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INTERVIEW  EXCLUSIVE L'honorable Ambassadeur Francois-Xavier Beltchika Kalubye a a répondu le dimanche 14 octobre 2007 aux questions directes de Congonet Radio sur l' état d'avancement des travaux de la commisson preparatoire du 1er Congres de l'UDPS 

  


Hon. BELTCHIKA (devant le bouquet en cravate rayee) entoure des membres du Bureau Defeinitif de la CPPC 

Jean N'saka Wa N'saka

«L'UDPS : le congrès fait peur », titrait Le Phare dans son article paru en bas de la page 3 de son édition du mercredi 26 septembre.

Conçu dans un style-maison propre à ce quotidien, celui de dire des choses vraies ou graves avec élégance, en se gardant d'égratigner personne nommément, alors que les auteurs de ces choses sont clairement identifiés par le leadership rédactionnel, il y a lieu de se demander si le contenu de cet article a été bien compris à l'UDPS. La réponse doit être négative, car ce n'est pas la première fois que les sympathisants et les observateurs acquis au changement attirent l'attention du sommet et des cadres sur les velléités de déstabilisation et de destruction de l'UDPS qui se développent en son sein depuis longtemps.

Boiteux au niveau de ses cadres depuis le temps des pères fondateurs, l'UDPS a la chance exceptionnelle de disposer d'une base solide, intacte, vigilante, constante et inébranlable qui ne jure que par son président national qui en est le rempart symbolique. C'est cela qui la distingue des autres partis qu'elle fait pâlir d'envie et qui, en revanche, font flèche de tout bois pour lui causer des misères et provoquer sa ruine. On peut dire que les sympathisants et les observateurs connaissent l'évolution historique de l'UDPS et son importance mieux que la plupart de ses cadres et collaborateurs du président national.

On est fondé à soutenir cela en voyant ou en entendant les remous qui se dessinent autour des travaux préalables au congrès. Pour les sympathisants et les observateurs, ces remous n'ont rien d'extraordinaire et ne datent pas d'aujourd'hui. Ils s'inscrivent dans l'histoire immanente à l'UDPS et évoquent les hauts et les bas qui ne cessent de secouer ce parti depuis son enfance du temps des fondateurs qui, l'un après l'autre, avaient fini par trahir et déserter le parti. Si les cadres et les collaborateurs d'aujourd'hui étaient bien imprégnés de cette évolution historique et du sort subi par tous les renégats sans jamais provoquer le naufrage de l'UDPS, ils auraient pu assimiler la leçon et s'abstenir du recours aux mêmes procédés déloyaux qui s'accompagnent fatalement plus tard du retour de manivelle.

Les remous qui sourdent des préparatifs du congrès rappellent justement l'éternel phénomène des taupes au sein de l'UDPS. Le phénomène est tel que des cadres et des collaborateurs, ainsi que certains combattants naïfs, acceptent volontiers de se laisser manipuler par des adversaires et des ennemis de leur parti.

«Malheureusement, comme cela arrive bien souvent dans ce genre de situations où des organisations politiques ayant opté pour la lutte sont infiltrées, noyautées et même manipulées par les régimes au pouvoir, on observe une certaine agitation autour des travaux de la commission préparatoire du congrès de l'UDPS », soulignait Le Phare dans son article précité. Des bandes d'individus qui vont faire du désordre à la permanence ou à l'avenue de Pétunias, et qui agressent d'autres cadres, sont-elles réellement des combattants du parti agissant dans l'intérêt de l'UDPS ? Même s'il y a des combattants parmi elles, ces bandes ne seraient-elles pas instrumentalisées par des cadres du parti à la solde des adversaires et ennemis tant nationaux qu'étrangers ? On voit des cadres, des collaborateurs, des bandes d'individus déguisés en combattants, tous s'érigeant en fauteurs de troubles, s'entraccusant et se vouant mutuellement la haine viscérale. Ils sont la partie émergée de l'iceberg. Les tireurs de ficelles invisibles sont ailleurs, tapis dans les sphères officielles, dans les chancelleries, dans certaines capitales occidentales. Même les ex-belligérants majeurs bien identifiés ne sont pas étrangers au complot permanent contre l'UDPS. Ce sont ces forces coalisées qui constituent des officines de conception des plans de naufrage de l'UDPS, des taupes leur servant de marchepieds.

Laisser-faire du leadership

Il en était ainsi pour l'exclusion du parti de la transition et du processus électoral. Aucun ex-belligérant majeur ne peut nier qu'il ait appuyé cette exclusion ouvertement ou secrètement. Ils étaient tous persuadés que c'est le parti qui leur portait collectivement ombrage. Quand on cherche à identifier les animateurs des institutions des régimes qui se succèdent depuis celui de Mobutu jusqu'à cette IIIème République, on s'aperçoit que beaucoup sont des renégats de l'UDPS, qui étaient ses ténors soit ici au pays, soit à l'étranger, notamment en Europe et aux Etats-Unis ou au Canada.

Les uns étaient des taupes qui, à la longue, ont jeté le masque ; les autres minés, par le chômage indéfini dans les structures du parti pendant des années sans que le bout du tunnel soit visible, se vendaient aux régimes successifs. Dans un parti comme l'UDPS, qui n'est pas révolutionnaire au propre et au figuré, bien que progressiste et populaire, reniements et trahisons sont contagieux et impunis. Ils sont parfois favorisés par le laisser-faire du leadership qui pratique la démocratie à l'européenne ou à l'américaine, dans un pays où mêmes les règles élémentaires du jeu démocratique sont considérées comme de l'algèbre.

 

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