entrer. Je me suis senti perdu pour toujours en écoutant les cris de douleurs de mes voisins, en regardant les maisons brulées, et surtout en contemplant les nombreux cadavres de mes amis et des membres de ma famillec C'était l'enfer ! Pourquoi Dieu a permis des choses pareilles ? Mais Dieu, où est-il ?... » 
À travers des situations de la vie quotidienne, Dieu se manifeste. Être attentif à Dieu, c'est faire place à l'écoute de sa Parole et à la prière. Respecter tout être humain, crée à l'image de Dieu. Mais aussi marquer le quotidien par des gestes de solidarité, de miséricorde et de pardon. C'est aussi essayer de mieux le connaître pour l'aimer encore plus. 
Dieu est apparemment de nos vies, comme un homme parti en voyage. Mais il nous a laissé des responsabilités, il nous fait confiance. Nous devons prendre garde de ne pas passer à côté de l'essentiel de notre mission. Pour nous, croyants, ce qui guide nos actions est toujours indiqué : nous attendons une rencontre, nous attendons la venue du Seigneur. Nous vivons d'attente. Un jour notre attente prendra fin, mais personne ne peut dire quand. Dans l'évangile, Jésus suggère un retour de nuit. C'était improbable à cette époque à cause du danger des routes. Il faut veiller en tout temps.
La nuit c'est le temps du danger, nous vivons dans cette nuit, mais nous devons veiller dans les difficultés. Nous devons garder l'espérance même quand nous sommes dans le noir. Nous devons tenir bon quand tout semble s'écrouler. L'invitation à guetter est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui l'accueille. C'est une invitation à creuser toujours davantage le sens que nous voulons accorder à notre vie. Nous avons besoin de nourrir notre sens à la vie, de naître à la vie. Le temps de l'Avent et de Noël nous en donne l'occasion. C'est une invitation à ne pas laisser passer.


 3.AGIR 
Nous sommes tous guettés par l'assoupissement de notre conscience. Nous avons le devoir d'être des veilleurs et des chercheurs de Dieu. Nous avons aussi le devoir de nous interroger si ce que nous sommes en train de faire est selon la volonté de Dieu. Notre crise est une crise d'identité. Mais aussi de légalité. 
Notre avenir de demain dépend beaucoup de notre vie d'aujourd'hui, notre manière de vivre avec les autres aujourd'hui. Ne sont pas les armes à construire un avenir meilleur. Les immenses blessures des armes ne s'oublieront jamais. Et nous trouverons des grandes difficultés à être tolérants et à pardonner. 
C'est mieux alors déposer les armes et penser autrement, faire autrement, dialoguer autrement. 
Dans quel aspect de notre vie, Dieu pourrait-il nous surprendre?


 4.PRIER 
Seigneur, au commencement de l'Avent 2008, mes pensées vont à mes frères et sœurs qui souffrent et qui comme moi, espèrent et attendent un avenir meilleur. Seigneur, devant leurs immenses souffrances je me sent en colère et impuissant, car la nuit dans la quelle nous vivons me semble terriblement plus nuit. Seigneur, j'ai confiance en toi, car un jour tu m'avais dit : je suis la lumière et je vais vaincre les ténèbres de la nuit de notre monde. Seigneur, et alors je continue à te demander : Donne-nous la paix.
Amen.
© kakaluigi 2008


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Le Royaume de Jésus Christ se construit dés maintenant
34e dimanche, 23 novembre 2008

1.Se mettre à l'écoute
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 31-46
Jésus disait :
«Lorsque le Fils de l'Homme reviendra dans sa gloire, accompagné de tous les anges, il siégera sur son trône glorieux. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors, à ceux qui sont à droite, le Roi dira : Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du royaume qui vous est destiné depuis la création du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais sans asile, et vous m'avez accueilli ; mal vêtu, et vous m'avez couvert ; malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venu à moi. Les justes répondront : Seigneur, quand avons-nous bien pu te voir affamé et te donner à manger, assoiffé et te donner à boire ? Quand avons-nous pu te voir sans asile, et t'accueillir ; mal vêtu et te couvrir ? Quand avons-nous bien pu te voir malade ou en prison, et venir à toi ? Le Roi répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de mes petits frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait. 
«Ensuite il se tournera vers ceux qui sont à sa gauche : Retirez-vous de moi, dira-t-il, maudits, allez au feu éternel destiné au diable et à ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais sans asile, et vous ne m'avez pas accueilli ; mal vêtu et vous ne m'avez pas couvert ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. A leur tour, ils diront : Seigneur quand avons-nous pu te voir affamé ou assoiffé, sans asile ou mal vêtu, malade ou en prison, sans t'assister ? Il leur répondra : Oui, je vous le déclare, toutes les fois que vous avez omis de le faire à l'un de ces petits, c'est à moi-même que vous avez omis de le faire. 
«Et ces derniers iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle.»

