Tshitshi-mania
Par Ben-Clet
Taciturne, son silence inspire aussi bien ses fidèles que
ses adversaires. Sédentaire, son ombre voyage tant en
Afrique qu'outremer. Mystique, son nom cause bien d'insomnies
aux nains, jaloux de son gabarit politique. Louis le Belge,
Barroso l'Européen, Bush le Yankee, Mandela l'Africain,
et sûrement Dieu et Satan connaissent Etienne Tshisekedi.
Non seulement il est un fonds de commerce, il sert également
de tremplin pour de nombreux chétifs à la
recherche de la lumière du soleil.
Jamais politicien congolais n'a autant fait l'unanimité
que Tshitshi wa Mupompa, à la fois pour et contre lui.
Mis à part Patrice Emery Lumumba dont la notoriété
est inversement proportionnelle aux qualités que lui prête
une propagande contemporaine de la Guerre froide. Mis également
à part le maréchal Mobutu qui, pour réussir
ses coups tordus, actionnait sa banque flottante, facilitant
ainsi la coopération des Occidentaux et le débauchage
des adversaires alimentaires.
Le Tshitshi national, qu'on l'aime ou qu'on le haïsse, ne
laisse aucun acteur indifférent, fût-il congolais,
africain, européen, américain ou asiatique. Quels
que soient leur âge, sexe ou profession. Noir, blanc ou
jaune, tous l'estiment, sans réellement l'aimer. Après
tout, ce qu'il recherche tant c'est l'immortalité
à travers la défense d'une autre façon de gérer
les affaires de l'Etat.
Sa capacité à s'insinuer dans l'esprit de ses
adversaires tient à sa force de caractère. A la
constance de ses convictions. A la manifestation de son
altruisme, là où ses pseudo concurrents montrent
des signes de vil chantage destiné à leur procurer
illicitement une rançon, sous forme de biens matériels
et financiers. Peut-on chercher ailleurs l'origine de la
tshitshi-mania que dans la quête de l'excellence et du
patriotisme éclairé après des années
d'abrutissement collectif, fruit des amours incestueux entre les
puissances néo-coloniales et leurs fondés de
pouvoir indigènes ?
Que des lilliputiens squattent des chaînes de radio et de
télévision, ou noircissent les colonnes de
quelques minables tabloïds de Kinshasa, pour désacraliser
l'homme qui incarne un certain esprit d'orthodoxie, cela est
symptomatique de sa renommée. En lieu et place d'un
lynchage médiatique, tous ses pourfendeurs lui rendent d'énormes
services gratuits. Ils se livrent en effet, sans le savoir,
à une campagne formidable de propagande en sa faveur. Ils
devraient, en retour, exiger paiement de la contrepartie. Pour
services non commandés.
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ATTENTION
Il y a quelques congolais opportunistes qui,
sur le dos de la diaspora patriotique congolaise, cherchent
actuellement a aller a la mangeoire a Kinshasa. Ils font beaucoup
de bruits pretendument comme "patriotes" ou "resistants"
en Europe et en Amerique du Nord. Ils en appellent a l'unite de la
diaspora a placer, bien sur, sous leur direction et controle. On
ne peut accepter d'avoir a la tete de la diaspora des
menteurs et des
"mendiants "
"mendiants "
en quete de positionnement aupres des gouvernants,
pouvoirs publics, a
Bruxelles, Berlin et Kinshasa.
Nul ne peut accepter que la diaspora patriotique
congolaise soit victime d'une nouvelle magouille
(UPDC) initiee a
partir du
Canada, de l' Allemagne,
de la Grece, des Pays-Bas, de la Belgique ou du Royaume-Uni. Ces
pays ne sont pas cites au hasard. Les termes utilises ici sont tres durs parce que la
fourberie est enorme. Colossale ! Il faut eviter a tout prix
que des aventuriers congolais et leurs "leaders politiques"
demunis en exil ne se preciptent encore une fois chez les
Occidentaux ou des rwandais pour parler en notre nom, pour
reccueillir des "dividendes" et ainsi ruiner davantage NOTRE
pays avec des engagements douteux.
Aucun patriote serieux n'acceptera l'inacceptable. Les inities savent de quoi nous parlons dans ce cas
precis. Nous
en reparlerons publiquement sur les ondes le moment venu pour
eclairer la lanterne des patriotes congolais. Plus de details dans
les semaines a venir.
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