2.Un moment pour réfléchir
Depuis des semaines nous voyons nos frères et sœurs du Congo s'enfuir de leurs villages et, pieds nus, avec un peu de choses comme bagages, se mettre sur les rues à la recherche d'un refuge. Femmes, enfants, vieillards, malades, laissent derrière eux l'enfer pour rechercher un peu de paix et de sécurité. L'Est du Congo est encore embrasé par la guerre et que la diplomatie internationale, très ambigument essaye de contenir en ouvrant des difficiles couloirs humanitaires. « J'avais faim, j'étais nu, j'avais soif, j'étais étrangers, j'étais maladec et tout celacvoila une page d'évangile, en cette fête de Christ Roi de l'Univers, qui tombe sous nos yeux, pour nous ouvrir à la réalité de la vie de tants de nos frères et sœurs qui souffrent et qui ne demandent autre que d'être reconnus, tels qu'il sont : « toutes les fois que vous l'avez fait à l'un de mes petits frères que voici, c'est à moi-même que vous l'avez fait. »
Depuis deux semaines, Jésus nous demande d'être prêts. Aujourd'hui il nous montre comment notre vigilance trouve son application concrète : dans l'aide apportée aux hommes et aux femmes dans la détresse, à ceux qui ont faim ou soif, qui sont malades ou en prison, ou qui sont des étrangers. Ce que vous avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. Il nous montre également la rétribution pour notre fidélité ou le « je ne vous connais pas ». Ce qui est déterminant, c'est notre relation avec Jésus pendant son absence. Dieu seul aura le dernier mot, et ce mot sera une parole de justice et, en même temps, de miséricorde pour tous les humains. 
Qui est concerné par les exhortations de Jésus en faveur des petits de la société? Nous tous ; toutes les paraboles et tous les discours de Jésus sont pour nous tous. Elles sont liées à la mission de Jésus, les unes immédiatement compréhensibles, et les autres non. Tout est fonction de notre acceptation ou notre refus du message de Jésus. Le message est parfois difficile à pleinement assumer. Combien de fois disons-nous machinalement 
Il est assis à la droite de Dieu. 
Il reviendra dans la gloire. 
Nous proclamons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire... 
Attendons-nous vraiment la venue du Seigneur ? Quelle est notre espérance chrétienne ? L'espérance est au cœur de l'homme, de tout homme, dit le Pape Benoit XVI. Comment pouvons-nous concilier la vision de la fin du monde avec l'idée que nous nous faisons de son évolution? Pouvons-nous imaginer de quelque manière ce retour de Jésus? Pouvons-nous renoncer au rêve d'un progrès perpétuel vers une harmonie finale? L'idée de jugement implique au contraire qu'à la fin, tout ne sera pas uniformément pour le mieux, qu'il y aura séparation définitive du bien et du mal, victoire du bien et condamnation du mal. L'avènement de Jésus et notre réunion avec lui font partie des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment.
Jésus a continuellement parlé du ciel à ses disciples. Il a encouragé ceux qui étaient persécutés à cause de son nom. C'est au ciel que Dieu nous a réservé un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller, ni se flétrir. La venue du Seigneur fait partie intégrante du message chrétien, elle a déjà été annoncée par tous les prophètes et Jésus a parlé à plusieurs reprises de sa venue dans la gloire. L'évangile d'aujourd'hui, qui annonce le retour de Jésus et le jugement dernier, soulève de nombreuses questions. Le jugement dont il est question dans notre passage n'est pas le jugement des non-croyants, des gens qui vivent en dehors de l'alliance, mais celui des membres de l'Église visible, c'est-à-dire un mélange de blé et d'ivraie, de jeunes filles avisées et de jeunes filles insensées, de serviteurs bons et fidèles et de serviteurs méchants, paresseux et inutiles.
3. QUE FAIRE ?
Se tenir prêt, c'est surtout aimer Dieu. L'amour dans toutes ses formes. Nous sommes des bon parleurs, mais des mauvais faiseurs. Encore une fois je voudrais bien dire à nos gouvernants de « faire » tout leur possible pour mettre fin à cette guerre, et aux innombrables souffrances de nos populations du Nord et Sud Kivu. Il est temps d'en finir avec toutes les milles paroles répétées à mille reprises par la diplomatie du monde entier, il est temps de mettre en œuvres toutes les décisions. 
Cet amour nous poussera donc à : 
- être vigilant, être conscient de la proximité du retour de Jésus. Et comment trouvera-t-il cette terre, ce pays, nos gens ? Moi, personnellement j'ai peur de ce jugement, car en ce moment là personne m'aidera à me disculper ou me défendra. Seulement mes œuvres de miséricorde, d'amour, de fraternité et de tolérance seront pour mois le billet d'entrée. Autrement je serais maudit pour toujoursc
- être attentif à la parole de Dieu, à ses avertissements et à ses exhortations pressantes, et ne pas jouer à la cache ou l'interpréter à sa manière pour pouvoir mettre en paix sa propre conscience. 
- ne pas croiser les bras, et attendre sans rien faire. Le royaume de Jésus c'est un royaume où règnent justice et paix, dignité et bien être, fraternité et tolérance,
- prendre conscience de notre espérance du royaume à venir. Un royaume qui se construit dés maintenant. Ne faisons pas comme si Dieu était resté derrière nous, comme si nous ne trouvions Dieu que dans l'enfant né à Bethléem. Sachons chercher Dieu dans notre avenir, restons vigilants. Nous sommes des passants et le présent est lui-même passage. Demain est fait pour la rencontre du Seigneur dans un monde plus fraternel. 

Le salut ne se réduit pas à une piété extérieure, à un formalisme religieux dépourvu de miséricorde. Pour entrer dans le royaume de Dieu, il vaut mieux bâtir des ponts que des murs.
© kakaluigi 2008

 
«Toujours prêts pour en profiter et pas pour faire fructifier»
32e dimanche, 16 novembre 2008

1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 25, 14-30
« C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.' Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.' Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.' Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !' 

2.REFLECHIR
Les paraboles de ce dimanche nous disent des choses importantes sur Dieu. Ici, le maître voyageur qui part au loin et pour un long moment représente notre Dieu. Le voyageur qui part pour un long voyage, nous parle d'un Dieu lointain, semblant absent de nos vies. Avant de partir, le voyageur confie ses biens les plus précieux; il donne généreusement. Chaque serviteur est libre. A aucun, le voyageur n'a dit ce qu'il devait faire du bien reçu. Il est parti au loin, pleinement confiant en laissant chacun responsable. Dieu ne confie pas ses biens à des personnes ne pouvant les gérer mais à des personnes capables. Il se conduit comme un père avec ses enfants. Dieu nous a confié ce grand pays, notre cher CONGO pour que nous puissions créer son royaume de pais, justice, fraternité et tolérance. Notre pays est devenu un enfer, et cela par la convoitise et l'irresponsabilité de nos frères et sœurs qui ont le pouvoir. 
Voila donc le trésor précieux que Dieu nous a confié.
Parce qu'il nous aime. Il dépose en chacun une perle précieuse qui peut grandir. Elle grandira si nous voulons la faire grandir, si nous somme disposés, et avec l'aide de ceux qui nous entourent et surtout de l'Esprit Saint qui donne aux humains un peu de Dieu. Cet Amour pardonne, relève le désespéré, éveille à la vie, écoute avec patience, voit le prochain en attente d'une main tendue. Comme les serviteurs de l'histoire, nous pouvons accueillir le don de Dieu. Mais ce que nous avons reçu ne doit pas rester enfermé, caché en nous. Nous avons à le semer autour de nous. Ce que nous avons reçu ne nous appartienne pas, il est du maitre, et doit servir pour notre épanouissement personnel et communautaire. Ce que Dieu donne est si important et si riche, qu'il n'est pas difficile de le faire fructifier. C'est un peu comme le bon grain qui produit au centuple. 
L'absence apparente de Dieu permet à chacun d'être libre et de gérer sa vie, d'en être responsable. La liberté n'est pas toujours facile à vivre. Nous pouvons avoir peur, ne pas oser, se lancer puis renoncer, s'enfermer et ignorer l'occasion à saisir. Le mauvais serviteur s'éloigne lui-même de son maître. Il refuse le don et la confiance qui lui est faite. Il vit comme s'il n'avait rien reçu. Son existence n'est pas différente entre l'avant et l'après. Pour son entourage, le bien confié est invisible; il n'est utile à personne; il n'entre pas dans le courant de la vie; il ne peut être connu, multiplié. C'est comme si une partie du voyageur parti au loin ne servait à rien, comme si elle était morte. Le mauvais serviteur est celui qui reste dans une logique de dette qui entraîne un sentiment de devoir, et donc de contrainte et de peur. Au lieu de dire « j'ai reçu », nous disons « je dois ». Au lieu de penser « don », nous pensons « dette ». Au lieu de croire en la confiance manifestée par le maître, nous croyons à une mise à l'épreuve et à des pressions. Enfermé dans sa peur et dans sa façon de voir le maître, ce serviteur s'est interdit une nouvelle vision et s'est cloîtré dans la haine, dans le jugement et dans le refus d'entreprendre quoi que ce soit puisque c'est son maître lui-même qu'il refuse ! « Tiens, prends ce qui est à toi ! » Pas d'alliance pour répondre à l'alliance, pas de confiance pour répondre à la confiance, pas de générosité pour répondre à la générosité !
Le maître ne récupère pas les talents pour lui, il les donne à ses serviteurs! Refuser le don de Dieu, c'est ne pas croire en son amour et en la gratuité de cet amour. Il ne faut pas avoir peur. Le maître ne reproche pas au troisième ouvrier de ne pas avoir réussi, mais de ne pas avoir tenté de faire fructifier ses talents, pour lui et pour les autres. Recevoir les bontés de Dieu et les enterrer, c'est ne rien produire. C'est ne rien faire de ce qui est offert, c'est faire des dons de Dieu du néant. C'est s'enterrer soi-même et se condamner aux pleurs et aux grincements de dent.
En ces jours je me suis posé la question : mais comment le général déchu Laurent Nkunda, en tant que pasteur et serviteur de la Bible, peut-il conjuguer ses actions de sang, de mort et de viols avec la parole de Dieu qu'il proclame ? Bin Laden aussi emploie le livre sacré du Coran pour combattre et tuer. Mais aussi en regardant du coté de ceux qui gouvernent le Congo nous pourrions nous interroger : qu'ont-ils fait des dons reçus ? Ces dons servent vraiment le bien de la communauté ou s'arrentent aux intérêts personnels qui ne font que fermé les yeux sur tout ce que les populations du Nord Kivu son entrain de vivre ? Il est temps d'en finir avec cette guerre. Il faut vouloir en finir, car il est possible en finir si on veut. Nos grands ennemis se cachent dans nos propres maisons, pris seulement par l'avidité de posséder davantage les biens de ce grand pays. Toujours prêts pour en profiter et pas prêts pour faire fructifier le don reçu au bénéfice de tous. C'est la logique de beaucoup d'entre nous. Ce n'est pas la logique de Dieu.

3.AGIR
Comment savoir, si nous sommes en train de faire un travail qui va porter des fruits, ou au contraire quelque chose qui n'apportera rien?
Semons autour de nous le trésor que nous portons. Faisons fructifier au maximum nos talents, car sinon, ils ne servent à rien. Se servir de ses dons, les éparpiller dans le courant de la vie, ce n'est pas les perdre, c'est s'ouvrir à une nouvelle vie. Nos talents d'humanité sont-ils joints à une foi engagée? Sommes-nous en mouvement, au service de l'église et de la société? Quelle image de Dieu proposons-nous? Quel image de Dieu nous donnons avec notre vie au quotidien? Quand le maitre viendra nous demandera compte et quelle sera notre réponse ce jour là? Ce jour là il n'y aura pas de mensonge ou des explications à donner.

© kakaluigi 2008

 

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Toujours prêts pour intervenir

 32e dimanche, 9 novembre 2008

1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint  Matthieu 25, 1-13

« Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.

Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : 'Voici l'époux ! Sortez à sa rencontre.'  Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : 'Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.' Les prévoyantes leur répondirent : 'Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.' Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte . Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : 'Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !'  Il leur répondit : 'Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.'

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure.

 

2.REFLECHIR

Jésus nous lance un appel  à veiller. Il ne sfagit pas de se priver de sommeil, Jésus parle de la veille du cœur. Se préparer, cfest bien. Être prêts, cfest encore mieux. Jésus recommande la prévoyance. La fourmi est prévoyante, voit venir les besoins de lfavenir et sfy prépare.

Attendre qui ? Attendre quoi ?

Cfest lfespoir dfun demain meilleur qui nous fait attendre. Lfespoir de millions dfaméricains qui ont choisi Barack Obama comme lfhomme capable de répondre à leurs attentes. Le mot du changement a ètè le mot magique qui a corroboré cet espoir. Lfespoir aussi de millions de congolais qui continuent a rêver une paix qui semble sféloigner davantage. 

Pour bien comprendre la parabole de lfévangile , il est utile de savoir ce que disent les spécialistes concernant les coutumes des temps bibliques. Apparemment, après une période de fiançailles, le jour du mariage il restait parfois des détails à organiser à la dernière minute tel que les provisions pour le repas, ou même une négociation de la dot par les familles des mariés. Et puis cfétait la procession festive et nocturne où le marié et sa famille se rendaient à la maison de la mariée, pour repartir avec elle et sa famille, accompagnés de lampes et de festivités jusqufà la maison du couple ou un lieu de fête. Dans la parabole de Jésus il y a eu un délai. Lfheure est avancée. Les filles sfendorment et au moment critique, seules celles qui avaient de lfhuile en réserve pouvaient participer à la fête. Jésus aurait pu se contenter dfexhorter à la vigilance au sens de se tenir prêt à accueillir lfépoux à son retour sans en savoir ni le jour ni lfheure. Le temps de lfattente paraît insupportable et pourtant il est nécessaire. Rien nfarrive par hasard ni sous la contrainte.

Cette insistance sur la veille dans la nuit souligne une nécessaire prise de conscience : toute notre vie est à un certain point de vue marche dans la nuit : le vrai lever du jour est la venue même de Jésus. Nous endormir, cfest oublier cette vérité-là et consentir à vivre dans les ténèbres en collaborant à ses œuvres, veiller cfest au contraire nous tourner vers ce jour qui vient, cfest à dire vers la venue du Seigneur. Veillez dans lfattente du retour de Dieu  devient ainsi lforientation fondamentale de notre vie chrétienne : nous endormir, cfest lfoublier. Veiller consiste  à retrouver cette orientation fondamentale de notre vie.

Comment un événement aussi hors de notre portée que celui du retour de Jésus pourrait-il avoir vraiment prise sur lforientation profonde de notre vie ? Ne serait-il pas plus raisonnable de limiter notre attente à accueillir la grâce de Dieu sans trop nous préoccuper de cet horizon bien mystérieux si ce nfest de veiller à bien mourir ? A vue humaine certainement mais pas pour ce que Dieu a commencé en nous. Il en va ici du mystère de la veille comme que celui de lfespérance chrétienne : si nous visons autre chose que Dieu lui même nous invitant à vivre avec lui, nous nous perdons. Les filles avisées nfont pas voulu donner de  leur huile aux filles qui en manquaient, car personne ne peut sfappuyer  sur la vie spirituelle de son prochain.

Veiller nfest-ce pas faire la vérité sur notre vie et accepter cette lumière parfois douloureuse : il nous faut avoir longtemps erré dans nos voies en pensant nous en sortir tout seul pour en découvrir un jour lfimpasse. Il nous faut ouvrir les yeux sur le monde et toutes ses misères pour comprendre que le mal profond qui lfatteint est en chacun de nous et que nous avons tous à entrer humblement dans le vrai chemin de la conversion. Veillons à découvrir que le chemin nfest pas un lieu mais un visage, celui de Jésus  qui vient nous rejoindre par sa miséricorde.

Veiller nfa  rien dfune attitude purement passive, cfest au contraire une attente active dont Dieu doit être la source moyennant notre entière coopération. A nous de bien voir en particulier comment elle doit animer ces trois dimensions bien connues de notre vie chrétienne : notre vie de foi, dfespérance et de charité :Veiller dans la foi, cfest  tenir ferme face à tous nos doutes. Veiller dans lfespérance, cfest travailler  dans notre monde à la manière dont Jésus nous lfa appris. Veiller dans la charité, cfest  la vraie rencontre de lfautre et de Dieu. Lfessentiel cfest de reconnaître Jésus, de sfinformer de lui, de croire en lui, de faire une  démarche personnelle de conversion. Cela ne veut pas dire devenir parfait du jour au lendemain mais changer de direction. Avoir de lfhuile dans la lampe signifie  être prêt pour lféchéance imprévisible : le retour de Jésus. La folie cfest de faire semblant dfêtre prêt sans lfêtre en réalité.

Il faut attendre, vivre, aimer, épouser, danser, rire, pleurer, manger, croître, mais Dieu seul nous indiquera la bonne route.

Les participants au sommet international sur le conflit dans l'est de la RDC, qui s'est tenu vendredi 7 novembre à Nairobi (Kenya), ont exigé "un cessez-le-feu immédiat" des groupes armés dans le Nord-Kivu, l'ouverture d'un corridor humanitaire face à une crise qui menace l'Afrique des Grands Lacs d'une nouvelle tragédie humaine et un respect des accords pris. Etaient présents les chefs d'Etat congolais, Joseph Kabila, et rwandais, Paul Kagamé, qui à partir des images télévisées étaient sérieusement très tendus et mena ceux.

Le respect des conclusions de la réunion dépendra du bon vouloir des groupes armés du Nord-Kivu, absents du sommet de Nairobi . La rébellion du général tutsi congolais Laurent Nkunda, principale menace pour la sécurité de la région, a présenté la réunion comme "un autre sommet pour rien". "Ce sommet prend des mesures avec retard", a ainsi ironisé le porte-parole du groupe armé. "Nous avons déjà décrété un cessez-le-feu [unilatéral le 29 octobre] et déjà décidé la création de couloirs humanitaires [le 30 octobre]", a-t-il ajouté.

Mais ce que Nkunda et ses soldats a fait dans le village de Kiwanja, tout prés de Goma est déplorable. Cfest un massacre voulu, ceux qui lfon perpétré sont des assassins, qui doivent être justifiés.  Après Nairobi  les choses ne changeront pas. Ban Kimoun a exclus toute  solution militaire », « le renforcement du mandat de la Monuc » nfa pas été décidé car selon Ban Ki-moon, "la capacité de la Monuc [était] arrivée à sa limite, malgré les efforts actuels de reconfigurer ses forces qui sont engagées face à des groupes armés dans tout l'est de la RDC".

"La récente offensive du CNDP a radicalement aggravé la situation, elle conduit à de sévères conséquences humanitaires et a précipité une fois de plus l'est de la RDC dans une phase de crise", a déploré Ban Ki-moon. "Nous devons laisser le cycle de violence derrière nous." "La décennie passée, plus de cinq millions de Congolais ont perdu la vie à cause de la guerre, de la faim, de maladies et des déplacements de population. Cela a été une des pires tragédies humaines de notre époque", a-t-il rappelé solennellement. Conclusion, très amère, même la diplomatie et la politique sont incapable de trouver des solutions aux violences et aux conflits en cours. Mai alors a quel saint nous nous confier ?

3.@AGIR

Lfinvitation de Jésus à veiller est à prendre au sérieux, répondons-y ensemble et en toute vérité. La foi cfest lfattente.  Chaque jour, ainsi nous sommes appelés à demeurer en attente, à transformer notre cœur. Où en sommes-nous ?  Pas intervenir avec les armes. Mais nous, avec nos consciences, nos bouches, nos réflexions, nous pouvons « changer » Il faut « changer » la nuit en journée de plein soleil. Nos lampes peuvent faire ce miracles. Les lampes de la responsabilité, de la dénonciation, de la non violence, de la prière, des gestes de solidarité, etc.

Si un  événement inattendu devait me mettre à lfépreuve, y aurait-il de lfhuile dans la lampe ?

© kakaluigi 2008

 
Nous sommes en guerre, chez nous au Kivu

Fête de la Toussaint et fête des morts 

(01-02 novembre 2008)

1.ECOUTER
Evangile de Saint Matthieu, 5, 1-12

5,1 A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent de lui. 2 Et, prenant la parole, il les enseignait :

3 Heureux les pauvres de cœur : le Royaume des cieux est à eux.
4 Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
5 Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
6 Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.

7 Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
8 Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
9 Heureux ceux qui font œuvre de paix: ils seront appelés fils de Dieu.
10 Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux.

11 Heureux êtes-vous lorsque l'on vous insulte, que l'on vous persécute et que l'on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi.
12 Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.''

2.REFLECHIR

Une fete très ancienne

De tout temps, les chrétiens ont prié pour leurs défunts, non dans la tristesse mais dans la joie. Pour fêter la victoire du Christ dans la vie de beaucoup dfhommes et de femmes. Cfest pour cela que dès les premiers siècles, cette fête se situe aux alentours de Pâques ou de la Pentecôte.
En Orient, la Toussaint reste célébrée le dimanche qui suit la Pentecôte. À Rome, cette fête existait certainement dès le Ve siècle. Elle est déplacée une première fois à la date du 13 mai en lfan 610, par le pape Boniface IV.
Ce jour-là, il fait transporter dans lfancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines. Le Panthéon devient lféglise "Sainte-Marie et des martyrs". Un siècle plus tard, cette fête est transférée définitivement au 1er novembre par le pape Grégoire III, qui dédicaça en ce jour une chapelle de Saint-Pierre de Rome en lfhonneur de tous les saints.

En 835, le pape Grégoire IV ordonna que cette fete soit celebrée dans le monde entier.

Cfest seulement au XXe siècle que Pie X lfinsère sur la liste des huit fêtes, avec obligation dfentendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts.
Fêter la Toussaint, cfest fêter tous les saints, connus et inconnus, qui partagent la joie de Dieu. Nous leur demandons de nous aider dans notre vie quotidienne.

Qufest-ce qufun saint ?

En réalité, toute prière sfadresse à Dieu. Ainsi, on ne prie donc pas les saints, mais on leur demande dfintercéder pour nous auprès de Dieu, de prier Dieu et le Christ pour nous.
La Litanie des saints est lfune des plus belles et des plus simples prières. Par cette longue invocation, lfEglise de la terre appelle à son aide lfEglise du ciel. Dfabord nous nous adressons à Marie, mère de lfhumanité pour qufelle intercède pour nous, puis sont invoqués les apôtres, les martyrs, les missionnaires, les docteurs de lfEglise, les saints de nos diocèses. Chaque invocation est ponctuée de la demande : "priez pour nous". Les Litanies sont chantées tout spécialement pendant la veillée pascale, lors des baptêmes, des ordinations des diacres, des prêtres et des évêques ou à lfouverture de la messe de la Toussaint.
De qui parle Jésus ? Les quatre premières béatitudes sfadressent à des personnes qui vivent manifestement un manque : être pauvre (ou humble, voire humilié), être doux (sans violence ?), être affligé, avoir faim et soifc de justice ! Le manque fondamental, en fait, est celui de la justice et il donne sens à tous les autres. 

Les quatre béatitudes suivantes restent dans la thématique de la justice, mais cette fois au niveau dfun ''engagement'' : faire miséricorde, être pur de cœur, faire la paix, être persécuté à cause du combat pour la justice. Sous différentes facettes, on peut dire que les béatitudes déclarent heureux ceux et celles pour qui la justice (du Royaume, cf. Mt 5,20) est un enjeu majeur. Si les prophètes dénonçaient ceux qui pratiquaient lfinjustice, Jésus déclare heureux ceux qui placent au centre de leur vie le souci de la justice. 

Dans cette perspective, il faut noter enfin que Jésus parle très concrètement : de lfesprit (ou du souffle), du cœur, dfavoir faim et soif, du regard (et des pleurs). Le paradoxe par lequel Jésus déclare heureux ceux et celles qui ne se pensaient pas tels, mais qui sont concernés par la justice, touche au plus intime de notre être. Car ce paradoxe a quelque chose à voir avec la relation à Dieu : voir Dieu (v. 8), être appelé fils de Dieu (v. 9). En faisant confiance aux déclarations des béatitudes, à la suite de Jésus qui nous ouvre ce chemin, ce qui nous est promis nfest rien de moins que la joie et lfallégresse dfune relation filiale avec Dieu.
3.Que faire ?
A toutes les personnes qui aiment la paix et l'Afrique, nous proposons: 
Une chaîne de jeûne et de prière, chacun selon ses propres convictions religieuses, pour la paix au Congo, en acceptant dans notre corps un peu de leur faim et en partageant avec eux un peu de notre nourriture. A ceux qui désirent adhérer à cette initiative, nous leur demandons de nous communiquer le jour (ou les jours) qu'ils ont choisi(s) pour le jeûne (total ou partiel) à l'adresse ci dessous indiqué, pour échanges et informations. 

Aux catholique je propose pour la prière de prendre en main la Litanie des saints et prier lentement tous seuls ou avec des autres personnes : nous impétrons lfaide de tous les saints pour que Dieu nous donne la paix et qufelle revienne le plus tôt possible en RDC.
Vous le savez, la République Démocratique du Congo est encore en guerre. Les images, en provenance de Goma son entré, de part tout dans le monde là où nous sommes, dans nos maisons et bouleversent nos consciences et nous nous demandons : comment, encore ? Oui encore du sang, encore des morts, encore des pillages, mais surtout encore des gens en exile. LfExode biblique se revit en ces jour avec des longues et interminables files des gens de tout âge qui fuient les violences de la guerre des soldats de Nkunda et des FARDC. 
Et bien ce dimanche, commémorant nos morts, nous célébrons surtout les plus de 5 millions de nos frères et sœurs congolais et congolaises morts au cours de ces années suite aux différentes guerres de libération. Birago Diop disait gCeux qui sont morts ne sont jamais partis. Ils sont dans l'ombre qui s'éclaire. Et dans l'ombre qui s'épaissit. Les morts ne sont pas morts »

4.PRIER (avec la litanie des saints)
SEIGNEUR, PRENDS PITIE. 
Ô CHRIST, PRENDS PITIE. 
SEIGNEUR, PRENDS PITIE. 

SAINTE MARIE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE MERE DE DIEU, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE VIERGE DES VIERGES, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTS MICHEL, GABRIEL ET RAPHAËL, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS ANGES DE DIEU, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT ABRAHAM, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT ISAAC ET SAINT JACOB, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JOSEPH, PRIEZ POUR NOUS.
SAINT MOÏSE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT DAVID, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JOB, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT ISAÏE ET SAINT JEREMIE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT ELIE ET SAINT ELISE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN-BAPTISTE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JOSEPH, EPOUX DE MARIE, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS PATRIARCHES ET SAINTS PROPHETES, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT PIERRE ET SAINT PAUL, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT ANDRE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN ET SAINT JACQUES, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT THOMAS, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT MATTHIEU, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS APOTRES, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT LUC ET SAINT MARC, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT BARNABE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE MARIE-MADELEINE, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS DISCIPLES DU SEIGNEUR, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT ETIENNE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT IGNACE DfANTIOCHE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT POLYCARPE DE SMYRNE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JUSTIN, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT POTHIN ET SAINTE BLANDINE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT IRENEE DE LYON, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE PERPETUE ET SAINTE FELICITE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT LAURENT, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT CYPRIEN DE CARTHAGE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE AGNES, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT THOMAS BECKET, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT THOMAS MORE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE MARIA GORETTI, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT MAXIMILIEN KOLBE, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS MARTYRS, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT LEON LE GRAND, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT GREGOIRE LE GRAND, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT AMBROISE DE MILAN, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEROME, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT AUGUSTIN, PRIEZ POUR NOUS.
SAINT ATHANASE DfALEXANDRIE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT BASILE LE GRAND, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT GREGOIRE DE NAZIANZE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN CHRYSOSTOME, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT HILAIRE DE POITIERS, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT MARTIN DE TOURS, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT FRANÇOIS DE SALES, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT PIE X, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS EVEQUES ET SAINTS DOCTEURS, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINT ANTOINE DfEGYPTE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT BENOIT, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT BERNARD, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT FRANÇOIS DfASSISE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT ANTOINE DE PADOUE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT DOMINIQUE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT THOMAS DfAQUIN, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE CATHERINE DE SIENNE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT IGNACE DE LOYOLA, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT FRANÇOIS XAVIER, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE THERESE DfAVILA, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN DE LA CROIX, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE ROSE DE LIMA, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT VINCENT DE PAUL, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN-MARIE VIANNEY, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE BERNADETTE SOUBIROUS, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT JEAN BOSCO, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE THERESE DE LfENFANT JESUS, PRIEZ POUR NOUS. 
VOUS TOUS, SAINTS PRETRES, RELIGIEUX OU RELIGIEUSES, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINTE ANNE, MERE DE MARIE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE MONIQUE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT LOUIS DE FRANCE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINT NICOLAS DE FLÜE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE ELISABETH DE HONGRIE, PRIEZ POUR NOUS. 
SAINTE JEANNE DfARC, PRIEZ POUR NOUS. 

SAINTS MARTYRS DE LfUGANDA, PRIEZ POUR NOUS
BIENHEUREX ANUARITE ET BAKANJA, PRIEZ POUR NOUS
NOS PASTEURS MUNZIHIRWA ET KATALIKO, PRIZ POUR NOUS
VOUS TOUS, SAINT ET SAINTES DE LfAFRIQUE, PRIEZ POUR NOUS

VOUS TOUS, SAINTS ET SAINTES DE DIEU, PRIEZ POUR NOUS. 

AGNEAU DE DIEU, QUI ENLEVES LES PECHES DU MONDE, PARDONNE-NOUS SEIGNEUR. 
AGNEAU DE DIEU, QUI ENLEVES LES PECHES DU MONDE, EXAUCE-NOUS, SEIGNEUR. 
AGNEAU DE DIEU QUI ENLEVES LES PECHES DU MONDE, AIE PITIE DE NOUS, SEIGNEUR. 

PERE TRES SAINT, TU LE SAIS, SANS TON AIDE, NOUS SOMMES TOUS DE PAUVRES PECHEURS. CEPENDANT, PLEINS DE CONFIANCE DANS LES MERITES DE TON FILS ET DE SES SAINTS, NOUS TE PRIONS AUJOURDfHUI DE NOUS RENDRE DIGNES DE RETROUVER LA PAIX PERDUE, CELLE QUE TU NOUS AS PREPARE DEPUIS LA FONDATION DU MONDE. CETTE PAIX AIDERA NOTRE PAYS LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO A NOUS RENDRE HEUREUX ET NOUS ACCOMPAGNERA DANS LA CONSTRUCTION DE TON ROYAUME DE JUSTICE, DfAMOUR ET DE FRATERNITEf. AMEN.

© KAKALUIGI 2008

 
« Quand on a que l'amour pour resoudre toute violence »

30e dimanche, 26 octobre 2008

1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22, 34-40

Les pharisiens, apprenant qu'il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu'il y a dans l'Écriture - dans la Loi et les Prophètes - dépend de ces deux commandements. »

2. REFLECHIR

Pour les chefs religieux, la grande priorité cfest le respect des préceptes. Ils ne voyaient que ce qui est permis ou défendu et ils nfavaient que mépris pour ceux et celles qui ne respectaient pas la Loi. La discussion sur le grand commandement opposait particulièrement les Pharisiens, qui défendaient l'égale importance des préceptes, et ceux qui souhaitaient les hiérarchiser pour présenter le cœur de la religion juive aux personnes de l'extérieur. Le docteur de la Loi vient auprès de Jésus avec une question qui revenait souvent dans les discussions rabbiniques. Des commandements, quel est le plus grand, le premier de tous ?

Nous terminons cette semaine ce mois dédié aux missions. La mission et les missions ont ce même dénominateur commun : lfamour de Dieu et lfamour du prochain. De ceci vous reconnaitront que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns les autres. Les missionnaires du présent et du passé sont arrivés au Congo pour nous dire comment aimer Dieu et notre prochain. Et cela à travers autant dfœuvres qufils ont pu accomplir. Les Missionnaires Xavériens fêtent 50 ans de présence au Congo : un bout dfhistoire rempli dfespoirs et de délusions, de joies et de souffrances, de morts et de vie.

Ce mois prend fin avec aussi un autre anniversaire : le 12e anniversaire du brutal assassinat, dont ni lfétat congolais, ni lfEglise Catholique de Bukavu, nfont rien fait pour trouver les mandataires de ce fait atroce : lfassassinat de Monseigneur Christophe Munzihirwa. Le silence qui continue à entourer ce cas ne fait ne que nous convaincre dfune complicité tacite de tous. 

L'afflux sans précédent de réfugiés rwandais (1.500.000) dans la région du Kivu à partir du mois de mai de lfannée 1996, leurs conditions de vie inhumaines, les violences, la démission de la communauté internationale, poussèrent Mgr Munzihirwa à se faire le défenseur des multitudes de sans voix. Malgré sa santé fragile, il se révéla un formidable lutteur, infatigable dans la dénonciation des violences multiples qui secouaient la région des Grands Lacs. Il a risqué en mettant sa vie en danger tout en sachant que avec tous ce qufil disait, écrivait et faisait dérangeait beaucoup pas seulement la RDC, ou le Rwanda, ou la Région des Grands Lacs, mais aussi les Responsables des grandes puissances, qui de lfextérieur tiraient bien les ficelles des événements. 

Quel est le plus grand des commandements ? Pour paraphraser la réponse de Jésus, il dit que tout lfAncien Testament se résume en quelques mots. Il donne un simple résumé des commandements de Dieu. Toute la loi et tous les prophètes sont condensés en ces deux tâches: aime Dieu de tout ton cœur et aime ton prochain comme toi-même. Avec cela, on résume tout lfesprit de la parole de Dieu et Jésus dans son ministère nfa fait qufaimer, reconnaître à lfautre une existence, quel qufil soit, bien portant ou malade, riche ou pauvre.

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Lfamour pour Dieu ne peut pas se dissocier de lfamour pour le prochain, ce nfest qufune suite logique. Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute intelligence. Le respect de Dieu nfest pas aveugle, il se fait en toute intelligence, lfamour du prochain est prioritaire mais aimer Dieu est le premier et le plus grand commandement. Lfamour pour Dieu est une réalité, et lfamour pour le prochain est une autre réalité. Même si lfamour pour Dieu se concrétise dans le service du prochain, il nfest pas possible de les considérer comme identiques. Rien ne peut remplacer une relation dfintimité avec Dieu.

Sans une intimité avec Dieu, il y a tiédeur spirituelle et attirance pour le pouvoir, manque de passion pour Jésus et centrage sur ses propres intérêts, légalisme, pénurie dfamour et de compassion pour les pauvres de la terrec La bonne volonté, évidente chez tous ceux qui veulent aimer leur prochain, ne suffit pas. Il faut que le cœur sfenflamme au contact du Dieu. Et seulement qui aime Dieu sait comprendre les souffrances des humains et comprendre les larmes des yeux qui pleurent. 

Dieu ne se satisfait pas dfavoir des serviteurs qui travaillent dur pour lui, il veut trouver des fils et des filles qui sont passionnément attachés à lui dans une relation dfamour réciproque. Dieu nous aime d'un amour bien concret, et c'est d'une façon bien concrète que nous sommes appelés à aimer à notre tour. Il est urgent de faire des gestes de paix et dfaccueillir ceux des autres. Aimer à la manière de Jésus, cfest partager, cfest accueillir, cfest se donner. Cela peut passer par des gestes très simples, un sourire amical, une écoute humble, lfacceptation du point de vue de lfautre et témoigner. Témoigner, ce nfest pas suivre tel ou tel programme organisé par notre Église. Cfest une attitude découlant de notre conversion et de notre engagement envers Jésus. Nous témoignons par amour pour Lui. Jésus est venu sur cette terre, porteur dfun message de miséricorde et de pardon. Il a posé les fondements dfune religion unissant Juifs et païens, blancs et noirs, libres et esclaves en une fraternité commune, au sein de laquelle tous sont égaux au regard de Dieu. Dieu éprouve un amour sans limites envers tout être humain.

En ce sens lfexemple de Mgr Christophe Munzihirwa est éloquent. Il a étè le bon pasteur, mais la sentinelle de son troupeau, jusqufau dernier moment de sa vie. Cfétait le 29 octobre 1996. 12 ans sont passé de cette horrible et triste soirée. 

Il a été assassiné par des soldats rwandais qui avaient occupés Bukavu et qui en voulaient avec se vaillant défenseur des droits de Dieu et de lfhomme et qui nfavait pas eu peur de dénoncer les mires hégémoniques du gouvernement de Kigali sur le Kivu. Les morts ne son pas morts, il viventc Le souvenir de Munzihirwa marque toujours lfhistoire du Kivu, et je dirais surtout en ces jours, où la préoccupation dfune nouvelle guerre gagne nos consciences. Et je pense qufencore une fois on doit dire que justice soit faite sur le cas Munzihirwa. Et à notre Eglise Catholique de Bukavu qufelle concrétise les desiderata du Synode et du Centenaire pour le commencement dfun procès canonique de béatification de ce grand « homme de Dieu » et « homme parmi les hommes » qui est Christophe Munzihirwa. 

De grâce, sfil vous plait, messieurs de la guerre, Nkunda, Kagame, Kabila, Museveni, etcc nous vous implorons dfen finir avec cette guerre. Trop de sangs a été versé. Elle ne bénéficiera personne, elle marquera seulement vos consciences génocidaires avec la perte en vies humaines de millions de personnes et en dégâts matériels de tout sort, incalculables. 

Les deux commandements cités par Jésus se trouvent dans le texte fondateur de vos vies humaines ? Mais Messieurs avez-vous entendue une fois dans vos vies cette parole ? « Aime Dieu de tout ton cœur, aime ton prochain comme toi-même ». Messieurs, vous êtes en train de tuer Dieu qui est dans chaque homme et femme que vous massacré, pillé, violé, appauvrie. 

3. AGIR

Le grand commandement de Dieu se résume par un mot unique : AIMER ! 

Voila ce qufon avait écrit de ce jour là, il 12 ans :

« Dans l'après-midi du 29 octobre 1996, Mgr Munzihirwa avait organisé une rencontre à l'évêché. "La démission lamentable de la plupart des responsables administratifs et militaires avait fait de Monseigneur presque la seule autorité à s'occuper vraiment du sort de la population désorientée. Un groupe d'une vingtaine de personnes appartenant à la société civile s'était constitué autour de lui en Comité de Défense pour la sauvegarde des intérêts de la population abandonnée, livrée au chaos des pillages et de la chasse à l'hommecCe jour-là, après avoir fait traverser les religieuses tutsi du monastère Clarté-Dieu de Murhesa vers la frontière de Cyangugu un peu avant 18h00, Monseigneur sort, accompagné d'un gendarme des FAZ. Il part dans l'intention d'aller passer la nuit au collège Alfajiri. Sa Rocky blanche, conduite par le chauffeur du collège est immobilisée à la place dite Nyawera par des tirs en rafale. Monseigneur sort immédiatement de la voiture, suivi du chauffeur. Il se dirige vers les militaires qui ont pris position du côté droit de la chaussée. Ceux-ci le placent contre le poteau sur lequel est suspendu le panneau de la Société d'Électricité des Grands Lacs (SINELAC). A quelque quinze mètres de lui le chauffeur est immobilisé contre un arbre. Le militaire qui servait de garde de corps est abattu.
Le lendemain plusieurs personnes, passant dans leur fuite par cet endroit, ont pu voir le corps affaissé contre la grille de la SINELAC, un chapelet blanc dans la main, sans blessure apparente sur le devant. Une seule blessure à l'arrière de la tête. Le véhicule, criblé de balles, se trouvait à plus de cent mètres au-delà". Un témoin a confirmé: "Le militaire (qui n'était pas des FAZ) a amené Mgr Munzihirwa à côté de la route et lui a imposé de se mettre à genoux. Après contact radio, il lui a tiré une balle dans la nuque. La Providence a voulu qu'il soit exécuté devant la SINELAC, le consortium qui distribue l'énergie électrique au Rwanda, Burundi et Congo, comme un agneau immolé pour que son sang fasse cesser toute violence, tout massacre et assassinat". 
"Je mourrai tué par les soldats", avait-il dit plusieurs fois. »

© kakaluigi 2008

 
La séparation des pouvoirs 

29e dimanche, 19 octobre 2008
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1.ECOUTER

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22, 15-21

Alors les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : «Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? — De l'empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »


2.REFLECHIR

Lfimpôt a évolué à travers les civilisations et il a existé sous toutes sortes de formes dans diverses sociétés. Au cours de lfhistoire, les rois, les reines, les chefs, les anciens et les personnes au pouvoir étaient chargés dfimposer et de recouvrer les impôts des gens qufils gouvernaient. Ce qui devenait imposable, à quel moment lfimposition prenait place, et le taux imposé, variaient de société en société. Dans la Rome antique, les publicani étaient des personnes nommées qui circulaient autour des marchés avec des paniers en osier afin de recueillir des « cadeaux » que les gens étaient obligés de donner à lfempereur César. Ces paniers se nomment Fiscus Cesares, soit les trésors de César. Ces publicani nfétaient pas très amicaux dans leurs techniques de perception dfimpôts et suscitaient le mépris des paysans. Dans notre pays le Congo jfavais eu la chance de voir encore une chose pareille, et encore avec les mêmes reaction des vendeurs. 

Les pharisiens et les partisans dfHérode sfadressent à Jésus au sujet de lfimpôt dû à César. Ils flattent Jésus, mais ils ne croient pas un mot de ce qu'ils disent. Devant Pilate, les Juifs accuseront Jésus dfinciter le peuple à ne pas payer l'impôt à l'empereur. Pilate, en colère, les interrompra du ton d'un homme chargé spécialement de veiller à ces sortes d'objets. 

La réponse de Jésus déborde la simple question piège. La gravure des empereurs sur les pièces de monnaie était une manière très concrète de rappeler à ceux qui utilisaient ces pièces, pour acheter ou vendre, que leur utilisation nfétait rendue possible que par la bienveillance de lfEmpereur. Lfeffigie et lfinscription étant celles de César, il fallait objectivement lui payer son cadeau. 

Cependant, la déclaration de Jésus va au-delà de cette affirmation. Lfexpression « Rendre à Dieu ce qui lui appartient » implique que nous devons aussi nous rendre et nous soumettre à la souveraineté de Dieu. Notre vie entière est un cadeau à Dieu. Cfest Dieu le souverain ultime de tous. Nous ne sommes pas divisés entre deux appartenances ; nous ne sommes pas contraints de servir deux maîtres. Nous sommes libres dfobéir à Dieu et dfobéir aux lois humaines. Nous sommes libres de résister aux lois humaines lorsque lfétat se met contre Dieu et sa loi. Avant dfobéir aux législateurs, il faut obéir à Dieu et à sa conscience. Nous ne pouvons pas donner à César lfâme qui appartient à Dieu.

Jésus savait très bien le pouvoir de lfargent. Dieu ne méprise rien. Rendons à Dieu ce qui lui revient de droit. Par là, Jésus entend évidemment la louange, mais aussi la collaboration à la construction dfune société juste et pacifique. Ceci ne se limite pas à payer des impôts ; notre engagement doit également sfétendre à la promotion des valeurs communes comme la famille, la défense de la vie, la solidarité avec les plus pauvres, la paix. Tout cela avec discernement. 

Le principe de la séparation, ou du moins de la distinction de l'Église et de l'État se trouve dans l'Évangile. Le pouvoir spirituel relève de l'Église : son organisation interne, l'enseignement de sa doctrine, et les sacrements. Nous débattons de la pertinence du nouveau cours éthique et de formation religieuse dans les écoles québécoises. Dans le Québec d'aujourd'hui, l'État n'a pas, en principe du moins, à prendre position sur les questions de doctrine religieuse ni à préférer une religion à une autre. Il offre à tous les enfants une école sans religion. Les parents qui le souhaitent doivent compléter l'enseignement de l'école par celui du catéchisme. LfÉtat ne subventionne pas les cultes ; il ne rétribue pas le clergé, il ne nomme pas les prêtres ni les évêques. La religion est devenue une affaire purement privée et chacun est libre de pratiquer la religion de son choix sous la seule réserve de ne pas troubler l'ordre public. Ce système présente l'avantage de faire coexister pacifiquement, sans privilège particulier, sur le même territoire des gens qui n'ont aucune religion et des gens qui ont des religions différentes. Peut-être l'Église y trouvera-t-elle un avantage à ne pas dépendre du pouvoir politique. Mais il faut aussi que nous réagissions devant ce changement important.

3.AGIR

Nous sommes à la fois membres de la société humaine et de la communauté chrétienne. Nous ne pouvons pas choisir lfune et refuser lfautre. Combien de gens se fâchent quand lfÉglise prend des positions claires sur les sujets du monde : chômage, dictature, oppression...euthanasie, avortement,c «LfÉglise ne doit pas se mêler de politique », clament-ils. Mais le politique fait partie de la vie de lfhomme. Et lfEglise se penche sur lfhomme tout entier, corps et âme.

Un jour Jean Paul II disait aux jeunes : « soyez conscience critique de notre monde, avec votre agir selon lfévangilec »


À César ce qui est du monde et à Dieu ce qui est de la vie intérieure ? Mais, cette frontière nfest pas conforme à la pensée de Jésus. Quand pouvoir politique et pouvoir religieux se confondent, ce nfest pas lfÉvangile non plus. 

Le règne de Dieu ne recouvre pas le règne de César. Le chrétien reconnaît le droit de César et du pouvoir politique, il lui rend ce qufil lui doit, cfest-à-dire loyauté, collaboration, service, confiance, mais aussi esprit critique et opposition quand César se prend pour Dieu. Le chrétien rend à Dieu ce qui est à Dieu, cfest-à-dire sa vie entière, sa personne ; il nfy a aucun domaine dont nous pouvons dire : cela ne regarde pas Dieu, il ne faut pas mêler Dieu à cela. 

Rendons à Dieu ce qui lui revient et mesurons bien la différence qui existe entre le matériel et le spirituel. Dans ce débat, il faut se remettre en question chaque jour. LfEglise a son mot à dire, même en ces jours. Munzihirwa, Kataliko et tants dfautres sont morts parce avec leur « évangile » ils avaient dénoncé la vérité sur les véritables maux en personnes et en événements de la Région des Grands Lacs.

Aujourdfhui cfest la Journée Mondiale des Missions. Dans notre Congo il y a encore des missionnaires venus de loin. Des congolais et des congolaises ont répondu à lfappel de Dieu : « Allez dans le monde entier » et sont missionnaires en Asie, en Amérique du Sud, etc. Le missionnaire est celui qui va « ad gentes » pour témoigner de lfamour, la miséricorde et le pardon de Dieu par la parole et surtout par lfaction. Le monde a besoin encore des missionnaires, hommes et femmes ; même notre Congo a besoin encore de missionnaires. Mais les missionnaire ont besoin de votre soutien, fait de soutien matériel et de prière. Ils nous disent aujourdfhui : « aidez-nous à continuer à faire du bien ». Dans toutes les Eglises du monde aujourdfhui on récolte nos offrandes pour les missions, et il ne nous reste qufêtre généreux et disponibles à donner, même notre vie, si Dieu nous appelle.



4.PRIER

Seigneur Jésus tu nous a dit pas mal de fois dfêtre lumière et sel de ce monde pour que le monde « aie la vie en abondance » (Jn 10,10). Aide-nous à lfêtre davantage.




Message du Pape Benoît XVI pour la Journée Mondiale des Missions 2008


Chers frères et sœurs, 
A lfoccasion de la Journée Mondiale des Missions, je voudrais vous inviter à réfléchir sur lfurgence qui demeure dfannoncer encore lfEvangile à notre époque. Le mandat missionnaire continue dfêtre une priorité absolue pour tous les baptisés, appelés à être « serviteurs et apôtres du Christ Jésus » en ce début de millénaire.
Mon vénéré prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, affirmait déjà, dans lfExhortation apostolique Evangelii nuntiandi que : « évangéliser est la grâce et la vocation propre de lfEglise, son identité la plus profonde » (n‹ 14). Comme modèle de cet engagement apostolique, je voudrais indiquer en particulier saint Paul, lfApôtre des gentils, puisque nous célébrons cette année un jubilé spécial qui lui est consacré. Cfest lfAnnée Paulinienne qui nous offre lfopportunité de nous familiariser avec cet insigne Apôtre, qui eut pour vocation de proclamer lfEvangile aux Gentils, selon ce que le Seigneur lui avait annoncé : « Va, cfest au loin, vers les païens, que moi, je veux tfenvoyer » (Ac 22, 21). Comment ne pas saisir lfoccasion offerte par ce jubilé spécial aux Eglises locales, aux communautés chrétiennes et aux fidèles individuellement, pour propager jusqufaux frontières les plus reculées du monde lfannonce de lfEvangile, puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit (Rm 1, 16) ?
1. Lfhumanité a besoin de libération
Lfhumanité a besoin dfêtre libérée et rachetée. La création elle-même – dit saint Paul – souffre et nourrit lfespoir dfentrer dans la liberté des enfants de Dieu (cf. Rm 8, 19-22). Ces paroles sont également vraies dans le monde dfaujourdfhui. La création souffre. Lfhumanité souffre et attend la vraie liberté, elle attend un monde différent, meilleur ; elle attend la « rédemption ». Et, au fond, elle sait que ce monde nouveau attendu suppose un homme nouveau, suppose des « enfants de Dieu ». Voyons de plus près la situation du monde dfaujourdfhui. Si, dfune part, le panorama international présente des perspectives de développement économique et social prometteur, de lfautre, il offre à notre attention de fortes préoccupations en ce qui concerne lfavenir même de lfhomme. La violence, dans de nombreux cas, caractérise les relations entre les individus et les peuples ; la pauvreté opprime des millions dfhabitants ; les discriminations et, parfois même, les persécutions pour motifs raciaux, culturels et religieux poussent beaucoup de gens à fuir leurs pays pour chercher ailleurs refuge et protection ; le progrès technologique, lorsqufil nfest pas finalisé à la dignité et au bien de lfhomme, ni ordonné à un développement solidaire, perd sa potentialité de facteur dfespérance et risque même plutôt dfaiguiser les équilibres et les injustices déjà existantes. En outre, une constante menace existe au sujet du rapport homme-environnement à cause de lfusage aveugle des ressources, entraînant des rép